Université de Madaure

ancienne université située dans la ville de M'daourouch dans la wilaya de Souk Ahras en Algérie, et qui date de l'époque romaine entre le Ier et le IIe siècles

L'Université de Madaure (en latin Madaurus, Madauros ou Madaura[1]) est une ancienne université, l’une des premières du continent africain, dont il ne reste que des ruines, située dans la ville de M'daourouch dans la wilaya de Souk Ahras en Algérie. Elle date de l'époque romaine entre le Ier et le IIe siècles[2],[3],[4],[5].

Université de Madaure
Ruines de la ville de Madaura
Histoire
Fondation
Entre le Ier et le IIe siècles
Dissolution
Statut
Type
Régime linguistique
Chiffres-clés
Étudiants
Localisation
Pays
Ville
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Histoire

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C'est sur le site d'une ancienne ville numide du IIIe siècle av. J.-C. que la ville romaine de Madaure a été fondée en 75 sous les Flaviens. La ville est mentionnée dans des manuscrits anciens du IIIe siècle, mais est tombée en décadence à la suite de la conquête musulmane du Maghreb au VIIe siècle[6],[7].

Étudiants célèbres

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L'université était considérée à l'époque comme un grand centre de rayonnement culturel[8] et fréquentée par de grands hommes de lettres, des philosophes, des mathématiciens et des rhétoriciens du monde antique tels que le théologien et philosophe chrétien d’Afrique du Nord Saint Augustin, l'écrivain, orateur et philosophe Numide Apulée (auteur des Métamorphoses ou l'Âne d'or), l'orateur et grammairien romain Maxime de Madaure, et l'écrivain, poète, théoricien de la musique et philosophe Martianus Capella. Ce dernier est l’auteur d’un vaste poème allégorique intitulé De nuptiis Philologiae et Mercurii (Les Noces de Philologie et de Mercure), probablement composé au début du Ve siècle. Cette œuvre, organisée en neuf livres et structurée comme une initiation progressive au savoir, a fait autorité et servi de manuel de référence pendant près d’un millénaire[9],[10],[11],[12],[13],[14],[15],[16].

Références

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  1. « Madaure », sur Larousse (consulté le ).
  2. « PROTECTION DU PATRIMOINE ARCHEOLOGIQUE », sur Berberes, (consulté le )
  3. « LE MADAURE ARCHÉOLOGIQUE (MADURO) », sur Direction du Tourisme et de l’Artisanat de la Wilaya de Souk Ahras (consulté le )
  4. « Algérie : un intérêt archéologique émergent 3/3 », sur Portail Catholique suisse (consulté le ).
  5. « Évocation de Madaure, ville natale d'Apulée », sur canal-u.tv, (consulté le ).
  6. La ville numide remontait peut-être au IIIe siècle av. J.-C. selon Jacques Gascou. Voir (de)Aufstieg und Niedergang der römischen Welt (ANRW), II, 10, 2, p163.
  7. Kh. Mansouri, « Madauros », sur Encyclopédie berbère [En ligne], 30, 2010, document M09, (consulté le ).
  8. « Un colloque international dédié au génial Apulée de Madaure », sur lematindz.net, (consulté le )
  9. « UN PATRIMOINE MILLÉNAIRE LIVRÉ À LA PRÉDATION ET AU VANDALISME. Madaure, cité savante, site ignoré », sur Liberté, (consulté le ).
  10. (en) « Algeria, The world’s oldest university gives up some of its secrets », sur Universityworldnews, (consulté le ).
  11. « Souk Ahras : Madaure, l’une des premières cités savantes au Monde », sur radioalgerie.dz, (consulté le )
  12. (ar) إيمان عويمر, « مداوروش مدينة جزائرية شاهدة على الزمن والحضارات », sur Independentarabia.com, (consulté le ).
  13. (ar) عبد الكريم قادري, « حمار لوكيوس الذهبي وزيتونة القديس أوغسطين... في مدينة مادور الجزائرية », sur rassef22.net, (consulté le ).
  14. « Apulée, Maxime le grammairien et saint Augustin, ces Algériens méconnus De grands hommes qui ont servi l'humanité entière », sur djazairess.com, (consulté le ).
  15. Kader Bentounes, « Portrait : Apulée de Madaure, l’éclat antique d’un génie numide », sur Elmoudjahid, (consulté le )
  16. (ar) Imane Chaabane, « مدرسة "مادوروس" قاطبة العلماء » [« L’école de « Madauros », véritable pépinière de savants »], El-Naciryia, vol. 13, no 2, , p. 32-62 (lire en ligne, consulté le )

Bibliographie

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Voir aussi

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