Utilisateur:Lyokoï/Brouillon5

Un marqueur du discours ou marqueur discursif[1], est un mot ou une phrase qui sert à gérer le flux du discours, à lier ses composants et à mieux le structurer. Puisqu'ils fonctionnent au niveau du discours (soit une suite d'énoncés), les jalons de discours restent relativement indépendants de la syntaxe, et ne tendent pas à modifier le sens fondamental de la phrase.

Parmi des exemples de jalons de discours en français on compte les particules et connecteurs (oh, eh bien, maintenant, alors, là, OK, vous savez, je pense, je veux dire, écoute, parce que, et, mais, ou…).

Il est notable que le langage familier parlé contient plus de ces éléments que les écrits formels. Les langues des sourds ont aussi recours aux marqueurs de discours[2].

Dénomination

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Le marqueur discursif souffre d’une hétérogénéité terminologique qui en complique l’étude[3]. Il est aussi appelé, en fonction des auteurs et autrices : jalon de discours, marqueur pragmatique, mot du discours, particule discursive, connecteur discursif, ponctuant, ligateur énonciatif[3], tic de langage…

En anglais, on trouve notamment : confirmation seekers, turn takers, topic switchers, hesitation markers, commentary pragmatic markers[3]…

« La plupart des marqueurs temporels et modaux font preuve d’une grande flexibilité sémantique, qui se manifeste à travers leurs emplois dans des contextes différents » : marqueurs de modalisation (le fait de présenter sa pensée comme incertaine, sujette au doute : j'estime, il se peut, je crois), de subjectivation (le fait de présenter sa pensée comme une opinion personnelle : d'après moi, je pense), d'autorité (énumération de données, connecteurs[4] construisant un ethos de pédagogue)[5].

Tic de langage

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Ce qui est appelé « tic de langage » peut correspondre à deux phénomènes, s’il est montré que l’expression est effectivement plus fréquente : il s’agit d’une mode, qui durera plus ou moins longtemps selon que les personnes abandonnent cette expression sans que les générations suivantes ne l’emploient à leur tour d’une part, ou d’autre part, l’expression est en train de devenir un marqueur discursif. On parlera à cet égard de pragmaticalisation. On peut s’interroger à cet égard sur le devenir de « du coup » [ réf à ABOUDA, Lotfi. L’émergence du marqueur méta-discursif du coup : de la conséquence à l’actualisation énonciative. Langages, 2022/2 N° 226, p.99-116. DOI : 10.3917/lang.226.0099. URL : https://shs.cairn.info/revue-langages-2022-2-page-99?lang=fr ].

Notes et références

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  1. ↑ Gaétane Dostie, Claus D. Pusch, « Présentation. Les marqueurs discursifs. Sens et variation », Langue française, no 154,‎ , p. 3
  2. ↑ Erreur de référence : La balise ouvrante <ref> est mal formée ou a un mauvais nom.
  3. 1 2 3 Elena Vladimirska, Jelena Gridina et Daina Turlā-Pastare, « Les marqueurs discursifs du français : un regard croisé sur une catégorie controversée », Linguistics: Germanic & Romance Studies / Kalbotyra: Romanu ir Germanu Studijos, no 74,‎ , p. 268–285 (DOI 10.15388/Kalbotyra.2021.74.14, lire en ligne, consulté le )
  4. ↑ Expressions marquant le contraste, la causalité, la reformulation (dit autrement, en d'autres mots…)
  5. ↑ Walter De Mulder, Jesse Mortelmans, Tanja Mortelmans, Marqueurs temporels et modaux en usage, Rodopi, , p. 435

Voir aussi

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Bibliographie

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  • Gaétane Dostie, Les marqueurs discursifs, Larousse, 2007
  • Jean-Claude Anscombre, Voix et marqueurs du discours : des connecteurs à l'argument d'autorité, ENS Éditions, 2017

Liens externes

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