Université populaire de Marseille

L’Université populaire de Marseille a été fondée en 2013, suivant le modèle de l'Université populaire de Caen.

Présentation

modifier

L'Université populaire de Marseille s’inscrit dans la continuité des universités populaires qui, depuis le XIXe siècle jusqu’à leur renouveau actuel, permettent à un large public d’accéder à des connaissances universitaires dans une perspective d’éducation populaire et d’émancipation intellectuelle[1],[2],[3],[4]. Les enseignements visent à diffuser, sous une forme accessible aux non-spécialistes, des connaissances de niveau universitaire fondées sur l’expertise disciplinaire des intervenants, l’analyse critique des sources et la rigueur méthodologique.

Les cours et séminaires sont gratuits, ouverts à tous sans inscription, les enseignements et l'organisation reposent entièrement sur le bénévolat. Par souci d'indépendance, l'Université populaire de Marseille ne s'est pas constituée en association, et ne demande aucune subvention.

Les cours abordent différents domaines de la connaissance (philosophie, histoire, musicologie, littérature, biologie). Ils consistent en cycles de 3 à 10 séances données par un même intervenant de manière à couvrir un thème de manière approfondie. Un espace important est réservé à la discussion avec l'auditoire. Les contenus sont mis à la disposition d'un public élargi sous forme de notes de cours, d'enregistrements audio disponibles sur le site Web officiel, et de vidéos diffusées sur Youtube. En 2018, la collection Université populaire a été créée pour offrir sous une autre forme le même type de mise à disposition de savoirs approfondis[5].

Séminaires de lecture de textes philosophiques

modifier

Des séminaires de lecture de textes philosophiques sont également proposés à des plus petits groupes. Ils constituent une activité régulière de l’Université populaire de Marseille. Organisés en groupes restreints, ils sont consacrés à l’étude suivie d’œuvres philosophiques classiques et contemporaines.

Parmi les textes étudiés figurent notamment :

  • Cornelius Castoriadis, L’Institution imaginaire de la société (2013)
  • Platon, Le Sophiste (2014, 2019)
  • Friedrich Nietzsche, Œuvres diverses (2015)
  • Aristote, La Métaphysique (2015)
  • Parménide, Le Poème (2016)
  • Héraclite, Fragments (2017)
  • Georg Wilhelm Friedrich Hegel, Phénoménologie de l'Esprit (2017)
  • Edmund Husserl, Ideen I (2018)
  • Martin Heidegger, Être et Temps (2018–2019)
  • Platon, La République (2019)
  • Jean-Paul Sartre, L’Être et le Néant (2019–2020, puis 2021–2022)
  • Aristote, Catégories (2020–2021)
  • Theodor Adorno et Max Horkheimer, Dialectique de la raison (2021)
  • Georg Wilhelm Friedrich Hegel, Phénoménologie de l'Esprit, tome I, chapitre IV « La vérité de la certitude de soi-même » (2022)
  • Jean-Paul Sartre, Critique de la raison dialectique
  • Étienne Bonnot de Condillac, Traité des sensations
  • Guy Debord, Commentaires sur la société du spectacle
  • Edmund Husserl, Leçons pour une phénoménologie de la conscience intime du temps (2025)
  • Henri Bergson, Essai sur les données immédiates de la conscience (2025–2026)
  • Platon, Théétète (2026)

Ouvrages de la collection Université populaire

modifier
  • Annick Stevens, Nietzsche, la passion des sommets, Marseille, L'atinoir, , 210 p. (ISBN 978-2-918112-78-5)
  • Annick Stevens, Aristote, un fondateur méconnu, Marseille, L'atinoir, , 215 p. (ISBN 978-2-918112-86-0)
  • Christine Excoffier, 1000 ans de révoltes paysannes : Une histoire d'émancipation et de défense des communs, Marseille, L'atinoir, , 235 p. (ISBN 978-2-918112-97-6)
  • Annick Stevens, Conscience et liberté : Une explication de L’Être et le Néant de Sartre, Marseille, L'atinoir, , 443 p. (ISBN 978-2-491742-65-2)

Références

modifier
  1. Entretien avec Annick Stevens par l’équipe de La Révolution prolétarienne, « Les universités populaires aujourd’hui : l’exemple de Marseille », La Révolution prolétarienne, no 802, (lire en ligne, consulté le )
  2. « Universités populaires - quelle motivation ? Des valeurs, des principes pédagogiques et des motivations qui diffèrent ! », sur Thot Cursus, (consulté le )
  3. « Les universités populaires, hier et aujourd'hui (2008) », sur www.ccic-cerisy.asso.fr (consulté le )
  4. Geneviève Defraigne Tardieu, « Histoire et enjeux des Universités populaires », dans L’Université populaire Quart Monde : La construction du savoir émancipatoire, Presses universitaires de Paris Nanterre, coll. « Le social et le politique » (lire en ligne)
  5. « Collection « Université populaire » », sur L'atinoir (consulté le )

Voir aussi

modifier