U Ribombu

parti politique

U Ribombu est un journal nationaliste corse lancé en 1974 par le syndicat étudiant nationaliste corse CSC de Nice. Il traite de l'actualité en Corse et dans le monde et appartient à la mouvance indépendantiste.

Historique

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Créé en 1974[1] à Nice par les étudiants corses du syndicat CSC (Cunsulta di i Studienti Corsi), U Ribombu est par la suite devenu l'organe de presse du mouvement nationaliste qui soutient le concept de « lutte de libération nationale » autour de la lutte armée du FLNC. U Ribombj

Il a notamment été l'hebdomadaire de la CCN de 1981 à 1983, puis du MCA de 1983 à 1987 et a Cuncolta Naziunalista à partir de 1987, soit chacune des partis politiques/branches légales du FLNC encore uni à l'époque.

En décembre 1990, le rédacteur en chef du journal, Yves Stella, annonce la fin du Ribombu, suite à la division du FLNC en 2 blocs de puissance politico-militaire comparable : le FLNC-Canal Habituel (dont fait partie Yves Stella) et son parti politique, le MPA, et le FLNC-Canal Historique et sa branche légale qui conserve le nom d'a Cuncolta Naziunalista (puisque la majorité des militants de ce parti ont soutenu les dissidents du FLNC, exclue par la direction de l'époque du FLNC formant le FLNC dit "officiel' ou "habituel" avec les militants qui leu. Les dissidents du FLNC sont ceux qui forment le Canal Historique en prétendant revenir aux fondamentaux historiques de la lutte de libération nationale. Si Yves Stella dissout alors l'association U Ribombu à la fin de l'année 1990 pour fonder le journal du MPA, Paese, une équipe de militants d'a Cuncolta/Canal Historique (Antoine Acquaviva, Jean-Michel Rossi, Stella Castela, Jean Castela) remonte U Ribombu sous le nom "U Ribombu di a Corsica Nazione". Les deux publications sont aujourd'hui confondues comme étant le même journal.

En 2004, U Ribombu fait faillite il est ensuite relancé en 2005 sous le nom d'U Ribombu Internaziunale par une équipe de jeunes militants de Corsica Libera (parti politique indépendantiste LLN poursuivant l'héritage d'a Cuncolta) contenant notamment Batti Lucciardi.

Cette relance ne comprend, contrairement à celle de 1990, aucune rupture politique, c'est un changement de nom pour des raisons purement légales. Toujours est-il que le journal aura connu trois dénominations différentes dans son histoire : u Ribombu (1974-1990), U Ribombu di a Corsica Nazione (1990-2004), U Ribombu Internaziunale (2005 à aujourd'hui).

U Ribombu est aujourd'hui le mensuel de Nazione (héritier d'a Cuncolta). La publication est présentée depuis plusieurs années comme l'organisateur des Ghjurnate Internaziunale di Corti, un peu à la manière de l'Humanité pour la Fête de l'Huma. Une édition spéciale d'u Ribombu dédiée aux Ghjurnate est publiée chaque année pour communiquer sur l'évènement, diffuser les idées du parti Nazione ainsi que des pages de publicité pour les annonceurs qui financent l'évènement (beaucoup d'entreprises locales de Corse).

Victoire Canale dirige le journal de à [2].

Lorsqu'a Cuncolta relance U Ribombu di a Corsica nazione, le poste de rédacteur en chef est d'abord confié à Antoine Acquaviva (ancien journaliste à l'Humanité, résistant FTP, membre du Parti Communiste de sa prime jeunesse dans les années 30 jusqu'aux années 80 où il soutient le mouvement nationaliste à partir de 1981 et de la fondation de la CCN, puis intègre ce mouvement qu'il quitte par réprobation envers la guerre fratricide entre nationalistes) jusqu'en 1997[réf. nécessaire].

Jean-Michel Rossi, déjà très actif dans le journal dont il rédige parfois la moitié des articles (notamment ceux traitant de politique internationale, avec une prédilection pour les luttes armées indépendantistes, mais aussi la rubriques Livres où il conseille des ouvrages trotskistes notamment, sans oublier ses billets d'humeur orduriers envers les opposants d'a Cuncolta où il déploie calomnies, injures et menaces, ce qui lui vaudra de passer en procès, poursuivi notamment par le Manifeste des Femmes contre la Violence et par le journaliste de Libération, Guy Benhamou), lui succède cette année-là.[réf. nécessaire]

Il quitte le journal en septembre 1998 lors de sa démission d'a Cuncolta à la suite de celle de François Santoni.

Iviu Bourdiec succède alors à Rossi jusqu'à son départ en 2004 du parti CNI, successeur d'a Cuncolta[réf. nécessaire].

Le directeur de publication dans les années 1990 est Jean Nicolaï[3].

Direction et rédaction

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Directeur de publication

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  • Jean Nicolaï : 1974-1979
  • Victoire Canale : 1979-1982
  • Jean Nicolaï : 1990-2004

Rédacteur en chef

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  • Antoine Acquaviva : 1990-197
  • Jean-Michel Rossi : 1997-1998
  • Iviu Bourdiec : 1998-2004
  • Batti Lucciardi : 2005-2020

Références

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  1. « "U Ribombu" fête ses 40 ans ce samedi à Bastia », sur France 3 Corse ViaStella, (consulté le )
  2. Robert Colonna d'Istria, « 5. Femmes corses dans le monde contemporain », dans Femmes corses, Paris, Perrin, , 304 p. (ISBN 978-2262097585, lire en ligne), p. 133
  3. « Les femmes corses du «Manifeste pour la vie» exigent réparation - L'Humanité », sur https://www.humanite.fr, (consulté le )

Liens externes

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