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           Article de qualité Studios Disney de 1950 à 1973 - Âge d'or pour l'animation du studio

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L'histoire de Disney selon l'année
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https://www.thedisneyclassics.com/blog/thedisneyeras

https://www.disneyavenue.com/2015/08/the-7-eras-of-disney-filmmaking.html?m=1

https://www.bfi.org.uk/features/many-merry-eras-disney

https://disneyfanon.fandom.com/wiki/Disney_Revival#Later_Revival_(2018%E2%80%932022)

https://collider.com/every-disney-revival-era-movie-ranked/

https://wp1.openzim.org/#/project/Disney/articles?quality=GA-Class / https://wp1.openzim.org/#/project/Disney/articles?quality=FA-Class

https://www.chroniquedisney.fr/perso/1997-hercule.htm

https://artofdisney.canalblog.com/archives/2008/08/08/10172974.html

https://exprime-asso.fr/2023/05/il-etait-une-fois-hercule-hero-mythologique/


https://archive.org/details/walt-disney-the-art-of-animation-thomas-bob-1922-2014-1958-new-york-simon-and-sc/DISNEY%27S%20ART%20OF%20ANIMATION%20Disney%27s%20Art%20of%20Animation%20%232_%20From%20--%20by%20Bob%20Thomas%20--%20Welcome%20book%2C%202_%20edition%2C%20New%20York%2C%201997%20--%20Disney%20Editions%20--%209780786862412%20--%20297bea5616124e9baf83d00e37e860f2%20--%20Anna%E2%80%99s%20Archive/page/169/mode/1up?q=irene

https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Hercules_(Heracles)_and_Lernaean_Hydra_in_ancient_Greek_pottery

https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Nemean_Lion_in_ancient_Greek_pottery

https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Heracles_in_ancient_Greek_pottery

https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Herakles_and_the_Nemean_Lion,_with_Theseus_and_the_Minotaur,_neck_amphora_(storage_jar),_Greek,_Attic,_540-530_BC,_terracotta,_black-figure_technique_-_Arthur_M._Sackler_Museum,_Harvard_University_-_DSC01551.jpg

https://www.sfgate.com/entertainment/article/disney-muscles-in-on-greek-myth-hercules-a-2821105.php

Origines et production

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Genèse et développement

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Ron Clements et John Musker (ici en 2016) doivent réaliser une nouveau succès pour les studios Disney après Aladdin (1992), dans l'espoir de pouvoir lancer un projet de cœur jusqu'alors rejeté.

Au début de l'année 1992, trente artistes, scénaristes et animateurs présentent leurs pitchs pour de futurs longs métrages d'animation, chacun disposant d'un temps limité à deux minutes[1]. La première idée présentée est une adaptation de l'épopée de l'Odyssée, une histoire jugée par l'auditoire comme trop longue et manquant de personnages centraux[1]. L'animateur Joe Haidar veut également soumettre une histoire tirée de la mythologie grecque et pense les chances quasi nulles en voyant L'Odyssée boudée[1]. Anxieusement, il livre une esquisse d'Hercule et un bref résumé se déroulant pendant la guerre de Troie, où les deux camps veulent s'accaparer le personnage principal comme arme secrète : Hercule fait un choix sans tenir compte des conséquences, mais à la fin, il apprend l'humilité et se rend compte que la force n'est pas toujours la solution[1]. À l'issue de la session de présentation, le développement d'Hercule est approuvé sur la base du résumé d'une page et demie laissé par Haidar, tout comme L'Odyssée et une autre idée[1]. L'implication d'Haidar dans le projet ne va néanmoins pas plus loin[1]. Plusieurs projets dont L'Odyssée et Pocahontas sont évoqués par la presse en [2]. Le développement de L'Odyssée tourne court, l'épopée guerrière se révélant difficile à transposer en un dessin animé comique[3].

De à l'automne 1993, après le succès d'Aladdin (1992), les réalisateurs Ron Clements et John Musker  également derrière Basil, détective privé (1986) et La Petite Sirène (1989)  s'attellent pour la troisième fois à leur vieux projet d'adapter en aventure spatiale le roman L'Île au trésor de Robert Louis Stevenson[4]. Jeffrey Katzenberg, alors président de Walt Disney Pictures, n'est pas intéressé par cette idée et leur suggère plutôt d'adapter Une princesse de Mars d'Edgar Rice Burroughs, dont Disney détient les droits[5]. Courroucés par le rejet de leur projet de cœur, Clements et Musker refusent cette proposition[5],[6]. Katzenberg conclut un accord avec les réalisateurs : ils doivent produire un autre film commercialement viable afin de donner ensuite le feu vert à La Planète au trésor[4],[7]. Ils parcourent trente-cinq idées en préparation[8] et déclinent ainsi des adaptations de Don Quichotte, L'Odyssée, la légende de Pygmalion et Galatée ou Le Tour du monde en quatre-vingts jours[4]. Ils sont finalement séduit par le pitch de Joe Haidar sur Hercule, notamment par l'occasion donnée de livrer une satire du monde moderne[4],[8]. Ce mythe leur semble également moins intimidant, plus malléable, par rapport au chef-d'œuvre de la littérature qu'incarne l'Odyssée[8]. Musker raconte : « Nous avons pensé que ce serait l'occasion pour nous de réaliser un film de « super-héros ». Ron et moi étant fans de bandes dessinées. Le studio a apprécié que nous nous lancions dans ce projet et nous avons donc réalisé [Hercule] »[7].

Écriture du scénario

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Hercule dans The Age of Fable, or Stories of Gods and Heroes du mythologue américain Thomas Bulfinch, 1855.

Une fois Hercule entré en production, Ron Clements et John Musker commencent à se documentent abondamment sur la légende originale et rédigent de nombreuses notes. Dès leurs premières ébauches de , le film comporte déjà un personnage principal naïf pris entre deux mondes, un acolyte à la Danny DeVito, une héroïne maline et débrouillarde et un méchant puissant dans une affrontement entre l'idéalisme et le cynisme[8],[9]. Les réalisateurs veulent s'inspirer des comédies loufoques de l'l'âge d'or d'Hollywood réalisées par Preston Sturges et Frank Capra, Musker désirant bâtir « Hercules comme le jeune James Stewart dans Monsieur Smith au Sénat et Meg inspirée de Barbara Stanwyck, en particulier des personnages qu'elle a interprétés dans Un cœur pris au piège et L'Homme de la rue »[10]

Dans leur phase de préparation du scénario, Clements et Musker lisent les œuvres des écrivains férus d'Histoire Thomas Bulfinch, Edith Hamilton, Robert Graves et d'autres passeurs de la mythologie grecque, jusqu'à ce qu'ils parviennent à la conclusion de ne pas représenter l'histoire traditionnelle d'Hercule[11]. Un aspect de la légende est dérangeant : Zeus a engendré Hercule en dehors de son mariage avec Héra[12]. Clements considère que « que l'illégitimité serait un sujet difficile à traiter dans un film Disney. Alors [lui et Musker] ont réfléchi à différentes façons de le présenter comme mi-homme, mi-dieu. [Ils] ont plutôt choisi de faire de Hadès le méchant plutôt que Héra. Les Enfers semblaient être une image fascinante et sombre ; le contraste avec l'Olympe semblait offrir toutes sortes de possibilités visuelles »[12]. De plus, au cours de leurs recherches, les réalisateurs sont inspirés par la corrélation entre la popularité d'Hercule et celle des athlètes et des célébrités de l'époque contemporaine, tous deux affirmant qu'Hercule était le Michael Jordan de son époque[13],[14].

Au début de l'année 1994, après plusieurs réunions et discussions sur le scénario, Musker et Clements rédigent de premiers traitements avant de passer à leur première ébauche de scénario[8]. Le duo de réalisateurs est ensuite occupé par l'enregistrement des voix, la conception visuelle du film, l'animation et la musique[12]. Le scénario passe dès lors entre plusieurs mains, sous la supervision de Barry Johnson, directeur du département narratif[15]. Les scénaristes comiques Donald McEnery et Bob Shaw, remarqués pour la série Seinfeld, sont recrutés par la directrice créative Jane Healey[16]. Parallèlement, des brouillons sont aussi réécrits par Irene Mecchi, révélée par Le Roi lion[16],[17], peaufinant l'humour et de précision au scénario[18]. Hercule couronne la fulgurante ascension de Alice Dewey chez Disney, pour la première fois productrice après avoir été directrice de production sur Aladdin et productrice associée sur Le Roi lion[19].


Ils pensent faire de Thèbes une sorte de New York grecque, percluse de troubles et nécessitant désespérément un héros[8].

e duo de réalisateurs est ensuite occupé par l'enregistrement des voix, la conception visuelle du film et l'animation, les décors, la composition de l'image (layout),

Le duo travaille également ensemble sur les enregistrements vocaux, les arrière-plans, la mise en page, les couleurs et d'autres aspects. Ils se répartissent les séquences et travaillent séparément avec les animateurs, « même si nous échangeons beaucoup d'idées », explique Clements.


Musker and Clements collaborated on the first draft of the scree at the production phase, more writers joined the creative team. The pair also work together on voice recordings, background, layout, color, and other matters. They divide up sequences and work separately with animators, “though we kibitz back and forth,” says Clements. [12].

Attribution des rôles

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Tate Donovan et Susan Egan, voix de Hercule et Meg, réunis en 2023.

Tate Donovan obtient le rôle-titre d'Hercule. Andreas Deja, chargé de l'animation du personnage, décrit Hercule comme « ni malin, ni débrouillard, juste un enfant naïf prisonnier d'un corps adulte » et estime que Donovan dégageait, dans ses essais, « un charme malgré tout innoncent dans son interprétation », une qualité que Deja retranscrit dans les expressions d'Hercule[20]. Donovan n'avait jamais fait de doublage avant Hercule[20]. Donny Osmond avait auditionné pour le rôle mais sa voix a été jugée trop grave ; il décrocha ensuite un rôle chantant dans Mulan (1998) à la place[21]. Josh Keaton prête sa voix à Hercule adolescent, remplacé par Roger Bart dans les parties chantées[22]. Keaton avait au départ aussi enregistré ces parties mais le chant a été réengistré avec Bart[22].

Le personnage de Philoctète est calqué sur Danny DeVito mais la vedette comique refuse le rôle dans un premier temps.

En inventant le personnage de l'entraîneur Philoctète, Musker et Clements imaginent Danny DeVito dans ce rôle, mais la vedette comique refusé de passer l'audition. Edward Asner, Ernest Borgnine et Dick Latessa (en) font donc des essais. Après avoir passé l'audition, Red Buttons part en déclarant : « Je sais ce que vous allez faire. Vous allez donner ce rôle à Danny DeVito ! » Peu après, les réalisateurs et la productrice Alice Dewey approchent DeVito lors d'un déjeuner pendant le tournage de Matilda (1996), où l'acteur accepte le rôle[7].

À chaque production de Disney depuis La Belle et la Bête (1991), Susan Egan passe des auditions pour un rôle, sans succès, mais décroche celui de Belle dans l'adaptation théâtrale à Broadway créée en 1994[23]. Lorsqu'elle a entendu parler d'Hercule, Egan a activement cherché à obtenir le rôle de Megara, même si elle a révélé qu'« Alan Menken m'avait initialement empêchée de postuler pour ce rôle. Il a dit que le rôle principal féminin dans Hercule était censé être celui d'une cynique qui sait tout mieux que tout le monde, qui ne ressemble en rien à la douce et innocente Belle. » Menken a finalement cédé et a permis à Egan de passer une audition pour le rôle[24]. Egan a lu le texte devant un micro tandis qu'elle était filmée, Menken, le directeur musical de La Belle et la Bête, Michael Kosarin, et les réalisateurs étant assis à une table, les yeux fermés. Neuf mois après les résultats du test d'animation synchronisé avec l'audition d'Egan, celle-ci a obtenu le rôle[25]. Pendant la production, Meg s'est d'abord vu attribuer une ballade intitulée « I Can't Believe My Heart », mais Ken Duncan, l'animateur superviseur de Meg, a fait remarquer que cette chanson ne correspondait pas au personnage de Meg. Menken et Zippel ont ensuite composé « I Won't Say I'm in Love » à la place[24].

John Lithgow se mesure pendant neuf mois au rôle d'Hadès, en vain.

Le casting d'Hadès s'est avéré très problématique pour Musker et Clements. Lorsque DeVito a demandé aux réalisateurs qui ils envisageaient pour jouer Hadès, Musker et Clements ont répondu qu'ils n'avaient pas encore trouvé d'acteur approprié. DeVito s'est alors exclamé : « Pourquoi ne demandez-vous pas à Jack [Nicholson] ? »[26] Après que DeVito eut informé Nicholson du projet, la semaine suivante, le studio était prêt à payer Nicholson 500 000 dollars pour le rôle, mais Nicholson exigeait un salaire d'environ 10 à 15 millions de dollars, plus 50 % des recettes provenant des produits dérivés liés à Hadès[26]. Ne souhaitant pas partager les recettes des produits dérivés avec l'acteur, Disney a fait une contre-offre nettement inférieure à ce que Nicholson avait demandé. Nicholson a donc décidé de renoncer au projet[26].

Déçus par le refus de Nicholson, Clements et Musker ont finalement choisi John Lithgow pour incarner Hadès à l'automne 1994. Après neuf mois passés à essayer de faire fonctionner l'interprétation d'Hadès par Lithgow, celui-ci a été libéré de son rôle en août 1995[27]. Selon John Musker, Ron Silver, James Coburn, Kevin Spacey, Phil Hartman et Rod Steiger se sont présentés aux studios Disney pour passer une audition pour le rôle de Hadès. Musker a également invité le producteur Robert Evans à passer une audition[7]. De plus, l'animateur Nik Ranieri (en) a affirmé que Michael Ironside, Terrence Mann et Martin Landau avaient également auditionné pour le rôle, et que Musker et Clements avaient contacté Jerry Lewis pour qu'il passe une audition[28]. Lorsque les réalisateurs ont invité James Woods à auditionner pour le rôle, ils ont été surpris par son interprétation, et il a été engagé en octobre 1995[27]. Le personnage de Pain, le bras droit de Hadès, a été écrit en pensant à Bobcat Goldthwait, bien que l'acteur ait avoué qu'il avait tout de même dû auditionner pour le rôle malgré le fait qu'il jouait son propre rôle[29].

Charlton Heston caméo Moïse dans Les Dix Commandements (1956) et le héros de Ben-Hur (1959)[30].

Animation et style graphique

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Admiré par Clements et Musker, le caricaturiste britannique Gerald Scarfe est invité à insuffler son style agité dans des dessins préparatoires.

En 1993, Clements et Musker font appel à un artiste qu'ils admirent : le dessinateur anglais Gerald Scarfe, célèbre pour ses caricatures irréverrencieuses depuis les années 1960[31]. Ils se souviennent notamment avec tendresse d'une couverture du magazine Time consacrée aux Beatles en 1967[31]. Alors occupé par les décors d'une mise en scène de La Flûte enchantée, Scarfe est invité à visiter les studios Disney. Clements et Musker voient des similitudes entre le style de Scarfe et celui de la peinture sur vases grecs. Avec l'autorisation des studios Disney, Scarfe est engagé comme concepteur artistique pour réaliser une douzaine de dessins[32]. C'est la première fois qu'un illustrateur extérieur est invité à insuffler son style dans une production Disney[31]. Scarfe limite ses recherches, ne voulant pas être influencé par d'autres interprétations. Il envoie d'abord trente-deux croquis par fax ou par courrier[33][32]. Il finit par livrer plus de 700 dessins tout au long de la production[34].

En avril 1995, la productrice, les réalisateurs, Scarfe et les chefs de département partent en voyage d'étude de deux semaines en Grèce et en Turquie afin de s'imprégner du cadre authentique de la mythologie grecque[35],[36]. Ils restent six jours en Grèce, pour visiter le mont Olympe, l'Acropole d'Athènes, Delphes, Thèbes et de petits villages[35]. Ils passent ensuite huit jours en Turquie à la découverte de sites antiques et deux jours sur un yacht à étudier le littoral et les îles turques[35]. Ils ramènent de cette expédition de nombreux croquis, photographies et vidéos, documentant l'art, l'architecture et les paysages de la Grèce antique, ensuite références et sources d'inspiration dans leur travail[35]. Par exemple, la vue des tombeaux lyciens creusés dans les falaises de Telmessos (actuelle Turquie) leur inspire ainsi les décors des Enfers[35].

En juillet 1995, Scarfe et quinze animateurs et designers commencèrent à développer des prototypes fonctionnels pour chaque personnage du film. Le style de Scarfe s'étant avéré trop fluide et chaotique pour les animateurs, la styliste de production Sue Nichols a créé des tableaux de référence à leur intention, contenant des éléments du style de Scarfe ainsi que des illustrations grecques classiques, afin qu'ils puissent les adapter à leur travail[37].

Pochette de l'album The Wall de Pink Floyd sur le mur de Berlin. Le dessin riche et chaotique de Gerald Scarfe est un défi pour les animateurs des studios Disney.

L'animation a débuté au début de l'année 1995 avec une équipe de près de 700 artistes, animateurs et techniciens à Burbank, en Californie, tandis que Walt Disney Animation France a contribué à près de dix minutes d'animation, dont la scène finale avec les Titans et la descente d'Hercule aux Enfers[38]. Andreas Deja, le superviseur de l'animation pour Hercule, a déclaré que l'équipe d'animation avec laquelle il a travaillé pour animer Hercule était la « plus grande avec laquelle [il] ait jamais travaillé ». Il avait auparavant travaillé sur d'autres personnages (comme Gaston dans La Belle et la Bête, Jafar dans Aladdin et Scar dans Le Roi Lion) avec environ quatre animateurs dans son équipe, mais il disposait d'une équipe de douze ou treize personnes pour Hercule[20]. Étant donné que Deja avait déjà travaillé avec trois méchants, on lui a d'abord proposé Hadès, mais il a demandé à animer Hercule à la place : « Je savais que ce serait plus difficile et plus stimulant, mais j'avais juste besoin de cette expérience pour l'ajouter à mon répertoire. »[39]

Après son travail sur Pocahontas (1995) terminé, Eric Goldberg est initialement chargé d'animer Hadès, alors que Jack Nicholson est pressenti pour le personnage. Cependant, lorsque Nicholson refuse le rôle, Goldberg n'est plus intéressé par l'animation du personnage. À peu près à la même époque, Chris Buck, affecté à Philoctète, quitte la production d'Hercule, laissant le personnage sans animateur superviseur[40]. Goldberg décida alors d'animer Philoctète à la place lorsque DeVito accepta le rôle, soulignant ses similitudes avec l'acteur en termes de petite taille, de calvitie et, il faut l'avouer, d'un petit « embonpoint ». Tout au long de la production, vingt-sept designs ont été proposés pour le personnage[41], mais le design final s'est inspiré de Grumpy dans Blanche-Neige et les Sept Nains (1937) et de Bacchus dans Fantasia (1940) en termes de personnalité grincheuse et de structure faciale[42]. Pour Hadès, l'animateur Nik Ranieri s'est inspiré des dessins conceptuels de Scarfe et des manières de James Woods pendant les sessions d'enregistrement. Alors que le corps d'Hadès a été dessiné à la main, l'animation des cheveux a été réalisée par les animateurs d'effets spéciaux, avec la contribution de Ranieri pour déterminer comment ils devaient bouger[18].

Le temple de Poséidon au cap Sounion, au coucher du soleil. Une partie de l'équipe voyage en Grèce et en Turquie pour se documenter sur les lieux de la légende.
Au cours de leur voyage d'étude, les animateurs sont marqués par les tombeaux creusés dans les falaises de Telmessos, en Turquie, inspiration des décors des Enfers.

Pour l'Hydre, Scarfe a fourni des dessins préliminaires afin de doter la bête mythique des crocs et des cous serpentins requis avant que le travail ne soit transféré à l'équipe d'animation par ordinateur dirigée par Roger Gould. L'Hydre a été sculptée dans un modèle en argile dont les dimensions ont été numérisées dans les ordinateurs sous forme de modèle filaire à partir duquel le monstre a été animé[43]. Au début de la production, les cinéastes ont décidé que l'Hydre aurait finalement trente têtes, à partir desquelles les animateurs ont créé une tête principale, et l'ordinateur a pu multiplier les têtes à l'échelle souhaitée. Au total, treize animateurs et directeurs techniques ont passé près d'un an et demi à créer la séquence de combat de quatre minutes[44]. De plus, comme les réalisateurs imaginaient l'Olympe comme une ville composée de nuages, des arrière-plans peints représentant des nuages et des images semblables à des nuages ont été mélangés à des effets d'animation dessinés afin de créer une technique de morphing qui a été utilisée pour le berceau du bébé Hercule et le fauteuil inclinable de Zeus[18].


File:Pink Floyd The Wall Exhibit - Rock & Roll Hall of Fame and Museum, Cleveland (by Adam Jones).jpg

https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Pink_Floyd_The_Wall_-_Rock_and_Roll_Hall_of_Fame_(2014-12-30_15.20.43_by_Sam_Howzit).jpg

https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Pink_Floyd_Their_Mortal_Remains_-_2017-10-13_-_Andy_Mabbett_-_56.jpg

https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Another_brick_in_the_wall,_Berlin_D.jpg

https://www.lambiek.net/artists/s/scarfe_g.htm : "In 1997, Scarfe worked as a conceptual artist on the Walt Disney animated feature 'Hercules'. The directors, Ron Clements and Jon Musker, were fans of his work and felt it resembled the artwork on ancient Greek vases. The artist made about 700 drawings which the Disney animators used as graphic inspiration, particularly notable in the characters Hades, Hydra and various demons and monsters. Critical reception was however mixed, since some viewers felt the Scarfesque look derived too far from the Disney trademark style, while fans of Scarfe felt it was watered down too much"

livre 700 dessins[45]

À la sortie du film, la patte visuelle instillée par Scarfe est jugée trop éloignée du graphisme habituel de Disney par certains commentateurs, tandis que des admirateurs de Scarfe estiment que son style a été édulcoré par les animateurs de Disney[45].

Conception des personnages

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https://en.wikipedia.org/wiki/List_of_Disney%27s_Hercules_characters#Hercules

https://en.wikipedia.org/wiki/List_of_Disney%27s_Hercules_characters#Hades

https://en.wikipedia.org/wiki/Meg_(Hercules)

Hercule, le mythe réinventé

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Mégara, le contraire de la demoiselle en détresse

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Philoctète

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L'animateur Eric Goldberg (ici en 2013) supervise l'animation de Philoctète et s'amuse d'une vague ressemblance avec Danny DeVito.

Phil is based heavily on Chiron, the centaur who trained many heroes, such as Heracles/Hercules

Musique originale

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Sortie et accueil

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Promotion

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Mettre le logo original ou français doré

Box-office

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Les analystes de Wall Street ont estimé qu'Hercule pourrait rapporter entre 125 et 150 millions de dollars aux États-Unis, en se basant sur la vaste campagne marketing et le ton léger et humoristique du film, similaire à celui d'Aladdin[46]. Hercule a commencé sa sortie limitée en Amérique du Nord le 13 juin 1997, dans un cinéma sélectionné. Le film a rapporté 249 567 dollars au box-office pendant le week-end du 13 au 15 juin, se classant à la treizième place du box-office[47]. Au cours des deux premières semaines, le film avait rapporté 1,45 million de dollars lorsqu'il a été diffusé dans deux cinémas sélectionnés[48]. La sortie générale a suivi le 27 juin 1997, dans 2 621 salles. Au cours du week-end du 27 au 29 juin, les analystes du box-office ont estimé que Hercules avait rapporté 21,5 millions de dollars, se classant deuxième derrière Face/Off, qui a rapporté 22,7 millions de dollars[49],[50],[51].

Au cours de ses deux premières semaines d'exploitation générale, Hercules a rapporté 58 millions de dollars au box-office, contre 80 millions pour Pocahontas et 119 millions pour Le Roi Lion au cours de leurs deux premières semaines respectives. Considéré comme une déception par les actionnaires de Disney, le cours de l'action Disney a chuté de 9,7 %, les dirigeants attribuant les résultats au box-office du film à une « concurrence accrue »[52]. Au troisième week-end, le président de Buena Vista Pictures Distribution, Dick Cook, a admis que des films familiaux concurrents tels que Men in Black et Batman & Robin avaient joué un rôle dans la baisse des résultats au box-office, mais il prévoyait que le film rapporterait 300 millions de dollars dans le monde entier[53]. De même, les analystes du secteur du divertissement ont émis l'hypothèse qu'Hercule ne plaisait pas autant aux adultes et aux adolescents que La Belle et la Bête, Aladdin et Le Roi Lion, qui étaient des films destinés aux couples et aux sorties en famille[54]. Au printemps 1998, Hercule avait rapporté 99 millions de dollars[55], et les recettes internationales ont porté le total à 253 millions de dollars[56].

Au printemps 1998, Hercules a rapporté 99 millions de dollars aux États-Unis et au Canada[57], ce qui en a fait le troisième film de la Renaissance Disney le moins rentable, derrière La Petite Sirène et Les Rescapés du bout du monde[58][59]. Les ventes de billets en Grèce ont également été faibles, en raison des mauvaises critiques, ce qui s'était déjà produit auparavant avec Le Bossu de Notre-Dame en France en raison des réactions des descendants de Victor Hugo, ou avec Pocahontas en raison des réactions des Amérindiens[60]. Ses recettes mondiales se sont élevées à 253 millions de dollars américains[61].

Au Japon, Hercules a rapporté 700 000 dollars lors de son premier week-end d'exploitation, se classant en troisième position derrière Le Monde perdu : Jurassic Park et Princesse Mononoké[62]. Au Royaume-Uni, le film s'est classé deuxième derrière The Full Monty lors de son premier week-end d'exploitation, rapportant 1,1 million de dollars[63].

Accueil critique

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Exploitation

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Polémiques

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Distinctions

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Analyse

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La figure du héros

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Hercule pourrait bien être une adaptation de trois concepts classiques différents du « héros » : l'archétype décrit par Joseph Campbell dans son ouvrage Le Héros aux mille et un visages, la figure héroïque littéraire panhellénique racontée par les poèmes épiques de la Grèce antique et la figure du héros de tragédie telle que définie dans la Poétique d'Aristote[30]. L'intrigue suit les aventures d'Héraclès, un personnage de la mythologie grecque, à la recherche du sens de « devenir un héros », bien qu'avec certaines modifications par rapport à l'histoire classique (telles que sa parenté et ses motivations, le rôle antagoniste d'Hadès, ou la réinvention des titans, ceux du film étant complètement différents de ceux de la mythologie réelle) et, dans d'autres cas, il manque certains thèmes présents dans l'œuvre originale, tels que le viol et le meurtre[64][65]. Selon Thomas Schumacher, cadre chez Disney : « En substance, ce film traite de choses très importantes : les concepts de force, qui vous êtes et ce qu'est le caractère. Il aborde également la notion de célébrité, de culture pop et de ce que signifie être populaire ». De plus, selon les mots du co-réalisateur Musker : « Une autre chose que nous avons beaucoup aimée chez Hercule, c'est qu'il était un héros ordinaire. Alors que beaucoup de dieux semblent hors de portée, les gens s'identifient à Hercule parce qu'il est un type plus normal[18] ».

« Il y a quelque chose dans la mythologie grecque, et en particulier dans l'histoire d'Hercule, qui fascine les gens depuis des siècles. C'est intemporel, universel, et ces récits sont empreints d'une grande passion. Hercule lui-même est un héros très populaire et accessible qui figurait littéralement sur toutes les assiettes, cruches et vases à l'époque glorieuse de la Grèce antique. En tant que conteurs, nous avons vraiment adopté ce personnage à la fois fort et vulnérable, ainsi que le sens du périple qu'il entreprend pour devenir un véritable héros. »

 Alice Dewey, productrice[18].

https://partialhistorians.com/2023/09/14/special-episode-hercules-1997/

Une satire du monde moderne

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Le film parodie les sportifs stars assallies par les médias et objets d'un important merchandising, particulièrement le basketteur Michael Jordan.

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L'intrigue comprend des références comiques et des parodies destinées à un public adulte ; par exemple, l'attirance d'une des muses pour l'apparence physique du protagoniste ; l'influence du film Karaté Kid (1984) dans l'une des séquences d'entraînement d'Hercule ; la comparaison entre Thèbes et New York ; la formation d'une constellation rappelant la pose caractéristique de Marilyn Monroe dans Sept Ans de réflexion (1955) ; ou encore les critiques à l'égard de la célébrité et du marketing excessif, entre autres[65]. Selon le co-réalisateur Clements : « C'est définitivement une épopée [...] Elle a cette « grandeur ». Mais, tout au long du film, nous avons associé la « grandeur » à l'« insouciance », et c'est une combinaison intéressante. Il y a un élément comique qui traverse le film, même dans certains de ses moments les plus sérieux »[66].

analyse : https://www.laughingplace.com/news-pid115030-115035.asp [4] : "Hercules was arguably the world's first super hero. Hundreds of tales had been told of his great adventures, where Herc had battled numerous monsters and/or beaten impossible odds. / But what particularly intrigued Ron and John was how - way back then - Herc's heroics had been merchandised. As a tribute to these oft-told tales, Hercules' likeness had been slapped on thousands of dishes and vases in this period. Just as Disney does today while marketing its animated films. Latching on to this factoid (as well as remembering Katzenberg's insistence that their next film be extremely commercial), Ron and John came up with a subversive subtext for their next project: Why not use the legend of Hercules as the basis for a free-wheeling satire on modern American society? Musker and Clements were almost gleeful from this premise's comic possibility. They could rearrange Hercules' exploits so that they pointedly commented on our nation's obsession with sports heroes and celebrities. They could also take a few well aimed pokes at a certain Mouse-based company for being so obsessed with moving merchandise. The potential for satire seemed endless."

https://www.sundaytimes.lk/971109/mirror2.html

Personnages ?

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Hercule partage certaines caractéristiques avec celles d'une princesse Disney, puisqu'il veut prouver sa valeur, a pour acolyte un animal, Pégase, et vit une histoire d'amour[67]. Mégara ne correspond pas à l'archétype du love interest, sa personnalité et son passé sont davantage explorés et complexes que dans les précédents Disney : elle est l'esclave d'Hadès, souffre du poids d'un amour perdu et est dotée d'un caractère plus sarcastique[67]. Même le méchant principal, Hadès, est charismatique[67]. Parmi les autres thèmes abordés dans Hercule, on trouve la masculinité, l'idéal de beauté masculine et la féminité[68], le rôle de la famille, le sens de la vie, l'identité et l'estime de soi[69].

Valeurs d'Hercule : https://archive.org/details/disneymousebetra00schw/page/149/mode/1up?q=Hercules

https://archive.org/details/handsomeheroesvi0000davi/page/n5/mode/2up?q=hercules

Vers la fin de la Renaissance Disney

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Conditions de production, films trop chers après Le Roi lion, débuts de films commercialement décevants : https://archive.org/details/disneywar00jame_0/page/288/mode/1up?q=Hercules (et autres pages)

Déception Pocahontas et Bossu de Notre-Dame : https://www.sundaytimes.lk/971109/mirror2.html

Esthétique et narration, débuts de subvertion, de post-modernisme, développés dans la période 2000 d'expérimentation : https://archive.org/details/demystifyingdisn0000pall/page/111/mode/1up?q=Hercules (et autres pages)

Adaptations et produits dérivés

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https://am.animatedviews.com/Hercules.html : Jeffrey Katzenberg sert d'inspiration à Hadès /

Autres déclinaisons

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Casi de forma inmediata al estreno del largometraje, se pusieron a la venta tres videojuegos diferentes: Hércules y las ediciones correspondientes de las series Disney's Animated Storybook y Disney's Print Studio, para las plataformas PlayStation, Game Boy, Microsoft Windows, MS-DOS y Mac OS.[70][71] Otros videojuegos en los que aparecen los personajes y elementos de Hércules son la serie Kingdom Hearts,[72] Disney Magic Kingdoms,[73] Disney Mirrorverse[74] y Disney Speedstorm.[75]
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  61. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées "BOM"
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