Union des femmes espagnoles

Association de femmes exilées à la suite de la guerre d'Espagne

Unión de Mujeres Españolas

Union des femmes espagnoles
Histoire
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L'Union des femmes espagnoles,en espagnol : Unión de Mujeres Españolas (UME), est une association exclusivement féminine formée par des femmes républicaines espagnoles en exil après la guerre civile espagnole. Elle constitue un élément fédérateur de regroupement des exilées.

Elle a pour objectif la solidarité active envers les personnes victimes de représailles dans l'Espagne franquiste[1].

L'UME a été active en France de 1946 à 1950, et au Mexique de 1939 à 1976.

Histoire

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Les premières années d'exil sont très dures, à cause de la dispersion dans des camps de concentration, de la peur de la Seconde Guerre mondiale et du rapatriement vers l'Espagne franquiste. En 1941, le Parti communiste d'Espagne (PCE) créé l'Union nationale espagnole, qui a l'ambition de rassembler tous les expatriés espagnols. C'est une section féminine de celle-ci, avec l'Unió de Dones de Catalunya (Union des Femmes de Catalogne), qui donne naissance, en 1946, à l'UME, lors d'un congrès qui s'est tenu à Toulouse. Dolores Ibárruri est élue présidente[2].

L'UME est renommée Union de femmes antifascistes espagnoles (UMAE) en 1947. Irene Falcón en est la secrétaire. L'association commence, dès 1946, à éditer une revue appelée Mujeres Antifascistas Españolas[1]. Une grande partie des membres de l'UME font partie également de l'Association de femmes antifascistes (AMA) et de l'Unió de Dones de Catalunya, autres formations républicaines[2]. Elles voulaient réunir toutes les femmes de l'exil anti-franquiste et même les anti-franquistes de l'intérieur, sous une même identité partagée. En France, elles sont près de 4.000 adhérentes[3].

Dans ce premier congrès de l'UME, une déclaration politique de soutien au gouvernement républicain de José Giral a été faite. L'association poursuivait le travail réalisé par les Comités de femmes qui avaient fonctionné pendant la Seconde Guerre mondiale en France[1].

Les initiatives qu'elles ont développées en 1945 avaient pour but de faire connaître la situation des prisonniers en Espagne. Et en juillet de cette même année a été constitué le Comité d'initiative internationale féminin pour préparer un Congrès mondial féminin auquel a participé la délégation espagnole dont ont fait partie Dolores Ibarruri (en espagnol : Dolores Ibárruri), Victoria Kent et Teresa Andrés[1]. Dans un tract de l'UME de 1946 il est dit

« Egalité complète des droits des femmes et des hommes dans tous les aspects de la vie sociale, politique, économique et juridique. L'application du principe "à travail égal, salaire égal". La protection de la mère, mariée ou non. »

Par ailleurs a été constituée la Fédération démocratique internationale de femmes, également présidée par Dolores Ibarruri (en espagnol : Dolores Ibárruri). Le congrès de la Fédération internationale de femmes s'est tenu en , avec la présence de deux déléguées de l'organisation du Mexique, Amelia Martín et Luisa Redondo[style à revoir]; y ont assisté des déléguées de plus de soixante-dix pays, dont l'Allemagne de l'Est et de l'Ouest, l'Union Soviétique, l'Inde, la Chine, l'Espagne et les États-Unis entre autres. Dolores Ibárruri fut réélue vice-présidente par acclamation[4].

Mexique

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L'UME est née à Mexico en 1945, de la fusion de deux organisations antérieures: le Groupe féminin espagnol Mariana Pineda et Femmes antifascistes espagnoles. Elle fut la seule organisation de l'exil constituée exclusivement de femmes. La première nouvelle écrite sur la réorganisation au Mexique est issue du premier Congrès national de l'Union de femmes espagnoles tenu à Toulouse en 1946. Dans une brochure éditée par ce congrès, était publié un compte-rendu de la formation de l'Union de femmes espagnoles au Mexique[1].

Le Groupe féminin espagnol Mariana Pineda apparaît cité pour la première fois dans une lettre à la CAFARE (Commission administratrice des fonds pour le Secours aux républicains espagnols) du . Dans cette lettre figurait l'intention de créer un organe destiné à aider les compatriotes détenus[1]. Les organisatrices du groupe initial Mariana Pineda étaient pour la plupart “indépendantes” et peu connues pendant la République, comme Magdalena Carrasco, Asunción D’Harcourt et Carmen Puche; à l'exception de quelques-unes: la doctoresse Rosa Poy, républicaine et membre d’Esquerra Republicana[style à revoir]; Encarnación Fuyola du PCE qui a été secrétaire et présidente de l'UME en 1948 et 1950. Emilia Elías, dirigeante d'AMA, a aussi participé à sa fondation. Dolores Bargalló et Aurelia Pijoan venaient de l'Unió de Dones de Catalunya. À partir de 1946 l'UME du Mexique a été reliée à l'UME centrale qui fonctionnait à Paris[4]. L'UME avait pour siège l'Ateneo Espagnol du Mexique, pour ne pas avoir un caractère politique. Elle a eu jusqu'à environ 500 adhérentes. Elle a continué à fonctionner jusqu'à la fin de la dictature de Franco, ce qui en fait l'une des organisations de l'exil de plus grande longévité[5].

La revue

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Le premier numéro de la revue, Mujeres Antifascistas Españolas, fut celui du publié en France[6]. Dans le numéro treize est apparue la première référence à l'UME du Mexique, qui résumait les activités solidaires réalisées par l'UME du Mexique[1]. Ce fut une publication mensuelle qui a paru sur 39 numéros, de à . La revue a ensuite changé de titre pour Mujeres Españolas et a commencé à être publiée au Mexique[4]. Son tirage a atteint jusqu'à 10.000 exemplaires, car elle avait pour objectif d'atteindre toutes les femmes de l'émigration[3]. C'est pour cela que se mêlaient dans ses pages des actions clairement politiques et des recettes de cuisine et conseils de beauté[7].

Parmi les femmes ayant participé à la revue, on peut citer Isabel Oyarzábal, Emilia Elías, Trinidad Arroyo, Matilde Cantos, Veneranda Manzano, María Enciso depuis le Mexique, en plus de Dolores Ibárruri, Victoria Kent, Elisa Úriz, María Casares, María Teresa León, Irene Falcón et Constancia de la Mora, bien qu'une grande partie des contributions n'étaient pas signées[1].

Voir aussi

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Références

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(es) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en espagnol intitulé « Unión de Mujeres Españolas » (voir la liste des auteurs).
  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 Pilar Domínguez Prats, De ciudadanas a exiladas: un estudio sobre las republicanas españolas en México, Cinca, (ISBN 978-84-96889-38-5)
  2. 1 2 Rodrigo, « The mobilization of women in exile: The case of the unión de mujeres antifascistas españolas in France (1944-1950) », Journal of Spanish Cultural Studies, vol. 6, no 1, , p. 43–58 (DOI 10.1080/1463620042000336901, lire en ligne, consulté le )
  3. 1 2 (es) Mercedes Yusta Rodrigo, « Identidades múltiples del exilio femenino : la Unión de Mujeres Españolas en Francia (1946-1950) », sur academia.edu, Academia, (consulté le )
  4. 1 2 3 Pilar Domínguez Prats, « LA ACTIVIDAD POLÍTICA DE LAS MUJERES REPUBLICANAS EN MÉXICO », ARBOR Ciencia, Pensamiento y Cultura, (lire en ligne, consulté le )
  5. (es) Enriqueta Tuñón Pablos, « La vida en México de las exiliadas españolas », Antropología. Revista interdisciplinaria del INAH, no 10, , p. 82–94 (ISSN 2683-3069, lire en ligne, consulté le )
  6. (es) « Mujeres antifascistas españolas : boletín publicado por la Unión de Mujeres Españolas (1946) » (consulté le )
  7. « La revista antifascista para mujeres que llamaba a hacer la revolución estando guapas », www.publico.es, (consulté le )