Victimes de la révolution iranienne
La révolution islamique de 1979 en Iran a fait un grand nombre de victimes, qu'elles aient été celles du régime impérial avant sa chute, ou celles du nouveau pouvoir religieux et révolutionnaire. Les observateurs diffèrent sur le nombre de personnes décédées durant la période de la révolution. L'actuel gouvernement islamique avance le chiffre de 60 000 morts ; à ce sujet, l'historien militaire Spencer C. Tucker note que « le régime de Khomeini a largement exagéré le bilan humain de la révolution à des fins de propagande »[1]. Le sociologue Charles Kurzman, s'appuyant sur des documents ultérieurs plus détaillés émanant de la République islamique, estime que ce chiffre se situait plutôt entre 2 000 et 3 000.

Tucker explique que le consensus des historiens concernant le nombre de victimes estimées pendant la révolution iranienne (de janvier 1978 à février 1979) se situe entre 532 et 2 781[1].
Le nombre de manifestants et de prisonniers politiques tués après la chute du Chah par la nouvelle République islamique lors de la consolidation de son pouvoir est estimé par les organisations de défense des droits de l'homme à plusieurs milliers[2],[3],[4],[5],[6]. Selon les estimations de Tucker, entre 1980 et 1985, entre 25 000 et 40 000 Iraniens ont été arrêtés, 15 000 ont été jugés et 8 000 à 9 500 ont été exécutés[1].
Victimes de la monarchie
modifier
Le préambule de la Constitution de 1979 de la République islamique d’Iran parle de la révolution islamique « imbibée du sang de plus de 60 000 martyrs et de 100 000 blessés et invalides »[7]. Le chef de la révolution, Rouhollah Khomeini, a également déclaré que « 60 000 hommes, femmes et enfants ont été martyrisés par le régime du Chah »[8]. En référence au chiffre de 60 000, l’historien militaire Spencer C. Tucker note que « le régime de Khomeini a largement exagéré le nombre de morts de la révolution à des fins de propagande »[1]. Tucker fait valoir que le consensus des historiens concernant le nombre estimé de morts pendant la révolution iranienne (de janvier 1978 à février 1979) se situe entre 532 et 2 781[1].
Emadeddin Baghi, qui fut chercheur à la fondation des Martyrs et des Affaires des Vétérans (Bonyad Shahid), créée après la révolution pour indemniser les révolutionnaires survivants et les familles de ceux tombés au combat, a constaté qu'en réalité, le nombre de personnes tuées était bien plus faible. Entre 1963 (année des émeutes déclenchées par Khomeini et véritable début, à ses yeux, de la révolution islamique) et 1979, il estime que 3 164 personnes du mouvement de protestation ont été tuées[8],[9]. La Fondation des Martyrs a recensé 744 morts à Téhéran (où la majorité des victimes seraient décédées). La fondation laissait de côté les non-musulmans morts sur cette période, jugeant leur nombre « trop insignifiant ». Baghi chiffre à 341 personnes le nombre de victimes non-musulmanes tuées entre le combat de Siakhal en 1971 et février 1979, essentiellement des membres de groupes marxistes et des guérilleros[9]. Les pompes funèbres de la capitale ont dénombré 895 morts liés à des motifs politiques entre juin 1963 et février 1979, et le principal cimetière de Téhéran, Behesht-e Zahra, 768 morts[10].
Selon Kurzman, « le chah disait fréquemment aux émissaires étrangers qu’il était incapable de massacrer ses sujets pour sauver son trône »[11].
Par date
modifierSelon un recueil de « martyrs de la révolution », Laleh'he-ye Enqelab, examiné par Charles Kurzman,
- 35 manifestants sont morts au cours des huit premiers mois de 1978.
- 33 à Shahrivar (août-septembre 1978) et
- 18 à Mehr (septembre-octobre 1978), lorsque la révolution a pris la forme de grèves au lieu de manifestations de rue.
Lorsque le régime militaire a été installé à Mehr en 1978, le nombre de morts est monté à :
- 45 à Aban (octobre-novembre 1978), puis à
- 85 à Azar (novembre-décembre 1978),
- 137 à Dey (décembre 1978–janvier 1979), et
- 179 à Bahman (janvier-février 1979)[12].
Chronologie
modifierManifestation du 19 Dey à Qom
modifierLa manifestation du 9 janvier 1978 (19 Dey 1356) dans la ville sainte de Qom, en réaction à la parution d'un récit diffamatoire sur l'ayatollah Khomeini, fut probablement la première manifestation majeure de la révolution. Le bilan officiel de la répression fut de neuf morts. Les diplomates américains ont d'abord rapporté à Washington qu'il y avait entre 20 et 30 morts, puis quatorze. Des rumeurs se sont immédiatement répandues selon lesquelles une centaine de personnes, voire plus, avaient été tuées, et « les estimations de l'opposition allaient jusqu'à 300 ». L’opinion publique de l’époque, telle que reflétée dans « un petit sondage réalisé à Téhéran la semaine suivante », a révélé que « davantage de personnes croyaient aux chiffres des victimes de l’opposition qu’à ceux du gouvernement »[13]. En revanche, une liste récemment établie par le Centre de documentation de la révolution islamique, un « institut pro-révolutionnaire », a dénombré cinq morts lors de la manifestation[13].
Manifestation du 29 Bahman à Tabriz
modifier40 jours après la manifestation de Qom, le 18 février 1978 (29 Bahman), plusieurs groupes de protestataires défilèrent dans un certain nombre de villes, pour honorer les morts et contester le régime du Chah. L'État fit venir « des troupes et des chars d'assaut provenant de bases militaires voisines ». Cette fois, les violences majeures éclatèrent dans la ville de Tabriz, au nord-ouest du pays. Selon l'opposition, 500 manifestants ont été tués sur place, et selon le gouvernement, dix l'ont été. « Une récente [vers 2004] critique pro-révolutionnaire de l’événement a cependant affirmé de manière définitive que le nombre total de morts était de 13. » [14]
Incendie du cinéma Rex à Abadan
modifierL'incendie criminel d'un cinéma à Abadan le 19 août 1978 tua au moins 420 personnes[15]. Quatre hommes aspergèrent le bâtiment d'essence avant d'y mettre le feu, déclenchant ainsi une tragédie meurtrière[16].
Khomeini accusa immédiatement le Chah et les services secrets, la SAVAK, d'être à l'origine de l'incendie[17],[18],[19]. L'opposition libérale déclara que le pouvoir avait souhaité faire régner une atmosphère de terreur en ce jour anniversaire de la chute de Mohammad Mossadegh, renversé le 19 août 1953, et qui restait dans l'imaginaire un symbole de l'opposition libérale au pouvoir des Pahlavi. En raison de l'atmosphère révolutionnaire, le public repris ce discours et accusa le Chah d'être responsable de l'incendie, malgré les multiples démentis du gouvernement assurant qu'il n'y était pour rien. Des dizaines de milliers de personnes descendirent dans la rue en criant « Brûlez le Chah ! » et « Le Chah est le coupable ! »[20]

Selon Roy Mottahedeh, auteur de l'ouvrage The Mantle of the Prophet, « des milliers d’Iraniens qui étaient restés neutres et qui pensaient jusqu’alors que la lutte n’opposait que le chah aux partisans des mollahs religieux conservateurs, eurent alors l'impression que le gouvernement pouvait aller jusqu'à mettre leur propre vie en jeu pour se sauver. Et soudain, pour des centaines de milliers de personnes, le mouvement était devenu un combat personnel. »[21]
Après la révolution, nombreux furent ceux qui affirmèrent que c'était bien des militants islamistes qui étaient à l'origine de l'incendie[22],[23],[24],[25],[26],[27]. Après l’exécution d’un policier, le capitaine Monir Taheri, par le gouvernement de la République islamique pour cet acte de pyromanie, un homme nommé Hossein Takb'alizadeh, se disant le seul incendiaire survivant, affirma être responsable du déclenchement de l’incendie[28]. Après avoir forcé la démission des juges présidents dans le but d'influencer l'enquête, le nouveau gouvernement islamique fit finalement exécuter l'incendiaire présumé pour avoir « mis le feu sur ordre du Chah ». Pourtant, ce dernier affirma l'avoir fait de son propre chef, en sacrifice ultime pour la cause révolutionnaire[23],[28].
Le 17 Shahrivar, le « Vendredi noir »
modifierL'affrontement entre le gouvernement et les manifestants dont il fut dit qu'il aurait provoqué la colère des forces anti-Chah et éliminé « tout espoir de compromis » se produisit le 8 septembre 1978 (17 Shahrivar) à Téhéran. A la suite de manifestations de plus en plus hostiles, le Chah avait instauré la loi martiale et interdit toutes les manifestations, mais des milliers de manifestants s'étaient tout de même rassemblés à Téhéran. Sur une place de Téhéran, la place Jaleh, les forces de sécurité tirèrent et tuèrent des manifestants lors de ce qui est aujourd'hui connu comme le Vendredi noir, ou massacre de la place Jaleh.
Les autorités religieuses déclarèrent que « des milliers de personnes [avaient] été massacrées par les troupes sionistes »[29]. « Les estimations des victimes du Vendredi Noir varient de moins de 100 à plusieurs milliers. La Fondation des martyrs post-révolutionnaire n'a pu identifier que 79 morts, tandis que le bureau des pompes funèbres en a dénombré 82 et le principal cimetière de Téhéran, Beheshte-e Zahra, n'en a enregistré que 40. »[30]
Victimes de la révolution
modifierSuite au renversement du gouvernement du Chah le 11 février 1979 (22 Bahman 1357), les fonctionnaires de l'ancien régime, y compris des généraux de haut rang, furent exécutés par le pouvoir révolutionnaire. À cette fin, le régime islamique forma des komitehs (comités) dans toutes les provinces[31]. L'ayatollah Mohammad Reza Mahdavi Kani était le chef du Komiteh provisoire central pour la révolution islamique[31].
L'année 1979
modifier
Au cours des deux premiers mois qui suivirent la révolution islamique, de nombreux hauts fonctionnaires civils et militaires du régime impérial furent exécutés pour leurs liens supposés avec le Chah, mais aussi afin d'éviter une initiative comme un coup d'État contre-révolutionnaire[32]. Les premières condamnations à mort ordonnées par le nouveau régime furent celles de quatre généraux du chah ; elles furent approuvées par le tribunal de Téhéran en février 1979[33]. Il s'agissait de celles de Mehdi Rahimi, commandant militaire de Téhéran, de Reza Naji, gouverneur militaire d'Ispahan, de Nematollah Nassiri, ancien chef de la SAVAK, et de Manouchehr Khosrodad, général de l'armée de l'air. Les quatre généraux furent exécutés par un peloton d'exécution sur le toit de l'école Refah, alors quartier général de l'ayatollah Khomeini, le 15 février[33].

Le 7 avril 1979, Amir-Abbas Hoveyda, ancien Premier ministre d'Iran, qui avait été arrêté à la fin de l'année 1978, fut exécuté[33]. Deux jours plus tard, le 9 avril, dix hauts fonctionnaires du Chah, dont deux généraux et un membre du cabinet de l'ancien monarque, furent exécutés à Téhéran[34]. Parmi les personnes tuées se trouvait le commandant en chef de l'armée de l'air, Amir Hossein Rabi'i [34]. Le 11 avril, l'ancien ministre des Affaires étrangères, Abbas Ali Khalatbari, l'ancien ministre de l'Agriculture, Mansour Rouhani, et l'ancien maire de Téhéran, Gholam-Reza Nikpey, ainsi que sept autres personnalités importantes, furent assassinés[35],[36]. Le 8 mai, 21 anciens hauts responsables iraniens, dont trois anciens hommes politiques de haut rang, sont également exécutés. Il s'agissait de Javad Saeed, ancien président du Majlis, Gholam Reza Kianpor, ancien ministre de l'Information, et Mohammad Reza Ameli Tehrani, ancien ministre de l'Éducation[37]. Le 9 mai, huit hommes, dont l'homme d'affaires et dignitaire juif Habib Elghanian, ainsi que l'ancien ministre de l'Information Abdul Hassan Saadatmand, sont exécutés à leur tour, portant à 119 le nombre de personnes exécutées depuis février 1979[38].
Le 23 juillet 1979, cinq autres hommes furent exécutés dans la province du Khuzestan[39]. Avec ces dernières exécutions, à la fin du mois, le nombre de morts s'élevait désormais à 363 depuis la chute du régime impérial en février 1979[39]. En août 1979, les tribunaux commencèrent à juger les membres des minorités ethniques du pays qui participaient à des manifestations contre le nouveau gouvernement islamique, et les procès aboutirent à des condamnations à mort massives[33]. En novembre 1979, le nombre de morts s'élevait à 550 [33] et en janvier 1980, le nombre avait atteint (au moins) 582[40]. Amnesty International estime entre 800 et 1 000 le nombre d'exécutions entre mai 1979 et avril 1980[41].

Les critiques des multiples exécutions de la première année de la révolution déplorèrent que les procès, très rapides, ne comportaient pas d'avocats de la défense, ni de jurys, manquaient de transparence ou de possibilité pour l'accusé de se défendre[42], et étaient tenus par des juges révolutionnaires tels que Sadegh Khalkhali, le « juge pendeur ».
Années 1980
modifierEn Iran, au tournant de la nouvelle décennie, le rythme des exécutions s'accélère, avec au moins 906 exécutions entre janvier 1980 et juin 1981[2]. Après la destitution du président Abolhassan Bani Sadr le 20 juin 1981 (30 Khordad 1360), un effort concerté fut entrepris afin de pourchasser les anciens partisans devenus opposants, principalement des membres de groupes de gauche. La répression empira encore. Selon Shaul Bakhash :
Le nombre de personnes qui ont perdu la vie [au cours de cette période] ne sera probablement jamais connu avec certitude. Amnesty International a recensé 2 946 exécutions au cours des douze mois qui ont suivi la destitution de Bani-Sadr. Une liste compilée l'année suivante par les Mojahedin-e Khalq (OMPI) a dénombré 7 746 personnes qui avaient perdu la vie par exécution, dans des combats de rue ou sous la torture au cours de la courte période allant de juin 1981 à septembre 1983[43].
Selon l'historien Ervand Abrahamian, les tribunaux révolutionnaires ont exécuté plus de 8000 opposants entre juin 1981 et juin 1985. Il s'agissait principalement de membres des Moudjahidines du peuple iranien, mais aussi :
Des Fedayins et des Kurdes, ainsi que les partisans du Tudeh, du Front national et les soutiens du grand ayatollah Shariatmadari... Ainsi, le tribut humain payé par ceux qui avaient participé à la révolution fut bien plus élevé que celui payé par les soutiens et anciens employés de la monarchie. Cette révolution – comme tant d’autres – avait dévoré ses propres enfants[4].
L’historien militaire Spencer C. Tucker écrit qu’entre 1980 et 1985, entre 25 000 et 40 000 Iraniens avaient été arrêtés, 15 000 jugés et 8 000 à 9 500 exécutés, bien que certaines estimations soient beaucoup plus élevées[1],[44].

En 2025, le gouvernement iranien a créé un parking en asphaltant une partie du cimetière Behesht-e Zahra à Téhéran, qui abritait les restes d'environ 5 000 à 7 000 victimes des exécutions de masse qui ont suivi la révolution de 1979. L’année précédente, le rapporteur spécial des Nations Unies, Javaid Rehman, avait décrit la pratique du régime consistant à détruire les cimetières comme une tentative de « dissimuler ou d’effacer des données qui pourraient servir de preuves potentielles pour éviter toute responsabilité juridique »[45],[44].
Années 1990
modifierAvoir fui l'Iran ne mettait pas à l'abri des représailles. Plus d'une décennie après la révolution, c'est un autre ancien Premier ministre, le dernier, Shapour Bakhtiar, qui est assassiné à son domicile de Suresnes non loin de Paris, faisant partie de l'un des (au moins) 63 Iraniens tués ou blessés à l'étranger depuis le renversement du Chah[46].
Il est admis que les attaques de personnalité liées à la révolution ont cessé après le début des années 1990[47]. C'est en revanche dans les années 1990 qu'ont eu lieu les meurtres en chaîne qui conduisirent à l'élimination de près de 80 opposants artistiques, politiques ou intellectuels du régime. Parmi eux, des figures de l'Iran d'avant la révolution, comme Fereydoun Farrokhzad ou Darioush Forouhar.
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Charles Kurzman, The Unthinkable Revolution in Iran, Harvard University Press, 2004
- Nikki Keddie, Modern Iran : Roots and Results of Revolution, Yale University Press, 2003
- Sandra Mackey et Scott Harrop, The Iranians : Persia, Islam and the Soul of a Nation, New York Dutton, 1996
- Amir Taheri, The Spirit of Allah: Khomeini and the Islamic Revolution, Adler and Adler, 1985
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 5 6 Spencer C. Tucker, The Roots and Consequences of Civil Wars and Revolutions: Conflicts that Changed World History, ABC-CLIO, , p. 439
- 1 2 Lettre d'Amnesty International à Shaul Bakhash, 6 juillet 1982. Citée dans The Reign of the Ayatollahs, de Shaul Bakhash, p. 111
- ↑ (en) Ervand Abrahamian, Tortured Confessions: Prisons and Public Recantations in Modern Iran, University of California Press, (ISBN 978-0-520-21866-6, lire en ligne), pp. 135–136, 167, 169
- 1 2 (en) Ervand Abrahamian, A History of Modern Iran, Cambridge University Press, (ISBN 978-0-521-82139-1, lire en ligne), p.181
- ↑ « Massacre 1988 (Pdf) » (consulté le )
- ↑ « Khomeini fatwa 'led to killing of 30,000 in Iran' », The Daily Telegraph, London, (lire en ligne [archive du ], consulté le )
- ↑ « Iran (Islamic Republic of)'s Constitution of 1979 with Amendments through 1989 », Constitute project (consulté le )
- 1 2 (en) « The Number That Changed Everything », sur Iran Prism, (consulté le )
- 1 2 « A question of Numbers », sur www.emadbaghi.com (consulté le )
- ↑ (en) Charles Kurzman, The Unthinkable Revolution in Iran, Harvard University Press, (ISBN 978-0-674-03983-4, lire en ligne), p.71
- ↑ Kurzman, the Unthinkable Revolution, p.108
- ↑ Kurzman, Unthinkable Revolution, (2004), p. 109,
note : "Concernant les martyrs de la révolution, voir Laleh-ye Enqelab. Cet ouvrage, publié par une institution religieuse, présente des photographies de « martyrs de la révolution » accompagnées de leur nom, âge, date et lieu de décès, et parfois de leur profession. La méthode de recensement n'est pas précisée. Je suis reconnaissant au professeur James A. Bill de m'avoir orienté vers Laleh-ha-ye Enqelab, source qu'il a lui-même utilisée dans ses propres écrits comme indicateur des décès survenus durant la révolution." (James Bill, The Eagle and the Lion, p. 487) - 1 2 Kurzman, the Unthinkable Revolution, p. 37
- ↑ Kurzman, The Unthinkable Revolution in Iran, (2004), p.46 [pour le décompte définitif des décès, voir Shirkhani, Hamaseh-ye 29 Bahman, 143–176; Enqelab-e Eslami Beh Ravayet-e Asnad-e SAVAK, v.3, 37, note 1] (Kurzman, Unthinkable Revolution, (2004), p. 201
- ↑ « Iran: In with the madding crowd », The Economist, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Jahangir Amuzegar, Dynamics of the Iranian Revolution, SUNY Press, (ISBN 9780791407318, lire en ligne), p. 253
- ↑ Gholam-Reza Afkhami, The Life and Times of the Shah, University of California Press, (ISBN 9780520942165, lire en ligne [archive du ])
- ↑ Farah Pahlavi, An Enduring Love: My Life with the Shah, New York, NY, Hyperion Books, (ISBN 140135209-X, lire en ligne)
- ↑ Manouchehr Ganji, Defying the Iranian Revolution, Greenwood Publishing Group, (ISBN 978-0-275-97187-8, lire en ligne)
- ↑ (en) Ervand Abrahamian, Iran Between Two Revolutions, Princeton University Press, (ISBN 978-0-691-10134-7, lire en ligne)
- ↑ (en) Roy P. Mottahedeh, The Mantle of the Prophet: Religion and Politics in Iran, Oneworld Publications, (ISBN 978-1-85168-616-2, lire en ligne), p.375
- ↑ Byman, « The Rise of Low-Tech Terrorism » [archive du ],
- 1 2 Afkhami, R. Gholam. 2009. The life and times of the Shah. University of California Press. (ISBN 0-520-25328-0). pp. 459, 465.
- ↑ (en) Ali M. Ansari, Modern Iran Since 1921: The Pahlavis and After, Longman, (ISBN 978-0-582-35685-6, lire en ligne), p.259
- ↑ Federal Research Division, Iran A Country Study, Kessinger Publishing, (ISBN 1-4191-2670-9), p. 78.
- ↑ Bahl, Taru, and M. H. Syed. 2003. Encyclopaedia of the Muslim World. Anmol Publications PVT. LTD. (ISBN 81-261-1419-3). p. 105.
- ↑ Curtis, Glenn Eldon, and Library of Congress. 2008. Iran: a Country Study. Government Printing Office. (ISBN 0-8444-1187-6). p. 48.
- 1 2 « Human Rights & Democracy for Iran: Monir Taheri: One Person's Story » [archive du ], iranrights.org (consulté le )
- ↑ (en) Amir Taheri, The Spirit of Allah: Khomeini and the Islamic Revolution, Hutchinson, , p.223 (ISBN 978-0-917561-04-7, lire en ligne)
- ↑ Kurzman, the Unthinkable Revolution, p. 75
- 1 2 « Law And Human Rights in the Islamic Republic of Iran » [archive du ] [Report], Amnesty International, (consulté le )
- ↑ (en) Baqer Moin, Khomeini: Life of the Ayatollah, I. B. Tauris, (ISBN 978-1-84511-790-0, lire en ligne), p.208
- 1 2 3 4 5 « Iran after the victory of 1979's Revolution », Iran Chamber Society (consulté le )
- 1 2 Associated Press, « Firing squads kill 10 in Iran », The Dispatch, Tehran, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ United Press International, « Iran court testimony », The Gazette, Montreal, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Teheran executes 11 top ex-officials », The New York Times, Tehran, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « 21 Shah officials executed in Iran », Toledo Blade, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « 8 more menput to death in Iran;toll climbs to 119 », Toledo Blade, (lire en ligne, consulté le )
- 1 2 Associated Press, « 5 Iranians executed in oil-rich province », Toledo Blade, Tehran, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en) Sandra Mackey et Scott Harrop, The Iranians: Persia, Islam and the Soul of a Nation, Penguin Publishing Group, (ISBN 978-0-452-27563-8, lire en ligne), p.291
- ↑ Amnesty International, Annual Report 1980, 1 octobre 1980, p. 329-330.
- ↑ Bakhash, The Reign of the Ayatollahs, p. 61.
- ↑ Liste compilée par les Moudjahidines, citée dans The Reign of the Ayatollahs de Shaul Bakhash, pp. 221–222
- 1 2 Rehman, « “Atrocity Crimes” and grave violations of human rights committed by the Islamic Republic of Iran (1981–1982 and 1988): Detailed findings of Mr. Javaid Rehman, the Special Rapporteur on situation of human rights in the Islamic Republic of Iran » [archive du ], Office of the United Nations High Commissioner for Human Rights, (consulté le )
- ↑ (en) Jon Gambrell, « Iran paves over mass grave of 1979 revolution victims, turning it into a parking lot », Associated Press, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Mackay, Iranians, p. 373.
- ↑ (en) Nikki R. Keddie et Yann Richard, Modern Iran: Roots and Results of Revolution, Yale University Press, (ISBN 978-0-300-09856-3, lire en ligne), p.268