Utilisateur:Jibi44/Brouillon
Maïsadour est un groupe coopératif agricole et agroalimentaire français basé à Haut-Mauco, dans le département des Landes. Son nom, formé à partir des mots « maïs » et « Adour », renvoie à son ancrage historique dans la culture du maïs le long du fleuve qui traverse le Sud-Ouest de la France[1]. Organisé autour de quatre pôles d'activité (semences, agricole, volailles et gastronomie), le groupe rassemble en 2023 environ 4 300 salariés et 5 000 agriculteurs adhérents pour un chiffre d'affaires supérieur à 1,4 milliard d'euros[2][3].
Histoire
modifierDes origines à la diversification (1936-1998)
modifierLa coopérative est fondée les 28 et 31 août 1936, sous le nom de « Coopérative de Blé des Landes », avec un premier siège à Mont-de-Marsan, chef-lieu du département[1][4]. En 1948, elle prend le nom de « Coopérative des Céréales des Landes » (C.C.L.)[1]. Une usine de séchage et de conditionnement de semences de maïs entre en service à Saint-Pierre-du-Mont en 1952, suivie par la construction des silos de Peyrehorade en 1956 puis de Haut-Mauco en 1957[1]. Un service de recherche et de sélection de maïs hybride est créé en 1962, avant l'ouverture en 1972 du complexe de Haut-Mauco et de son laboratoire de contrôle qualité des semences[1]. La coopérative prend le nom de Maïsadour en 1973[1][4]. En 1983, elle investit dans la transformation de légumes, et engage en 1989 son développement international avec une première filiale, Maïsadour Deutschland[1].
En 1998, le groupe acquiert auprès de Louis-Dreyfus l'entreprise périgourdine Delpeyrat, alors déjà propriétaire de la marque Sarrade, donnant naissance à ce qui est alors présenté comme le numéro un français du foie gras[5]. Fondée à Sarlat en 1890 par Pierre Delpeyrat, autour de la conserve de truffe, la maison Delpeyrat avait diversifié ses productions vers le foie gras, les confits et les plats cuisinés avant son rachat par Maïsadour[6]. Fragilisée par des pertes de 24 millions d'euros en 2003, la filiale retrouve l'équilibre financier dès 2004-2005 après un plan de redressement[7].
Diversification et tentatives de rapprochement (1999-2020)
modifierLa filiale Maïsadour Semences SA est créée en 1999. En 2005, le groupe rassemble ses participations dans une holding commune avec les coopératives Vivadour et Val de Sèvre. En 2011, Maïsadour acquiert Comtesse du Barry, maison de vente par correspondance de foie gras fondée à Gimont dans le Gers en 1908[8][9].
Engagé depuis 2012, le rapprochement des jardineries du groupe avec le réseau national Gamm Vert, filiale de la coopérative InVivo, se concrétise à partir de novembre 2015 : vingt-cinq jardineries Maïsadour du Sud-Ouest (Landes, Gers, Gironde, Pyrénées-Atlantiques) passent progressivement, en tant que franchisées, sous cette enseigne, la bascule étant officiellement célébrée le 17 février 2016[10]. Cette activité de jardinerie et de motoculture est finalement cédée par Maïsadour à Gamm Vert Synergie et à InVivo Retail en juin 2018[11]. En janvier 2017, Maïsadour annonce un projet de fusion de ses activités avec la coopérative Terres du Sud, présente notamment en Lot-et-Garonne. Ce rapprochement, qui aurait dû aboutir dès le printemps suivant, est mis en suspens quelques semaines plus tard faute d'accord sur ses modalités, de même qu'un projet parallèle de fusion des activités semencières avec Terrena et sa filiale Jouffray-Drillaud, engagé depuis 2015[12]. La filiale semences du groupe, jusque-là commercialisée sous le nom de Maïsadour Semences, adopte en 2018 la dénomination internationale MAS Seeds, à mesure que ses variétés de maïs et de tournesol se diversifient et s'exportent en Europe, en Afrique et en Amérique[13].
Vers la fusion avec Euralis (2023-2026)
modifierEn 2023, Maïsadour et la coopérative béarnaise Euralis engagent un premier projet de rapprochement limité à leurs activités communes de canard gras, avant d'y renoncer face aux réserves de l'Autorité de la concurrence[14]. En mars 2025, les deux groupes annoncent un nouveau projet, plus ambitieux, portant cette fois sur l'ensemble de leurs activités respectives[15]. En amont de cette opération, Maïsadour cède en avril 2026 sa filiale Comtesse du Barry à un consortium d'entrepreneurs du Sud-Ouest emmené par Jérôme Lassus, associant notamment Ariane Daguin, fondatrice de la société américaine d'Artagnan Foods[16][9].
Le 17 juillet 2026, l'Autorité de la concurrence autorise la fusion entre Euralis (4 900 salariés, 5 300 agriculteurs adhérents, 1,6 milliard d'euros de chiffre d'affaires) et Maïsadour (4 300 salariés en équivalent temps plein, 5 000 agriculteurs adhérents, 1,4 milliard d'euros de chiffre d'affaires), qui doit donner naissance à un ensemble d'environ 9 000 salariés et 3 milliards d'euros de chiffre d'affaires[15][14]. Les deux coopératives pesant ensemble 40 % de la production française de foie gras, l'autorisation est assortie de plusieurs engagements : la cession à des concurrents, d'ici juillet 2031, d'une capacité de production d'au moins deux millions de canards gras, obtenue notamment par la cession de la filiale Canadour et de la marque Sarrade[17][18]. Le groupe fusionné doit également céder douze infrastructures de collecte de céréales, oléagineux et protéagineux, ainsi que l'usine landaise d'aliments pour animaux de Pomarez[17].
Organisation et gouvernance
modifierActivités
modifierLe groupe organise ses activités en quatre pôles, structurés en filières allant de la production agricole à la commercialisation de produits transformés[2].
Pôle Semences
modifierPorté par la marque internationale MAS Seeds, ce pôle regroupe la sélection, la production et la commercialisation de semences de maïs et de tournesol, ainsi que d'autres espèces (luzerne, colza, soja, sorgho, couverts végétaux). MAS Seeds s'appuie sur onze filiales en Europe ainsi que des implantations au Mexique et en Côte d'Ivoire[13].
Pôle Agricole
modifierCe pôle assure la collecte et la commercialisation de céréales, ainsi que l'approvisionnement des exploitations agricoles et la fabrication d'aliments pour le bétail. Le groupe a engagé depuis 2025 une diversification de ses grandes cultures, notamment vers la pomme de terre, via sa filiale de productions végétales VEGA Maïsadour, en partenariat avec l'industriel belge Roger & Roger[20].
Pôle Volailles
modifierCe pôle couvre l'abattage, la découpe et la commercialisation de volailles et de palmipèdes, notamment sous les marques Fermiers du Sud-Ouest et Saint-Sever[2].
Pôle Gastronomie
modifierSites et implantations
modifierLe siège social du groupe se situe à Haut-Mauco, au sein d'un complexe agro-industriel de 29 hectares comprenant notamment les activités de recherche et de contrôle qualité des semences[4]. Le groupe exploitait environ 209 sites industriels (silos, abattoirs, usines d'aliments pour animaux, usines de semences) en 2020-2021, répartis dans les Landes, la Gironde, le Gers, les Pyrénées-Atlantiques et le Périgord[19], un nombre ramené à environ 204 sites au moment de la fusion avec Euralis[2]. À l'international, le groupe dispose de filiales et d'implantations en Ukraine, en Espagne, en Allemagne, au Maroc, au Mexique et en Côte d'Ivoire[19].
Voir aussi
modifierNotes et références
modifier- 1 2 3 4 5 6 7 « Maïsadour célèbre ses 90 ans : une histoire collective tournée vers l'avenir », maisadour.com.
- 1 2 3 4 5 6 « Site carrières Maïsadour », recrutement.maisadour.com.
- ↑ « Maïsadour enregistre un chiffre d'affaires d'1,4 milliard d'euros », Tema Agriculture & Terroirs.
- 1 2 3 « Historique de MAS Seeds », masseeds.fr.
- ↑ « Maïsadour rachète Delpeyrat », LSA.
- 1 2 « Maison Delpeyrat », maisadour.com.
- ↑ « Foie gras : Delpeyrat remonte la pente », Réussir - Les Marchés.
- ↑ « Maïsadour cède Comtesse du Barry à un quatuor d'entrepreneurs », Le Journal des Entreprises.
- 1 2 « Le Groupe Maïsadour cède Comtesse du Barry à un consortium d'industriels français », The CFI Group.
- ↑ « Les jardineries Maïsadour deviennent Gamm Vert », LSA.
- ↑ « Maïsadour a vendu son activité jardineries et motoculture », Agrodistribution.
- ↑ « Maïsadour : le rapprochement avec Terres du Sud en stand-by, celui avec Terrena, stoppé », Agro Matin.
- 1 2 « Maïsadour », Résonance, réseau RSE en Nouvelle-Aquitaine.
- 1 2 « Coopératives agricoles : la fusion Euralis-Maïsadour autorisée sous conditions », Boursorama.
- 1 2 « Le projet de fusion d'Euralis et de Maïsadour validé par l'Autorité de la concurrence, sous conditions », Le Journal des Entreprises.
- ↑ « Foie gras, saumon, épicerie fine… Comtesse du Barry cédée par Maïsadour à un consortium du Sud-Ouest », LSA.
- 1 2 « La fusion d'Euralis et Maïsadour validée sous conditions », La France Agricole.
- ↑ « Coopératives agricoles : l'Autorité de la concurrence donne son feu vert à la fusion des géants Euralis et Maïsadour, sous conditions », France 3 Occitanie.
- 1 2 3 « Maïsadour », Coop FR.
- ↑ « Les chiffres clés », maisadour.com.
A illustrer
modifierLoire Atlantique
modifierLandes
modifier- Soussieux : article Lüe : voir pluriel d'airial (airials)
- Menhir de Méniche (Classun)
- Menhir de Larqué (Buanes)
- Hôtel de Bourrouilhan à Saint-Sever (21 rue du général Lamarque)
- Tonne
Mont-de-Marsan
modifier- Cimetière du centre :
- adjudant René Darbins : né le 1er octobre 1920 à Mont-de-Marsan, mort aux commandes de son Spitfire le 19 août 1942 à l'âge de 21 ans lors du raid de Dieppe6 ;
- Autres :
- Parleboscq, Escalans, Gabarret, Rimbez-et-Baudiets, Estigarde, Baudignan, Arx, Herré, Mauvezin-d'Armagnac
- Villa Gallo romaine de Séviac (Gers)
- Site des neuf fontaines
- Ostabat
- Bétharram
A faire
modifierRéseau des sites protégés et remarquables d'importance locale :
- Coteau du Moulin (Pimbo, )
- Marais du Plata (Sore)
- Etang des Neuf Fontaines (Bostens)
- Saligues de l'Adour (Bordères-et-Lamensans)
- Etang du Houa (Saint-Michel-Escalus)
- Retenues collinaires du Brosseau et du Bahus (Miramont-Sensacq)
- Lagune de Latapy (Souprosse)
- Forêt de Maumesson (Geaune, Mauries, Miramont-Sensacq)
- Réserve naturelle de Lesgau
- Etang Noir
- Malloueyere
- Site d'Arjuzanx
- Courant d'Huchet
- Zone humide du Métro