Université del Salvador
L'université del Salvador (en français : « université du Sauveur » ; en espagnol : Universidad del Salvador, USAL) est une université privée de Buenos Aires, en Argentine, appartenant à l'ordre des jésuites, qui avaient fondé à Córdoba, en 1622, la première université argentine.
| Fondation |
1958 |
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| Type | |
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| Nom officiel |
Universidad del Salvador |
| Fondateur | |
| Recteur |
Juan Alejandro Tobias |
| Devise |
Scientiam do menti Cordi Virtutem |
| Membre de | |
| Site web |
| Étudiants |
Environ 28 000 |
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| Pays | |
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| Ville |
La Compagnie de Jésus fonde le , sous Juan Perón, l'Institut supérieur de philosophie, basé au collège du Salvador. Cet institut est ainsi l'ancêtre de l'université actuelle.
Histoire
modifierAprès le coup d'État de 1955, dirigé par les généraux Eduardo Lonardi et Pedro Eugenio Aramburu, le décret no 6403 autorise en 1955 la création d'universités privées, et l'Acte de fondation des facultés universitaires du Salvador est signé le . Sous la présidence d'Arturo Frondizi, celles-ci deviennent les Instituts universitaires du Salvador le , reconnus le par le décret no 16 365 en tant qu'université privée appelée l'université del Salvador.
Dès sa fondation, les jésuites nomment les responsables de l'université, par l'intermédiaire de l'Association civile universitaire de Salvador. Fin 1974, Jorge Mario Bergoglio (futur archevêque de Buenos Aires et pape), et lié depuis la fin des années 1960 à des militants péronistes membres de la Guardia de Hierro, octroie le contrôle de l'université à d'ex-membres de cette organisation, dissoute à la mort de Perón (un étudiant de cette université, Julio Bárbaro, avait été l'un des dirigeants importants de l'Unión Nacional Estudiantil (UNE), créée en 1969, au moment du Cordobazo)[1].
En , les jésuites transférèrent le contrôle de l'université à des laïcs, chargés de la continuation du projet d'éducation. Après le coup d'État de mars 1976, des membres de l'entourage de l'université del Salvador se rapprochèrent de l'amiral Massera, tout en critiquant la politique impopulaire du ministre de l'Économie José Alfredo Martínez de Hoz. Ainsi, l'université octroya en le titre de docteur honoris causa à Massera, afin de protéger, affirment aujourd'hui[Quand ?] les responsables de l'époque, les courants péronistes de l'université[1].
Facultés
modifier- Faculté de science et de technologie
- Faculté des sciences de l'administration
- Faculté des sciences de l'éducation et de la communication sociale
- Faculté des sciences économiques
- Facultés des sciences juridiques
- Faculté de philosophie et de lettres
- Faculté d'histoire, de géographie et de tourisme
- Faculté de médecine
- Faculté de psychologie et de psychopédagogie
- Institut d'agronomie
- Institut vétérinaire
- École d'art et d'architecture
- École d'études orientales
- Faculté de philosophie et de théologie de San Miguel
Anciens élèves
modifierNotes et références
modifier- 1 2 (es) Humberto Cucchetti, « De la resistencia peronista al comunitarismo católico: un linaje de conversión católica en trayectorias justicialistas », sur Nuevo Mundo Mundos Nuevos (revue de l'EHESS), Debates, .
