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Baba of Karo
modifierBaba of Karo: A Woman of the Muslim Hausa est un ouvrage anthropologique de Mary F. Smith publié en 1954. Il s’agit de l’autobiographie orale de Baba, femme musulmane haoussa du nord Nigeria (territoire de l’ancien royaume du Kanem-Bornou) qui a raconté son histoire à Mary F. Smith qui a recueillie et organiser son témoignage[1].
On y retrouve une compilation de récits oraux traduits ou non ainsi qu’une contextualisation faite par son époux M.G. Smith qui a participer à l’ouvrage en explicitant le contexte culturel haoussa[2],[3].
Baba est née en 1877 à Karo (nord du Nigeria) dans une famille musulmane. L’islam a une place importante dans sa vie de par la fonction de maître coranique de son père. Son père était également fermier[1].
Issue d’un milieu musulman traditionnel, elle grandit dans une société fortement structurée par les hiérarchies sociales et les normes religieuses. Elle se marie jeune comme c’est la norme dans sa communauté et connaît plusieurs unions au cours de sa vie. Son récit évoque son enfance, la vie conjugale, les relations entre coépouses, les rituels, ainsi que le travail féminins dans un milieu rural et agricole[3],[4].
Elle décèdera en 1951, quelques années avant la publication de l’ouvrage (1954).
Son récit constitue un témoignage rare sur la vie des femmes dans la société haoussa musulmane au début du XXe siècle et un témoignage indispensable dans l’étude de la littérature orale subsaharienne[3],[1].
Conception de l’ouvrage
modifierL’autobiographie a été recueillie par Mary F. Smith en 1949 lors d’un travail de terrain anthropologique au Nigeria [3].
L’ouvrage, intitulé Baba of Karo: A Woman of the Muslim Hausa, a été publié en 1954 par Yale University Press. En 1969, il est traduit et publié en français sous le titre Baba de Karo. L’autobiographie d’une musulmane haoussa du Nigeria chez Plon dans la collection « Terre humaine »[1],[3].
L'ouvrage fut écrit à une période où l'intérêt pour les récits de vie et les études ethnographiques sur les sociétés africaines était en plein essor (en particulier après la décolonisation, postérieur à l’enquête de terrain et la publication de l’ouvrage (1er octobre 1960 pour le Nigeria). L'historiographie de cette époque se concentre souvent sur les expériences vécues des individus dans des sociétés colonisées, mettant en lumière des perspectives souvent négligées dans les récits historiques dominants.
Il est intéressant de noté que l’ouvrage est une collaboration de trois auteurs aux regards et implications différentes : Michael Smith est parti au Nigeria pour faire une anthropologie du monde haoussa[3].Durant ce travail de terrain, il donne à sa femme comme mission de recueillir des informations sur les généalogies transmises et retenues par les femmes, une tâche rendue possible par sa position de femme au sein d’une société genrée[1],[5].
Du fait de son genre, elle a pu avoir accès à des sphères de la vie quotidienne inaccessibles à son mari, ce qui reflète les logiques d’une division sexuée du travail de terrain dans l’anthropologie coloniale[1],[6].
Mary F. Smith adopte une approche informelle avec Baba dans laquelle leurs interactions sont parfois rapportées, ce qui permet de mieux comprendre les conditions de production du récit[3],[5].
Baba, dicte son récit en langue haoussa et semble consciente de la portée de ce travail car elle cache cette collaboration à son entourage, ce qui témoigne de la complexité des relations d’enquête dans un contexte colonial et genré[1],[5],[6].
Le récit est dicté en haoussa, traduit en anglais puis structuré sous forme de chapitre. Il y a eu un important travail de collecte[3]. Le processus de collecte, de traduction et d’édition du récit a été médiatisé par l’anthropologue Mary F. Smith, qui a structuré et publié l’ouvrage.
Bien que ce dernier soit souvent présenté comme une autobiographie, il résulte d'un processus collaboratif où la parole de Baba a été transcrite, traduite et arrangée par Mary F. Smith, une tâche qui a soulevé des questions sur la médiation éditoriale[6],[5].
Approche ethnographique
modifierLes interactions entre Mary F. Smith et Baba sont marquée par une certaine proximité, voire une intimité, qui contraste avec les standards d’objectivité en vigueur dans l’anthropologie de l’époque[7] . Mary note parfois les circonstances de la narration, leurs échanges informels et les conditions sociales et environnemental dans lesquelles Baba accepte de raconter son histoire et ce souvent de manière confidentielle.
Certaines critiques soulignent que bien que Baba soit la voix principale de l’ouvrage, sa voix est médiée par Mary F. Smith. Elle a traduit, organiser, choisit les thèmes et thématiser le récit de Baba [7]. Le rôle de l’ethnographe épouse est ici central mais ambivalent : tout en rendant possible la transmission d’un témoignage féminin rare, elle opère une sélection et une mise en forme du savoir transmis.
Analyse et résumé de l’ouvrage
modifierBaba of Karo: A Woman of the Muslim Hausa est un témoignage rare portant sur la société musulmane haoussa des 19ème et 20ème siècle. Il est cité dans de nombreux ouvrages universitaires de par les nombreux thème qu’il aborde : les femmes en contexte colonial, les mémoires et l’identité culturelle, la transmission et la tradition orale, la vie quotidienne et les activités familiale, l’organisation sociale et les relations de genre, l’éducation des filles, la polygamie, la place et le rôle des enfants, la culture et les pratiques traditionnelles haoussa, l’esclavage, la question de la religion et des spiritualités, … [3]
Le témoignage de Baba of Karo: A Woman of the Muslim Hausa offre un point de vue féminin sur ces nombreux thèmes et raconte non seulement sa propre histoire mais également celle des autres femmes, ce qui enrichit la compréhension des dynamiques sociales dans la culture haoussa.
La place des femmes : L’ouvrage présente de manière détaillée la vie des femmes au sein de la société haoussa. Elles sont dépeintes comme des figures essentielles dans les structures familiale, sociale et communautaire. Elles sont en charge de la gestion du foyer, responsables de la préparation des repas et de l'éducation des enfants. De plus, elles sont très actives socialement, participent notamment à l’organisation des festivités et contribuent à l'économie locale par la vente de produits principalement alimentaires. Bien que souvent cantonnées à des rôles traditionnels, elles possèdent une certaine autonomie et un pouvoir économique ce qui leur permet de naviguer dans un monde dominé par les hommes[3].
La femme, la fille et la mère : Baba en tant que femme raconte ce qu’est être une femme dans la société haoussa. Les femmes sont filles, mères ou épouses. Les mères enseignent à leurs filles les compétences nécessaires pour devenir de futures bonnes mères et épouses. Ce rôle de transmission des traditions culturelles est crucial pour la continuité des pratiques au sein de la communauté[1]. Ce qui est intéressant ici est que Baba n’a jamais été mère. D’une certaine manière son témoignage est son héritage. Par lui, elle transmet des traditions, uses et coutumes du monde haoussa qu’elle aurait dû transmettre à sa descendance si elle en avait eu une.
Les enfants et leurs éducations : Dans Baba of Karo : A Woman of the Muslim Hausa, il est également question de l’importance de l’éducation des enfants au sein de la communauté. Les enfants sont impliqués dans diverses activités traditionnelles. Page 51 et 54, elle raconte que les enfants participent à diverses activités traditionnelles telles que la vente de produits alimentaires tels que des gâteaux de haricots et de maïs sur les marchés. Ils aidaient également leurs mères dans les tâches ménagères et domestique comme le broyage des grains et la préparation des repas. De plus, de par les liens qu’ils tissent entre eux notamment en jouant ensemble et en participant aux festivités des mariage, ils développent alors le sentiment d'appartenance qui leur permet de s'intégrer dans la culture haoussa et de comprendre l'importance des traditions au sein de leur communauté. Les enfants ont une vie sociale active et font pleinement partie de la société. Ils sont valorisés[3].
Les rôles des grands-parents : Dans Baba of Karo: A Woman of the Muslim Hausa, Mme Smith dit ou du moins sous-entend que les enfants ne dépendent pas exclusivement de leurs parents biologiques sur le plan du soutien et de la stabilité émotionnelle. Les grands-parents sont les confidents, les garants des uses et coutumes ainsi que le gardiens de leurs petits-enfants. Ils jouent un rôle important dans leur éducation tant sur le plan psychique que sur le plan matériel et monétaire. Ils leur offrent des friandises et de l'argent ce qui renforce les liens intrafamiliaux et intergénérationnels. Sachant que dans la culture haussa, les interaction avec les adultes sont souvent marquée par la distance et le respect, les relations grands-parents/petits-enfants font exception. La distance en particulièrement importante avec les pères car cela s’inscrit dans les normes culturelles de la société haoussa (p.58)[3]. La famille ne se limite pas aux parents et aux enfants, elles s’étend aux ainés. La famille est élargie dans la société haoussa.
La polygamie et relations entre coépouses : La polygamie est une pratique courante dans la société haoussa. Les hommes comme le père de Baba peuvent avoir plusieurs épouses, ce qui est perçu comme un signe de richesse et une marque de distinction sociale (statut). Cette structure familiale permet de renforcer les alliances entre différentes familles et d'assurer une main-d'œuvre suffisante pour les travaux agricoles et domestiques. Mais bien qu’elles partagent le même mari, les coépouses doivent gérer des dynamiques de rivalité et de coopération au sein du foyer. Rabi, la coépouse de la mère de Baba avait un statut moins élevé au sein du foyer du fait qu’elle n’était pas la première épouse. (p.260). Cela illustre les hiérarchies internes au sein des familles polygame[1].
Médiation éditoriale et rôle de Mary F. Smith :
modifierPrésenté comme une autobiographie, le récit de Baba de Karo a été recueilli, traduit et organisé par l’anthropologue britannique Mary F. Smith. Ce travail de collecte et de retranscription de l’oralité soulève des questions sur la médiation éditoriale dans les recherches anthropologiques. Baba est la ressource principale et l'autrice du récit, Mary F. Smith joue quand à elle un rôle dans la retranscription, la traduction et l’organisation du texte. La traduction de principe altère le discours de base notamment car chaque langues porte une vision du monde. Des mots, des expressions, des onomatopée en langue haoussas peuvent contenir une connotation émotionnelle, sociale ou religieuse qui n'a pas d'équivalent en langue anglaise. Baba of Karo : A Woman of the Muslim Hausa s’inscrit dans des réflexions critiques sur la manière dont la voix des femmes non occidentales et/ou racisé sont représentées dans les récits ethnographiques[8],[9],[3],[10].
Le fait que Baba soit une femme, houssa, musulmane à l’époque colonial face à une femme blanche originaire de cette même puissance coloniale qui traduit, structure et publie en anglais, langue du colonisateur pas forcement maitriser par la population locale qui n’aura donc pas accès à l’ouvrage pose la question de la représentation des voix des subalternes. Bien que Mary F. Smith ait préservé autant que possible la voix et le récits de Baba, la question de l’authenticité du témoignage et la place de l'éditeur dans la construction du discours se pose [8].
Comme l’a théorisé Gayatri Chakravorty Spivak dans son essai fondateur Can the Subaltern Speak? (1988), le passage par la traduction notamment lorsqu’il est fait par une personne occidentale dans des contextes coloniaux et/ou postcoloniaux risque de neutraliser le discours subalterne, voire de le rendre inaudible. Selon Spivak, la traduction n’est pas un transfert neutre de sens. La traduction est politique car traversé par des rapports de pouvoir, de genre et de classe. Dans le cas de Baba of Karo: A Woman of the Muslim Hausa, Mary F. Smith transmet le récit de Baba mais elle sélectionne, interprète les références culturelles et adapte la narration à un lectorat anglophone et scientifique. Malgré son souhait, Mary F. Smith participe à la reformulation, voire à l’altération du discours, de la voix originale qu’est celle de Baba. Spivak souligne par ailleurs que le discours des femmes colonisées est particulièrement vulnérable à ces effets de gommage : “the subaltern cannot speak” ne signifie pas qu’elles ne parlent pas mais que leurs paroles n’est pas entendue comme telle car systématiquement traduite, transformée, ou réinterprétée par d’autres. La dimension orale, émotionnelle et implicite du témoignage de Baba potentiellement marqué par des silences, des tabous, des arrêts ou encore des expressions propres à son univers culturel ne peuvent être retranscrite dans un texte. Ces derniers sont partiellement effacée dans la version écrite anglaise. Ce processus reflète une dynamique plus large où les savoirs féminins, racisé et non occidentaux sont filtrés, légitimés ou effacés par des grilles de lecture occidentales souvent masculines que la traduction contribue à renforcer[9].
Réception et critiques
modifierÀ sa parution, l'ouvrage a suscité de nombreuses de critiques et analyses. Baba of Karo: A Woman of the Muslim Hausa a été salué pour sa richesse ethnographique, anthropologique et son originalité.
En 1955, Mary Douglas souligne la richesse ethnographique et insiste sur le fait que le témoignage a été médiatisé par Mary F. Smith. Le récit reflète autant le discours de Baba que celui de Mary F. Smith. Il se faut alors éviter une lecture trop littérale du texte. Mary Douglas souligne également la valeur documentaire de Baba of Karo: A Woman of the Muslim Hausa mais note que le récit est filtré à travers la subjectivité de l’ethnographe[7].
Dans les années 1990, Lila Abu-Lughod et Ruth Behar ont étudié Baba of Karo pour discuter des enjeux de l’écriture ethnographique principalement vis-à-vis de la représentation des femmes dans les sociétés musulmanes et les rapports de pouvoir entre enquêtrice et enquêtée. Leurs analyses féministes et postcoloniales sur l’ouvrage ont pris cet ouvrage comme exemple de la médiation masculine ou occidentale dans la production du savoir sur les femmes non occidentales. Elles écrivent que bien que le l’ouvrage donne la parole à une femme noire africaine, cette parole est filtrée par le regard et les choix éditoriaux de Mary F. Smith, ce qui pose des questions sur l’authenticité et la médiation du récit. Elles remettent également en question l’illusion d’une voix purement native (et racisée) et insistent sur les rapports de pouvoir et les conditions sociales qui encadrent la production de cette autobiographie[5],[6].
En 2012, Jean-Marie Volet dans son compte rendu décrit l’ouvrage comme un « trésor de renseignements » sur la vie des femmes haoussas au tournant du XXe siècle. Il souligne la richesse du témoignage de Baba qui décrit sa vie personnelle ainsi que les dynamiques sociales et culturelles de la société haoussa colonial et précoloniale. Au-delà de la précision ethnographique, il souligne l’aperçu sur les rôles et les luttes des femmes haoussas. Il ajoute que Baba ne s'inscrire pas dans un discours militant mais présente un témoignage authentique de la vie quotidienne car elle ne se concentre pas sur les inégalités sociales. Cela offre alors un portrait nuancé de la vie féminine dans une société où les femmes occupaient des rôles essentiels mais souvent invisibilisés[10].
Par ailleurs, l’invisibilisation et le manque de reconnaissance du travail de Mary F. Smith comme pleinement scientifique a été interprété comme le reflet d’un biais sexiste dans la discipline anthropologique de l’époque. Bien qu’elle ait mené seule les entretiens et construit le texte, c’est souvent son mari qui est cité comme l’autorité scientifique du couple, dans une tradition où les épouses d’anthropologues jouaient un rôle actif mais peu valorisé [11],[12].
Mary F. Smith et l'invisibilisation dans la production des savoirs
modifierLe rôle de Mary F. Smith dans la production de Baba of Karo: A Woman of the Muslim Hausa (1954) (la collecte, la traduction et l’édition de l’ouvrage) a fait l’objet d’analyses critiques portant sur les dynamiques de reconnaissance dans le champ académique.
Mary F. Smith diplômée en sciences sociales est l’autrice principale de Baba of Karo: A Woman of the Muslim Hausa (1954), ouvrage basé sur les entretiens et les récits de Baba, femme haoussa du Nigeria[1] . Elle a mené la collecte des données, la traduction et l’édition du texte contribuant ainsi de manière déterminante à la production de ce témoignage ethnographique unique. Cependant, la reconnaissance académique de son travail a été éclipsée par celle de son époux, l’anthropologue Michael G. Smith dont le nom est associé à la contextualisation historique et sociale de l'ouvrage du fait de sa mission lors de leur terrain au Nigéria. Du fait de son importance dans la contextualisation, il a été mis en avant et a reçu implicitement le rôle du scientifique dans l’ouvrage. Le travail de Mary F. Smith (née Morrison) est alors invisibilisé. Cette situation s'inscrit dans une longue histoire où les contributions féminines dans la production des savoirs ont souvent été minimisées, invisibilisées même lorsque ces dernières ont été essentielles à l'élaboration du travail final. Son mari a fait appel à elle, femme pour recueillir les généalogie détenu par les femmes dans cette société. Du fait de son genre, elle a contribuer à son travail de contextualisation. Ce phénomène d’invisibilisation est connu sous le nom « d’effet Matilda ». « L’effet Matilda » a été étudiée par Margaret W. Rossiter (1944-), historienne des sciences. Ce terme désigne le fait de minimiser le travail féminin et/ou d’attribuer à tort aux hommes les travaux réalisés par des femmes ce qui réduit la visibilité de leurs contributions dans les publications scientifiques et académiques [4].
On peut ajouter la notion de cryptogynie qui désigne la dissimulation des contributions féminines dans la production du savoir notamment dans les collaborations de recherche au sein de couples ou d’équipes mixtes. Cette notion a été développé par Carles Padilla et Begoña Pozo-Sánchez. Ici, bien que le livre soit publié sous son nom, les travaux de réception de l’ouvrage ont parfois davantage mis en avant les contributions de son époux, Michael G. Smith pour son travail autour de la contextualisation historique et sociale du témoignage[11].
Alors même que Baba of Karo est considéré comme une contribution pionnière à l’anthropologie du genre en Afrique de l’Ouest, la reconnaissance académique de Mary F. Smith reste encore marginale comparée à celle de son époux, dont les ouvrages comme Government in Zazzau (1960) ont été largement reconnu. Cela témoigne des mécanismes systémiques qui ont limité la reconnaissance des chercheuses notamment dans les sciences humaines et sociales.
Bibliographie
modifierAbu-Lughod, L. (1991). Writing Against Culture. In R. G. Fox (Ed.), Recapturing Anthropology: Working in the Present (pp. 137–162). Santa Fe: School of American Research Press.[6]
Behar, R. (1996). The Vulnerable Observer: Anthropology That Breaks Your Heart. Boston: Beacon Press. [5]
Callaway H. et Okely J. (éd.),Anthropologie et autobiographie, Routledge, 1992, pp. 39–40.[2]
Douglas, M. (1955). Review of Baba of Karo. Africa , Volume 25 , Issue 2 , April 1955 , pp. 195 – 197 [7]
Mohanty, Chandra Talpade. "Under Western Eyes: Feminist Scholarship and Colonial Discourses." Boundary 2, 1984[8].
Moore, H. L. (1988). Feminism and Anthropology. Minneapolis: University of Minnesota Press[12].
Mary F. Smith, Baba de Karo. L’autobiographie d’une musulmane haoussa du Nigeria, trad. française, collection Terre humaine, Plon, 1969. [1]
Okely, J. (1992). Anthropology and Autobiography: Participatory Experience and Embodied Knowledge. In J. Okely & H. Callaway (Eds.), Anthropology and Autobiography (pp. 1–28). London: Routledge[13]
Padilla, Carles, and Begoña Pozo-Sánchez. Criptoginia: una palabra nueva, un concepto para investigar, 2021[11].
Rossiter, Margaret W. “The Matthew Matilda Effect in Science.” Social Studies of Science, vol. 23, no. 2, 1993, pp. 325–341[4].
Smith, Mary F. Baba of Karo. Yale University Press, 1954 [3]
Smith, M. G. Government in Zazzau, 1800–1950. Oxford: Oxford University Press, 1960 [14]
Spivak, Gayatri Chakravorty, Les subalternes peuvent-ils parler ?, Editions Amsterdam, 2020 [9]
Volet, Jean-Marie. "Compte rendu de Baba de Karo." Juillet 2012. https://aflit.arts.uwa.edu.au/reviewfr_karo12.html[10]
Wikipédia, contributors « Effacement des femmes» https://fr.wikipedia.org/wiki/Effacement_des_femmes [15]
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 Mary Felice Smith, Baba de Karo. L’autobiographie d’une musulmane haoussa du Nigeria, Plon, coll. « Terre humaine »,
- 1 2 (en) Judith Okely et Helen Callaway, Anthropology and Autobiography, Londres, Routledge, , 268 p., p. 39-40
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 (en) Mary Felice Smith, Baba of Karo: A Woman of the Muslim Hausa, Yale University Press,
- 1 2 3 (en) Margaret W. Rossiter, chap. 2 « The Matthew Matilda Effect in Science », dans Margaret W. Rossiter, Social Studies of Science, vol. 23, SAGE Publications, , p. 325-341
- 1 2 3 4 5 6 (en) ruth behar, The Vulnerable Observer: Anthropology That Breaks Your Heart, Boston, beacon press,
- 1 2 3 4 5 Abu-Lughod, L., Writing Against Culture. In R. G. Fox (Ed.), Recapturing Anthropology: Working in the Present ., Santa Fe, School of American Research Press., , (pp. 137–162)
- 1 2 3 4 (en) Douglas Mary, « Review of Baba of Karo », revue scientifique, vol. 25, no 2, , p. 195-197
- 1 2 3 (en) Chandra Talpade Mohanty, Under Western Eyes: Feminist Scholarship and Colonial Discourses., Duke University Press,
- 1 2 3 Gayatri Chakravorty Spivak (trad. Jérôme Vidal), Les subalternes peuvent-elles parler ?, Éditions Amsterdam, , 144 p. (ISBN 9782354802097)
- 1 2 3 Jean-Marie Volet, « "Baba de Karo. L'autobiographie d'une musulmane Haoussa du Nigeria" »
[doc], - 1 2 3 Padilla-Carmona Carles et Pozo-Sánchez Begoña, « Criptoginia: una palabra nueva, un concepto para investigar », Quaderns de filologia. Estudis lingüístics, vol. 26, no 26, , p. 175-192
- 1 2 (en) henrietta L. Moore, Feminism and Anthropology., Minneapolis, University of Minnesota Press, (ISBN 9780816617500)
- ↑ Judith Okely et Helen Callaway, « Anthropology and autobiography Participatory experience and embodied knowledge », dans Judith Okely et Helen Callaway, Anthropology and Autobiography, Londres, Routledge, , 268 p. (ISBN 9780203450536), p. 1-28
- ↑ (en) Michael Garfield Smith, Government in Zazzau, Oxford University Press,
- ↑ « Effacement des femmes », dans Wikipédia, (lire en ligne)
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