Utilisateur:Njulliard/Radu ZERO

Radu Zero est un artiste visuel et cinéaste expérimental suisse d'origine roumaine. Actif depuis le début des années 2000, il développe une pratique à la croisée du cinéma expérimental, de l'art vidéo, de la performance et de la création musicale.

Après une première activité consacrée à la peinture et à l'installation, il se tourne vers le cinéma, où il réalise des œuvres mêlant fiction, documentaire, images d'archives et création sonore. Ses films sont régulièrement présentés sous la forme de ciné-concerts, d'installations ou de performances audiovisuelles, en collaboration avec des musiciens tels que Nicolas Julliard (Fauve, Nicolas Nadar), Natacha Atlas, Bill Laswell, Josh Werner ou Bohren & der Club of Gore.

Son travail est principalement consacré aux rapports entre image, mémoire et territoire. Ses œuvres ont été présentées dans des cinémas, festivals et institutions culturelles en Suisse, en Roumanie et à l'international, notamment au Rolex Learning Center de l'EPFL, à la Villa Moyard (Morges), au Cinéma Spoutnik, aux Cinémas du Grütli, au Centre culturel Reduta[1] de Brașov et au Green Hours de Bucarest.

Biographie

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Né à Bucarest en 1977, Radu Zero se forme très tôt aux arts plastiques, dans un milieu familial marqué par la création artistique. Durant la fin des années 1980, dans un contexte de censure cinématographique en Roumanie, il fréquente des cercles de projection clandestins où circulent des copies de films occidentaux de genre, doublés artisanalement en roumain. Cette expérience développe son intérêt pour la contre-culture, le caché et la mémoire des images[2].

En 1991, après la chute du régime de Nicolae Ceausescu, il rejoint sa mère installée à Lausanne, en Suisse. Il s’oriente d’abord vers la peinture et la performance contemporaine, présentant entre 1990 et 2000 une vingtaine d’expositions personnelles. Ses premières collaborations avec des musiciens ouvrent son travail aux relations entre image et son.

En 2001, lors d’un séjour sur l’île de Rhodes, il tourne ses premières images vidéo au sein de ruines antiques. Ce premier essai, intitulé Kalithea, marque sa transition vers le cinéma d’art et inaugure un parcours consacré à l’expérimentation visuelle. Sur invitation de l’artiste Simion Moldovan, il expose Kalithea à la galerie Simeza de Bucarest, où la presse lui attribue le surnom « ZERO », qu’il adopte comme pseudonyme artistique.

Développée en dialogue étroit avec des musiciens, son œuvre entretient des collaborations régulières avec Nicolas Julliard (Fauve, Nicolas Nadar), Natacha Atlas, Bill Laswell, Josh Werner et Bohren & der Club of Gore. Présentés dans des cinémas, centres d'art et institutions culturelles en Suisse et à l'étranger, ses films explorent les possibilités de rencontre entre cinéma, musique et arts visuels, dans une pratique où chaque projection peut donner lieu à une nouvelle configuration de l'œuvre.

Ses œuvres ont été diffusées dans des salles et contextes liés aux cinémas de recherche et aux arts vivants, notamment au Rolex Learning Center et à la Villa Moyard (Morges), ainsi qu’à l’Arsenic, au Grütli, à l’Usine PTR, au Zinéma, au Cinéma Spoutnik, au SAS, au CityClub, au Théâtre 2.21 et à La Datcha (Suisse), au musée d'ethnographie de Quito ( Ecuador ), dans les maisons culturelles de Buenos Aires et de Hambourg,  puis au Green Hours, au Reduta et au Clubul Țăranului (Roumanie).

Carrière artistique

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Débuts et premiers films (2001 - 2010)

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En 2003, il est invité au Lausanne Underground Film Festival (LUFF), où il présente une carte blanche composée de Kalithea et Île aux abeilles, accompagnés d’une performance musicale live[3].

En 2007, il réalise son premier long métrage, Ghosts Gate, tourné en Thaïlande, une fiction-documentaire inspirée de légendes locales. Ce film autofinancé établit les principes de son esthétique, articulant narration, expérimentation visuelle et musique live[4].

Son deuxième long métrage, Gold (2008), met en abyme les codes de la représentation féminine dans le cinéma de genre. Cette même année, Rui Nogueira, directeur du CAC Voltaire à Genève, lui consacre une rétrospective en deux soirées.

En 2010, il fonde son label de production ZEROSTOCFILM.

Consolidation (2011 - 2018)

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En 2011, il tourne Black Sea Coast en Roumanie, avec la participation de l’écrivain lausannois Marius Daniel Popescu. Présenté en tournée en Suisse et en Roumanie, le film associe images et musique live[5].

En 2016, invité en résidence en Transylvanie par le Centre Reduta et la ville de Brașov, il présente Malaysia, Liquid Glass in the Rainforest sous forme d’installation. La même année, il débute Sleeper Hits: Tropical Abstractions[6], projet filmique extensible en collaboration avec le musicien suisse Nicolas Julliard (alias Fauve, Nicolas Nadar). Conçu pour évoluer par ajouts successifs et être présenté en ciné-concert, ce projet sera diffusé à partir de 2017 dans divers festivals et cinémas en Suisse et en Roumanie.

En 2018, Sleeper Hits est présenté en première suisse au Cinéma CityClub de Lausanne[7].

Collaborations et projets récents (2019 - 2026)

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En 2019, il collabore avec la chanteuse Natacha Atlas[8] sur le court métrage musical Inherent Rhythm[9], tourné en Andalousie et produit par ZEROSTOCFILM. La même année, il présente Sleeper Hits au Cinéma Spoutnik de Genève, lors d’une soirée programmée par Asia Argento.

En 2021, il crée Black Is the Color[10], court métrage musical conçu comme une allégorie de la disparition de l’art événementiel durant la pandémie de COVID-19. La même année, il présente Bucharest After the Rain[11] lors du Archiva Film Festival en Équateur et dans plusieurs centres culturels internationaux[12].

En 2022, il réalise Danger Road, film musical pour le bassiste Josh Werner sur un arrangement de Bill Laswell, et présente une nouvelle version de Sleeper Hits au Rolex Learning Center, dans le cadre de la Nuit des Musées de Lausanne.

En 2023, il réalise Sag Mir, Wie Lang pour le groupe Bohren & der Club of Gore, produit sous ZEROSTOCFILM et diffusé par le label PIAS[13].

En 2024, il dévoile Ada Kaleh,[14] film expérimental consacré à l’île Ada Kaleh, engloutie sous le régime de Ceaușescu. Œuvre composite mêlant archives, imagerie scientifique et fiction, ce projet est présenté en avant-première à la Villa Moyard, centre d’art contemporain de Morges.

Filmographie sélective

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  • Kalithea (2001, court métrage)
  • Île aux abeilles (2002, court métrage)
  • Ashes (2006, moyen métrage)
  • Ghosts Gate (2007, long métrage)
  • Gold (2008, long métrage)
  • Black Sea Coast (2012, long métrage)
  • Malaysia, Liquid Glass in the Rainforest (2016, film d’art vidéo)
  • Sleeper Hits: Tropical Abstractions (2017-2022, long métrage évolutif)
  • Inherent Rhythm (2019, court métrage musical)
  • Black Is the Color (2021, court métrage musical)
  • Danger Road (2022, court métrage musical)
  • Sag Mir, Wie Lang (2023, court métrage musical)
  • Ada Kaleh (2024, moyen métrage musical)
  • ADA KALEH (2025, long métrage musical en deux actes)

Distinctions

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  • Prix de la meilleure photographie et du meilleur film expérimental, World Film Carnival[15] (Singapour, 2021).
  • Prix de la meilleure création et de la meilleure photographie, Halicarnassus Film Festival ([16]Bodrum, Turquie, 2021).
  • Sélections officielles et nominations : Hollywood Screenings Film Festival (Los Angeles, États-Unis, 2021), Rome Music Video Awards (2021), Golden Merlion Awards (Singapour, 2022), Bangkok Movie Awards Gala (Thaïlande, 2025) et Boden International Film Festival (catégorie « Meilleur film expérimental »).
  • Prix du meilleur court métrage expérimental, Macaw International Film Festival[17].
  • Prix de la meilleure vidéo musicale et de la meilleure photographie, Kuwait Indie Film Fest.[18]
  • Prix de la meilleure photographie, Ukrainian Dream Film Festival, Taiwan International Film Festival, Monza Film Festival[19](Italie), Golden Peacock Film Festival (Inde) et Paradise Film Festival (Cologne, Allemagne).
  • Prix du meilleur film postmoderne, Bangkok Movie Awards (Thaïlande, 2025).

Collaborations notables

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Notes et références

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  1. ↑ (ro) « Centrul Cultural Reduta prezintă primul proiect internațional din acest an - Stiri Brasov - News Brasov », (consulté le )
  2. ↑ « Radu Zero », sur swissfilms (consulté le )
  3. ↑ « Cinéma CityClub Pully », sur www.cityclubpully.ch (consulté le )
  4. ↑ « Sleeper Hits : Tropical Abstractions | », sur sh-ta.world (consulté le )
  5. ↑ « Radu Zero | Les Cinémas du Grütli », sur www.cinemas-du-grutli.ch (consulté le )
  6. ↑ François Barras, « Article du quotidien suisse 24 Heures »,
  7. ↑ « Cinéma CityClub Pully », sur www.cityclubpully.ch (consulté le )
  8. ↑ « Natacha Atlas chante l’Amérique des sables - Le Temps », www.letemps.ch,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )
  9. ↑ « Natacha Atlas-Radu Zéro: Black is the color », sur rts.ch, (consulté le )
  10. ↑ « Natacha Atlas-Radu Zéro: Black is the color », sur rts.ch, (consulté le )
  11. ↑ « Cinéma CityClub Pully », sur www.cityclubpully.ch (consulté le )
  12. ↑ « Natacha Atlas chante l’Amérique des sables - Le Temps », www.letemps.ch,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )
  13. ↑ Olivier, « Bohren Und Der Club Of Gore cape les nuits lausannoises », sur Sun Burns Out, (consulté le )
  14. ↑ « Sleeper Hits : Tropical Abstractions | », sur sh-ta.world (consulté le )
  15. ↑ (en) « Radu Zero », sur FilmFreeway (consulté le )
  16. ↑ « Session 13 – HALICARNASSUS FILM FESTIVAL », sur www.hffestival.com (consulté le )
  17. ↑ (en) Tokyo Cine Mag, « SAG MIR, WIE LANG - A Film by Radu ZERO », sur Tokyo Film Festival, (consulté le )
  18. ↑ (en) « Radu Zero », sur FilmFreeway (consulté le )
  19. ↑ (it) « Old Edition – Monza Film Fest » (consulté le )

Liens externes

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Presse:

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Radio et télévision

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Entretiens et site officiel

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