Ueno bank
Ueno bank S. A. est une banque paraguayenne qui devient brutalement insolvable début novembre 2026, ce qui entraîne une crise politique majeure dans le pays.
| Ueno bank | |
| Création | |
|---|---|
| Forme juridique | Banque privée (en) |
| Siège social | Asuncion |
| modifier - modifier le code - voir Wikidata | |
Histoire
modifierTrouvant son origine dans une société financière créée durant les années 1970, Ueno bank connaît une expansion fulgurante à partir de la fin 2023, lorsqu'elle se voit attribuée par la banque centrale du Paraguay l'autorisation d'exercer en tant que banque en ligne[1].
Son succès est notamment assis sur des offres généreuses de cash back sur les produits d'épicerie, et des investissements en sponsoring majeurs, notamment envers l'équipe nationale de football[1].
Elle connaît une croissance très forte pendant 3 ans, et gère des fonds publics, y compris de prévoyance, de plusieurs centaines de millions de dollars.
Crise de novembre 2026
modifierLa banque cesse son activité durant la nuit du au . Près de 3 millions de clients perdent l'accès aux fonds qu'ils y ont déposés. Au même moment, la banque centrale lance une procédure de liquidation, motivé par un effondrement de sa solvabilité. Des files d'attente de clients se forment devant les agences mais elles restent fermées[2] au public.
Huit dirigeants de la banque sont arrêtés, dont le directeur général[2].
Le président paraguayen Santiago Peña réclame et obtient la démission du président de la banque centrale qui a dirigé Ueno bank avant de prendre son poste[3].
Le parlement adopte le une loi en urgence afin de permettre des avances de fonds limitées auprès des épargnants[3].
L'affaire prend ensuite une tournure politique majeure entraînant la démission du président Peña le 5 novembre, alors qu'une procédure de destitution engagée par l'opposition est en discussion au parlement, en raison de ses liens supposés avec la banque[4]. La veille, des manifestations spontanées se sont déroulées, entraînant des affrontements avec la police[5].
Le , un millier de salariés d'une entreprise argentine du même groupe à qui appartient la banque, qui assurent des prestations informatiques pour la banque, voient leur contrat de travail suspendu et leur salaire du mois précédent non versé[6]. Ces salariés travaillent, pour la plupart, à distance depuis plusieurs pays d'Amérique latine[7].
Références
modifier- 1 2 (en) Tiago Rogero, « Paraguay’s rightwing president resigns after savings of millions of people are frozen in banking crisis », sur theguardian.com, (consulté le )
- 1 2 Escarlata Sánchez, « Effondrement de Ueno Bank: Santiago Peña menacé de destitution au Paraguay », sur euronews.com, (consulté le )
- 1 2 « Paraguay : le président Santiago Peña annonce sa démission », sur lemonde.fr, (consulté le )
- ↑ « Au Paraguay, le président Santiago Peña démissionne après un scandale », sur tdg.ch, (consulté le )
- ↑ Marion Deygas, « «J’ai perdu les économies de toute ma vie» : au Paraguay, colère et inquiétude des clients d’une banque en faillite », sur lefigaro.fr, (consulté le )
- ↑ (es) « La crisis de Ueno Bank en Paraguay impacta en la Argentina: suspendieron a 1000 empleados de una empresa vinculada al banco », sur tn.com.ar, (consulté le )
- ↑ (es) Miguel Noguez, « La quiebra de Ueno Bank y la crisis del Grupo Vázquez en Paraguay también alcanza a trabajadores uruguayos », sur elobservador.com.uy, (consulté le )