Utilisateur:Corty2/Brouillon3

Étymologie - interprétation - traduction

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Le terme généralement traduit par « Vérité de sens ultime » est le sanskrit : paramartha-satya.

Le sanskrit est construit sur parama « ultime », artha « sens » et satya "vérité". satya est un dérivé nominal du participe présent du verbe as (être): sat (étant), auquel s'ajoute le suffixe -ya, qui sert à former des adjectifs possessifs ou des substantifs neutres abstraits. Il forme aussi des participes futurs passifs, avec sens passif d'obligation, de nécessité ou de possibilité.[1] Cette possibilité explique les interprétations de satya comme "ce qui devrait être". Le champs sémantique de artha est très vaste : « but, cause, sens, objet, réalité, etc. »[2]. Les traductionsoscille donc entre « sens » et « réalité ». Parama est le superlatif de para et signifie « le plus loin, le plus haut, le meilleur, excellent, suprême, extrême »[3]. Il est donc traduit par « ultime ». En chinois (et en japonais), on le traduit par 最 勝 ( saishô, en chinois zuisheng), qui signifie "plus" sai 最 "supérieur" shô 勝 ce qui est cohérent avec le sanskrit.

Comme le terme sino-japonais shô 勝 signifie aussi « vainqueur », il est parfois traduit par « vainqueur » dans le contexte sino-japonais, que retient en particulier T. Yamauchi qui traduit parfois « sens ultime » paramartha par « Sens Vainqueur »[4].

D'autre part, on remarque la présence de deux termes (Vérité et Sens) dans les traductions sinon dans les textes[n 1]. Cela est significatif car Hannah Arendt souligne par ailleurs le risque de confusion entre « Vérité » et « Sens »: « la méprise fondamentale, qui prime sur toutes les erreurs métaphysiques spécifiques, consiste à interpréter le sens sur le modèle de la vérité »[5],[n 2].

Nagarjuna, traduit par G. Bugault, associe cependant (au niveau ultime) sens et vérité avec cette formule « Vérité de sens ultime »[6] et L. Viévard explique ainsi cette association de vérité et de sens dans la définition du paramartha :

« [Le paramartha] Réalité absolue, parce qu'elle est une réalité, et qu'elle est la plus haute. Elle est en même temps vérité (paramarthasatya) : Vérité absolue. Il y a ici coïncidence parfaite entre la connaissance et son objet, ou plutôt entre l'intuition et la non-saisie d'aucun objet. L'absolu et la connaissance ne font qu'un, parce que l'absolu est cette connaissance, et le paramartha n'est pas Réalité (artha) ultime, mais sens (artha) ultime [7]. »

 Ludovic Viévard, Vacuité et compassion dans le bouddhisme Madhyamaka


Malheureusement, j'ai déjà perdu beaucoup de temps à "discuter" avec Notification Zhuangzi : on peut le voir dans la PdD de l'article.
Quand je vois ses interventions s'ouvrir sur "c'est quoi ce délire", j'arrête la lecture connaissant la vulgarité agressive dont il fait preuve depuis le début de ses interventions, et dont j'ai donné un florilège par ailleurs ("Vous êtes c* ou quoi ?" ; "vous ne comprenez rien" etc...).
Son agressivité est perpétuelle : lorsque le titre d'une section ne lui semble pas convenir au contenu, il supprime carrément tout le contenu (> 5.000 octets) plutôt que modifier le titre.
Sur le fond, Zhuangzi ne s'intègre pas dans le principe de rédaction des articles sur WP, qui sont des études bibliographiques, c'est à dire que ces articles n'ont pas pour objectif d'établir "la vérité" sur un sujet, mais l'état de la bibliographie autorisée. C'est ce que j'ai essayé de lui expliquer, sans succès : il se donne le droit d'évaluer une traduction universitaire publiée par le CNRS, et de la supprimer, alors qu'il devrait plutôt exprimer ses réserves via d'autres références biblio.
Quand il a un désaccord, Zhuangzi se contente de supprimer ce qui ne lui convient pas : jamais d'effort pour trouver une autre solution. Dans ces conditions, je lui ai indiqué ce qui est maintenant ma règle : je n'interviendrai pas sur ses ajouts rédactionnels (d'ailleurs extrêmement réduits) qui lui permettraient d'enrichir l'article avec d'autres sources, éventuellement divergentes ; par contre toute suppression est annulée.
Zhuangzi n'en est pas à ses débuts sur le plan conflictuel. Quant à moi, en plus de 10 ans de création et rédaction d'articles, je n'ai jamais rencontré de """contributeur""" aussi pénible. Je m'en tiens donc là.
Corty2 (discuter) 22 janvier 2023 à 12:50 (CET)

Je comprends votre remarque sur la manière dont Logos et lemme a été traduit. A. Berque a essayé de traduire autant que possible la manière dont Yamauchi exprime son propos. Cela en complique bien sûr la lecture. L'intérêt est essentiellement philosophique. Pour ce qui concerne spécifiquement l'usage du passé, il est en effet parfois utilisé par Yamauchi pour renvoyer à un élément de compréhension susmentionné ou bien connu de ses contemporains, mais il y a, me semble-t-il, un usage plus subtil qui consiste à renvoyer à la manière dont par exemple la conscience se représente la phénoménalité (dans une relation "passé du phénomène" / "présent de la conscience"). Ce n'est évidemment qu'un exemple. Si d'autres auteurs japonais utilisent parfois le passé dans des usages qui nous sont peu habituels en français, Yamauchi a sans doute essayé d'en faire un usage philosophique plus systématique.

Wikipédia:Le salon de médiation#Refus de discuter

  1. https://sanskrit.inria.fr/DICO/53.html#-ya
  2. https://sanskrit.inria.fr/DICO/6.html#artha
  3. https://sanskrit.inria.fr/DICO/39.html#parama
  4. , T. Yamauchi, Le mondain et le Sens Vainqueur - I, p. 219
  5. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées "HERNE369"
  6. Nagarjuna, Stance XXIV,8, p. 306
  7. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées "VIE109113"
  1. On trouve « Vérité » par exemple dans des traductions de G. Allyn, P. Carré, F. Chenet, O. Lacombe, mais on trouve chez B. Bugault, Ruegg également « Sens »
  2. Georges Allyn cite Hannah Arendt sans préciser de référence
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