Umberto Pasella

homme politique italien

 Umberto Pasella, né le à Orbetello et mort en 1957, est un militant et homme politique italien, d'abord syndicaliste révolutionnaire puis fasciste.

Umberto Pasella
Umberto Pasella en 1908.
Biographie
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Il est le frère de Guido Pasella.

Biographie

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Jeunesse

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Né au bagne de Porto Longone, fils d'un fonctionnaire de l'administration pénitentiaire et résidant par conséquent avec sa famille au sein de la maison d'arrêt, Umberto Pasella commença sa vie en exerçant différents petits métiers[1], dont celui de représentant de commerce et « d'illusionniste de théâtre » qui, contre rémunération, prétendait deviner l'emplacement d'objets de valeur perdus ou cachés. Il se faisait appeller « professeur Umberto Pasella, célèbre devin et suggestionniste »[2].

Militantisme syndicaliste révolutionnaire

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En 1897, il combattit comme volontaire garibaldien au sein du du IIe bataillon commandé par Ricciotti Garibaldi[2] lors de l'expédition de Candie, au moment du soulèvement crétois réussi contre l'Empire Ottoman[1].

Il adhéra par la suite au socialisme dans son aile syndicaliste révolutionnaire, devenant successivement, de 1902 à 1908, secrétaire de la Chambre du Travail de Bologne, Ferrare, Parme, Sampierdarena et enfin de Piombino[1], où il resta jusqu'en 1912, année où, après avoir purgé une période de détention, il s'installa à Milan comme commis voyageur, puis à Florence comme représentant en vins et liqueurs[2].

Militant syndicaliste aguerri, il avait été l'un des principaux protagonistes des agitations syndicales dans la région de Ferrare entre 1907 et 1908, où il s'était montré — selon ce que rapportait le préfet — comme un organisateur « dangereux, tenace, très actif, fanatique », qui, « sous l'apparence d'une froideur ostentatoire », était « constamment en fonction de chef du peuple […] résolu à ne laisser aucun répit dans la lutte contre l'organisation sociale actuelle, en se professant antiétatique, antireligieux, antipatriote »[2]. Pasella fut condamné à plusieurs reprises pour incitation à la haine de classe, pour outrages à l'armée, pour attaques contre la morale et la religion[2]. Il était membre de l'Unione Sindacale Italiana (USI).

La guerre, le fascisme et le régime

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Convertit à l'interventionnisme en 1915, il fonda à Florence un Faisceau interventionniste, et favorisa en 1918 un comité secret prêt à s'insurger pour confier le gouvernement « aux plus éminentes notoriétés interventionnistes »[2]. Membre fondateur des Faisceaux de combat le 23 mars 1919, Pasella multiplia la création de petits groupements. L'historien Emilio Gentile explique que :

« Sa méthode visait à former des noyaux fascistes qui devaient devenir des centres de propagande parmi les sympathisants. Entre autres, il introduisit immédiatement une innovation importante pour le recrutement, en établissant qu'au fascisme pouvaient adhérer « combattants et non-combattants », puisque le Faisceau est tout autre chose que l'Association des combattants. Il suffit de quelques éléments loyaux et sincères interventionnistes pour constituer dans l'intervalle un Faisceau, ne serait-ce que de dix membres. »[2]

Assumant, à la suite d'Attilio Longoni, la Secrétairerie générale des Faisceaux de combat, après son remplacement par Michele Bianchi, Pasella resta en dehors du PNF pendant quelques années, n'y étant réadmis qu'en 1924. Il occupa ensuite des fonctions mineures durant le régime, tout en revenant à la direction du syndicat fasciste milanais[1]. Il adhéra en 1943 à la République sociale italienne (RSI) et retourna au militantisme actif dans la légion « Muti ». Il mourut en 1957 dans une maison de retraite de Milan[1].

Notes et références

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(it) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en italien intitulé « Umberto Pasella » (voir la liste des auteurs).
  1. 1 2 3 4 5 Antonio Alosco, I socialfascisti. Continuità tra socialismo e fascismo, Luni Editrice,
  2. 1 2 3 4 5 6 7 Emilio Gentile, Storia del Partito fascista, Laterza, (lire en ligne)

Bibliographie

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  • Antonio Alosco, I socialfascisti. Continuità tra socialismo e fascismo, Luni Editrice, 2021.
  • Emilio Gentile, Storia del Partito fascista, Laterza, 2021.

Liens externes

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