Utilisateur:Missmeure/Brouillon
| Nom de naissance | Justin Itoko |
|---|---|
| Naissance | Yaoundé, Cameroun |
| Activité principale | Auteur-compositeur-interprète, multi-instrumentiste, arrangeur, réalisateur, producteur |
| Genre musical | Musiques du monde, jazz, soul, afro-rock, musiques africaines |
| Instruments | Voix, basse électrique, guitare, piano, percussions |
| Années actives | Depuis 2011 |
| Labels | Disques Nuits d'Afrique, Productions Miss Meuré |
Just Wôan, de son vrai nom Justin Itoko, est un auteur-compositeur-interprète, multi-instrumentiste, arrangeur, réalisateur et producteur d'origine camerounaise établi à Montréal, au Québec. Sa musique associe notamment des traditions d'Afrique centrale au jazz, à la soul, à la pop, au rock et aux musiques du monde. Une partie importante de son répertoire est interprétée en bafia.
Il commence sa carrière discographique en 2011 avec Des reines. Invité aux Francofolies de Montréal en 2012, il choisit ensuite Montréal comme port d'attache[1]. Il publie ensuite notamment Ikomo, A Second Chance et Tata. À partir de la fin des années 2010, il développe également le collectif Bantü Salsa, consacré à la rencontre entre les musiques d'Afrique centrale et les musiques afro-latines, puis le duo IKOUM.
Biographie
modifierJeunesse et débuts au Cameroun
modifierJustin Itoko grandit à Yaoundé, au Cameroun. Musicien autodidacte, il développe sa pratique à l'oreille et apprend à jouer de plusieurs instruments, dont la guitare, la basse, le piano et les percussions.
Son nom de scène trouve son origine dans la graphie « Just-1 », qu'il utilisait à ses débuts. Lors d'un passage dans une émission de découverte de la télévision camerounaise, le nom est lu à l'antenne en anglais comme « Just One ». Il conserve par la suite cette sonorité en adoptant la graphie Just Wôan[1].
La Cameroon Radio Television situe ses premiers passages à la télévision camerounaise au milieu des années 2000 et revient sur cette période dans un portrait publié à l'occasion de la sortie de Tata[2].
Il amorce sa carrière discographique en 2011 avec l'album Des reines.
Installation au Québec
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En 2012, Just Wôan est invité aux Francofolies de Montréal. À la suite de cette expérience, il choisit Montréal comme port d'attache[1].
Au cours des années suivantes, il se produit sur plusieurs scènes et festivals québécois, notamment les Francofolies de Montréal, le Festival international de jazz de Montréal, le Festival international Nuits d'Afrique, le Festival d'été de Québec et le FestiVoix de Trois-Rivières[3].

Cette période marque son implantation progressive dans le milieu musical montréalais et québécois.
Carrière musicale
modifierDes reines et Ikomo
modifierAprès Des reines en 2011, Just Wôan poursuit son travail autour des langues et des traditions musicales camerounaises tout en intégrant des influences jazz, soul, pop et musiques du monde.
Son projet discographique suivant, Ikomo, développe notamment l'usage des harmonies vocales et le dialogue entre les sonorités d'Afrique centrale et différentes influences contemporaines.
Dans une critique publiée dans Le Devoir, Yves Bernard souligne son travail vocal, ses harmonies et la diversité musicale du disque[4].
Le même journal retient ensuite Ikomo dans une sélection consacrée aux disques de musiques du monde[5].
Lors de la sortie de son troisième album, plusieurs sources présentent sa discographie précédente comme Des reines (2011) et Ikomo (2015)[6].

En 2015, il se produit notamment au Festival international de jazz de Montréal.
En août de la même année, il donne un concert au Théâtre Rialto de Montréal avant une tournée européenne[7].
Reconnaissance critique
modifierLe travail vocal de Just Wôan fait l'objet de plusieurs commentaires dans la presse québécoise.
Dans un article consacré au Festival international de jazz de Montréal, Yves Bernard du Devoir le décrit comme un « trésor caché » et caractérise alors sa musique comme un afro-rock folk et funky[8].
Dans une autre critique publiée en 2016, Bernard souligne l'étendue de son registre, sa capacité à passer des graves aux registres aigus, son travail d'harmonisation vocale et ses qualités de multi-instrumentiste[9].
En 2017, dans un portrait consacré à l'artiste, le même journaliste rapproche certains aspects de son chant de Lokua Kanza, Ismaël Lô et Zap Mama, tout en s'intéressant à sa volonté d'intégrer la langue bafia à la soul, au jazz, au blues, à la pop et au rock[10].
A Second Chance
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En 2017, Just Wôan publie son troisième album, A Second Chance, sous l'étiquette Disques Nuits d'Afrique.
La Bibliothèque et Archives nationales du Québec répertorie officiellement l'album comme publié à Montréal par Disques Nuits d'Afrique en 2017, sous le numéro de catalogue AFR2-2135[11].
Le média professionnel Qui fait Quoi annonce également la sortie de l'album par Disques Nuits d'Afrique[12].
BAnQ attribue à Just Wôan sur cet enregistrement les fonctions de compositeur, parolier, chanteur et instrumentiste et indique notamment le chant, la guitare acoustique, la basse, les percussions et le clavier. Le disque comprend dix titres et est principalement chanté en bafia, avec également de l'anglais[13].
La genèse de l'album est liée à l'expérience vécue par le musicien lors des attentats de Bruxelles du 22 mars 2016. Alors qu'il se trouve en transit à l'aéroport de Bruxelles-Zaventem, il est confronté aux événements. Cette expérience influence sa réflexion et l'écriture du disque[14].
Radio-Canada décrit l'album comme un projet abordant notamment les migrations, les inégalités et la relation de l'artiste avec l'Afrique[15].
Radio Canada International lui consacre également un sujet présentant A Second Chance comme un album portant des valeurs de solidarité et de fraternité[16].
En juin 2017, Just Wôan présente le répertoire de l'album au Festival international de jazz de Montréal[17].

Il se produit également au Festival international Nuits d'Afrique. Le Devoir consacre un compte rendu à l'une de ses prestations, dans lequel l'artiste alterne chant et basse électrique au sein d'une formation en quatuor[18].
La même année, RFI le reçoit dans Musiques du monde à l'occasion de la 38e édition du Festival international de jazz de Montréal[19].
Productions Miss Meuré et Bantü Salsa
modifierJust Wôan fonde à Montréal Productions Miss Meuré, structure avec laquelle il développe ses propres projets ainsi que des collaborations artistiques.
Dans un portrait publié en 2020 par le magazine de la SOCAN, il explique avoir créé son label afin de disposer d'un espace permettant le développement de projets artistiques plus expérimentaux[1].
En 2019, il développe Bantü Salsa, un projet collectif consacré au dialogue entre rythmes d'Afrique centrale, salsa, jazz et musiques afro-latines.
Bantü Salsa se distingue notamment par l'intégration d'instruments africains comme la kora à des arrangements de cuivres, de piano et de percussions associés à la salsa. Just Wôan compose le répertoire et travaille notamment sur les textes, les mélodies, les orchestrations, les lignes de basse et les structures rythmiques[1].
Le premier album du collectif, Kessaï, paraît en mars 2020.
Le magazine de la SOCAN consacre la même année un long portrait à Bantü Salsa à l'occasion de sa participation au Festival international Nuits d'Afrique[1].
Le projet mène ensuite au développement du spectacle Racine.
Tata
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En janvier 2023, Just Wôan revient à une formule solo avec Tata. Le titre signifie « père » en langue bafia.
Touki Montréal décrit le disque comme un projet plus personnel, composé de treize chansons et abordant notamment la figure paternelle, la terre natale et différents éléments du parcours de l'artiste[20].
La Cameroon Radio Television consacre également un portrait à l'artiste à l'occasion de cette sortie et revient sur son parcours entre le Cameroun et le Canada[21].
Le spectacle Tata adopte notamment une formule acoustique centrée sur la voix et la guitare.

En septembre 2024, Just Wôan est reçu dans le Grand Studio de RFI pour une session de l'émission Musiques du monde. Il y interprète notamment Tata, Rapha et Ma'a Biabi en formule guitare-voix[22].
RFI décrit également l'utilisation par Just Wôan d'une technique de guitare en tapping dans cette formule acoustique[23].
Carrière internationale avec Bantü Salsa
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Avec Bantü Salsa, Just Wôan développe des activités à l'extérieur du Canada.
En 2021, le collectif figure dans la programmation du World Music Festival @ Taiwan[24][25].
En 2023, Bantü Salsa effectue une série de prestations en Chine.
Le groupe est notamment programmé au Blue Note Beijing. Le média anglophone The Beijinger présente Bantü Salsa comme une formation montréalaise créée par Just Wôan et combinant des influences africaines, latines et jazz[26].
La tournée comprend également une participation au Montreux Jazz Festival China 2023[27].
IKOUM
modifierJust Wôan développe également IKOUM, un duo avec la harpiste, chanteuse et multi-instrumentiste Kamila Nasr.
Le projet repose notamment sur un dialogue entre la harpe, la basse électrique et les voix des deux artistes, avec des influences issues du jazz, des musiques du monde, de la musique actuelle et de différentes traditions culturelles.
En 2026, IKOUM figure notamment dans la programmation des Productions Nuits d'Afrique au Club Balattou à Montréal.
Style musical
modifierLa musique de Just Wôan est caractérisée par la rencontre entre plusieurs traditions musicales africaines et occidentales.
La langue bafia occupe une place importante dans son travail. Dans un portrait publié par Le Devoir, il explique chercher à intégrer cette langue à différents univers contemporains, notamment la soul, la pop, le jazz et le blues[10].
Multi-instrumentiste autodidacte, il pratique notamment la basse électrique, la guitare, le piano et les percussions[1].
Son travail évolue selon les projets : jazz, soul et musiques d'Afrique centrale dans une partie de sa discographie solo, influences pop et rock sur A Second Chance, formule acoustique et tapping à la guitare dans Tata, puis salsa, jazz, cuivres et rythmes afro-latins avec Bantü Salsa.
Son travail vocal est également un élément récurrent de sa réception critique. Le Devoir souligne notamment son registre étendu et ses harmonisations vocales[28].
Discographie
modifierPrincipaux projets
modifier- Just Wôan — carrière solo
- Bantü Salsa — projet collectif créé par Just Wôan
- Tata — projet solo acoustique
- IKOUM — duo avec Kamila Nasr
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 5 6 7 Philippe Renaud, « Bantü Salsa, révélation du Festival international des Nuits d'Afrique », sur Paroles & Musique — SOCAN, (consulté le )
- ↑ Dania Ebongue, « Just Wôan invoque Tata, son nouvel album », sur Cameroon Radio Television, (consulté le )
- ↑ Réda Benkoula, « Just Wôan lance A Second Chance », sur L'Initiative, (consulté le )
- ↑ Yves Bernard, « Ikomo, Just Wôan », sur Le Devoir, (consulté le )
- ↑ Yves Bernard, « Les cinq meilleurs disques de musiques du monde en 2014 », sur Le Devoir, (consulté le )
- ↑ « Les Disques Nuits d'Afrique sortent l'album « A Second Chance » de Just Wôan », sur Qui fait Quoi, (consulté le )
- ↑ Réda Benkoula, « Just Wôan au Rialto : Un dernier spectacle à Montréal avant une tournée européenne », sur L'Initiative, (consulté le )
- ↑ Yves Bernard, « Festival international de jazz - La mémoire et l'énergie », sur Le Devoir, (consulté le )
- ↑ Yves Bernard, « A Second Chance — Just Wôan », sur Le Devoir, (consulté le )
- 1 2 Yves Bernard, « Just Wôan, chanter pour un monde équitable », sur Le Devoir, (consulté le )
- ↑ « A second chance / Just Wôan », sur Bibliothèque et Archives nationales du Québec, (consulté le )
- ↑ « Les Disques Nuits d'Afrique sortent l'album « A Second Chance » de Just Wôan », sur Qui fait Quoi, (consulté le )
- ↑ « A second chance / Just Wôan », sur Bibliothèque et Archives nationales du Québec, (consulté le )
- ↑ Catherine François, « Just Wôan, celui qui chante pour un monde meilleur », sur Radio-Canada, (consulté le )
- ↑ Catherine François, « Just Wôan, celui qui chante pour un monde meilleur », sur Radio-Canada, (consulté le )
- ↑ Raymond Desmarteau, « Un troisième album qui prône des valeurs de solidarité et de fraternité », sur Radio Canada International, (consulté le )
- ↑ « Festival de Jazz : Just Wôan saisit sa (seconde) chance », sur Touki Montréal, (consulté le )
- ↑ Yves Bernard, « Les acrobaties de Just Wôan à Nuits d'Afrique », sur Le Devoir, (consulté le )
- ↑ « 38ème édition du Festival International de Jazz de Montréal », sur RFI, (consulté le )
- ↑ « Just Wôan présente « TATA », son nouvel album », sur Touki Montréal, (consulté le )
- ↑ Dania Ebongue, « Just Wôan invoque Tata, son nouvel album », sur Cameroon Radio Television, (consulté le )
- ↑ Laurence Alloir, « Session Live : Just Wôan / Muddy Gurdy », sur RFI, (consulté le )
- ↑ Laurence Alloir, « Session Live : Just Wôan / Muddy Gurdy », sur RFI, (consulté le )
- ↑ « World Music Festival 2021 – 6th Edition Taiwan », sur Music Press Asia, (consulté le )
- ↑ « World Music Festival @ Taiwan reveals 2021 program », sur World Music Central, (consulté le )
- ↑ « Bantü Salsa at Blue Note », sur The Beijinger, (consulté le )
- ↑ « MJFC 2023 », sur Montreux Jazz Festival China (consulté le )
- ↑ Yves Bernard, « A Second Chance — Just Wôan », sur Le Devoir, (consulté le )
- ↑ « A second chance / Just Wôan », sur Bibliothèque et Archives nationales du Québec, (consulté le )
Liens externes
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