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Kouami Kokou
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Biographie
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Formation

Kouami Kokou, né en 1962, est un universitaire et écologue forestier togolais. Professeur titulaire à la faculté des sciences de l'Université de Lomé, il consacre ses travaux à l'écologie forestière, à la botanique, à la biodiversité, aux forêts sacrées, aux aires protégées et à la gestion durable des ressources naturelles[1],[2].

Il dirige le Laboratoire de recherche forestière de l'Université de Lomé[3] et a exercé la fonction de directeur national de la Recherche scientifique et technique au sein du ministère togolais de l'Enseignement supérieur et de la Recherche[4]. Il a par ailleurs dirigé, à l'Université de Lomé, le programme de master « Changement climatique et sécurité humaine » du West African Science Service Centre on Climate Change and Adapted Land Use (WASCAL)[5] et a siégé au conseil d'administration du Forest Stewardship Council, où il représentait la sous-chambre environnementale des pays du Sud[6].

Biographie

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Origines et formation

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Kouami Kokou naît en 1962. Fils d'agriculteurs, il attribue son intérêt pour la nature à cette origine rurale ainsi qu'à l'influence de professeurs de botanique, dont Laurent Aké Assi[2]. Il obtient une maîtrise à l'université du Bénin — ancienne dénomination de l'Université de Lomé — en 1988, puis assure pendant deux ans la gestion de l'herbier de l'université avant de poursuivre ses études en France[2].

En 1995, il rejoint la faculté des sciences de Lomé comme assistant et partage alors son temps entre la France et le Togo. Il soutient en 1998 une thèse de doctorat en écologie forestière à l'université de Montpellier II[2]. Il est également diplômé en foresterie tropicale de l'École nationale du génie rural, des eaux et des forêts (ENGREF) de Montpellier[1].

Carrière universitaire

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Une notice biographique publiée en 2014 présente Kouami Kokou comme professeur titulaire en écologie forestière et en gestion des ressources naturelles aux universités de Lomé et de Kara. Il a également été formateur à l'Institut national de formation agricole de Tové, au Togo[1],[2].

Entre 1990 et 2004, il exerce comme professeur associé à l'École nationale du génie rural, des eaux et des forêts — devenue par la suite une composante d'AgroParisTech — sur les sites de Montpellier et de Kourou[1].

À l'Université de Lomé, ses activités de recherche sont rattachées au Laboratoire de recherche forestière, qu'il dirige[3]. Il intervient également dans l'enseignement et l'encadrement de travaux universitaires consacrés à la botanique, à l'écologie végétale et à la gestion des écosystèmes forestiers.

Responsabilités scientifiques et institutionnelles

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Kouami Kokou a exercé plusieurs responsabilités au sein d'organismes liés à la recherche et à la gestion des ressources naturelles. Une notice professionnelle de 2014 le présente comme membre de la commission scientifique et pédagogique de l'Université de Lomé, responsable de la cellule d'information pédagogique de la faculté des sciences et chef de la délégation togolaise auprès du Global Biodiversity Information Facility[1].

Il est membre du conseil d'administration du Forest Stewardship Council à la fin des années 2000, où il siège comme représentant togolais de la sous-chambre environnementale des pays du Sud[6].

À partir de 2012, il dirige à l'Université de Lomé le programme régional de master WASCAL consacré au changement climatique et à la sécurité humaine. Cette formation interdisciplinaire porte notamment sur les effets sociaux, économiques et environnementaux du changement climatique ainsi que sur la gestion des risques climatiques[5]. Il exerce encore cette fonction lors de la remise des diplômes de la deuxième promotion du programme, en 2015[7].

Il a par ailleurs occupé la fonction de directeur national de la Recherche scientifique et technique au ministère togolais de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, poste dans lequel il s'est notamment exprimé sur le sous-financement de la recherche au Togo[4].

Travaux de recherche

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Les recherches de Kouami Kokou concernent principalement les écosystèmes forestiers d'Afrique de l'Ouest, en particulier ceux du Togo et du couloir du Dahomey. Elles portent sur la dynamique des formations végétales, la fragmentation des forêts, la conservation de la biodiversité et les pratiques locales de gestion des ressources naturelles. Depuis 1995, ses travaux sont centrés sur la diversité floristique et l'écologie des fragments forestiers du Togo, avec un intérêt particulier pour la conservation et la durabilité des forêts sacrées[2].

En 1999, il participe à une étude sur les îlots forestiers du sud du Togo, leur dynamique et leurs relations avec les formations végétales périphériques[8]. Il contribue ensuite à une étude consacrée à la diversité des forêts denses sèches du Togo, publiée en 2006 dans la Revue d'Écologie[9].

Une part importante de ses travaux est consacrée aux forêts sacrées. Avec l'écologue béninois Nestor Sokpon, il étudie leur rôle culturel et écologique dans le couloir du Dahomey. Leur étude souligne l'importance de ces espaces dans la protection de la faune et de la flore, tout en relevant les menaces liées à la pression humaine et à l'affaiblissement des pratiques traditionnelles de conservation[10].

En 2008, il cosigne une étude proposant de mieux intégrer les forêts sacrées et les forêts riveraines aux critères et indicateurs de gestion durable des forêts dans les pays disposant d'un faible couvert forestier. Les auteurs présentent ces espaces comme des refuges importants pour la biodiversité végétale du Togo[11].

Ses autres domaines de recherche comprennent la restauration des paysages forestiers, la gestion des forêts communautaires, les effets des feux de végétation, l'exploitation du bois, la production de charbon de bois et les conséquences du changement climatique sur les écosystèmes forestiers[1].

Distinction

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En avril 2024, Kouami Kokou reçoit un prix lors de la Nuit de l'excellence organisée par l'Université de Lomé[12].

Publications sélectionnées

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  • Kouami Kokou, Guy Caballé, Koffi Akpagana et Komlan Batawila, « Les îlots forestiers au sud du Togo : dynamique et relations avec les végétations périphériques », Revue d'Écologie, vol. 54, no 4,‎ , p. 301-314 (DOI 10.3406/revec.1999.2300).
  • Kouami Kokou, Abalo Atato, Ronald Bellefontaine, Adzo Dzifa Kokutse et Guy Caballé, « Diversité des forêts denses sèches du Togo (Afrique de l'Ouest) », Revue d'Écologie, vol. 61, no 3,‎ , p. 225-246 (DOI 10.3406/revec.2006.1317).
  • Kouami Kokou et Nestor Sokpon, « Les forêts sacrées du couloir du Dahomey », Bois et Forêts des Tropiques, no 288,‎ , p. 15-23 (DOI 10.19182/bft2006.288.a20312).
  • (en) Kouami Kokou, Kossi Adjossou et Adzo Dzifa Kokutse, « Considering sacred and riverside forests in criteria and indicators of forest management in low wood producing countries: The case of Togo », Ecological Indicators, vol. 8, no 2,‎ , p. 158-169 (DOI 10.1016/j.ecolind.2006.11.008).

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 6 « Professeur KOKOU Kouami » [PDF], sur Group Scientific Togo, (consulté le ).
  2. 1 2 3 4 5 6 (en) « Kokou, Kouami (1962-) », sur JSTOR Global Plants, Natural History Museum (BM) (consulté le ).
  3. 1 2 « Liste des auteurs », sur OpenEdition Books, IRD Éditions (consulté le ).
  4. 1 2 Gnona Afangbedji, « Togo : l'urgence de relever le budget de la recherche », sur SciDev.Net, (consulté le ).
  5. 1 2 Rapport WASCAL 2010-2014, West African Science Service Centre on Climate Change and Adapted Land Use, (lire en ligne), p. 22.
  6. 1 2 (en) Forest Stewardship Council Annual Report 2009, Forest Stewardship Council, (lire en ligne), p. 30.
  7. ↑ (en) « WASCAL Celebrates Graduation at the Master Program Climate Change and Human Security, University of Lomé », sur WASCAL, (consulté le ).
  8. ↑ Kouami Kokou, Guy Caballé, Koffi Akpagana et Komlan Batawila, « Les îlots forestiers au sud du Togo : dynamique et relations avec les végétations périphériques », Revue d'Écologie, vol. 54, no 4,‎ , p. 301-314 (DOI 10.3406/revec.1999.2300, lire en ligne, consulté le ).
  9. ↑ Kouami Kokou, Abalo Atato, Ronald Bellefontaine, Adzo Dzifa Kokutse et Guy Caballé, « Diversité des forêts denses sèches du Togo (Afrique de l'Ouest) », Revue d'Écologie, vol. 61, no 3,‎ , p. 225-246 (DOI 10.3406/revec.2006.1317, lire en ligne, consulté le ).
  10. ↑ Kouami Kokou et Nestor Sokpon, « Les forêts sacrées du couloir du Dahomey », Bois et Forêts des Tropiques, vol. 288, no 2,‎ , p. 15-23 (DOI 10.19182/bft2006.288.a20312, lire en ligne, consulté le ).
  11. ↑ (en) Kouami Kokou, Kossi Adjossou et Adzo Dzifa Kokutse, « Considering sacred and riverside forests in criteria and indicators of forest management in low wood producing countries: The case of Togo », Ecological Indicators, vol. 8, no 2,‎ , p. 158-169 (DOI 10.1016/j.ecolind.2006.11.008, lire en ligne, consulté le ).
  12. ↑ « Photos de la Nuit de l'excellence » [PDF], sur CERViDA, (consulté le ), Photo 3.

Annexes

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Articles connexes

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Liens externes

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