Utilisateur:Robur15/Brouillon
Espèces rencontrées
modifierEn France métropolitaine, on rencontre seulement 6 espèces de termites bien établies (il y en a plus de 2600 dans le monde), et une partie d'entre-elles sont des espèces introduites.
Parmi ces 6 espèces, 5 sont des espèces dites « souterraines » du genre Reticulitermes, c'est à dire des termites qui nichent en sous-sol. Ils ne construisent pas de termitière à la surface comme le fond les espèces tropicales. Ils remontent dans le bois mort dont ils se nourrissent. Ces termites sont des décomposeurs importants dans les forêts où ils sont présents, et à ce titre ils jouent un rôle important dans le recyclage de la matière végétale. Pour cette raison, ces termites peuvent tous causer des dégâts importants aux bâtiments en bois, qu'ils ne différencient pas arbres morts. À l’origine restreints à une petite partie de la France, ils se sont largement propagés au-delà de leurs aires de répartition naturelle par les activités humaines. Plusieurs espèces cohabitent ensembles dans certaines agglomérations, comme Bordeaux ou Marseille.
La sixième espèce, Kalotermes flavicolis est une espèce dite de « bois sec », qui niche directement dans le bois mort asséché qu'elle consomme.
Il existe une seconde espèce de termites de « bois sec » recensée (soit une septième en tout), mais c'est une espèce tropicale, Cryptotermes brevis, découverte une douzaine de fois dans des habitations à la suite d'importations accidentelles. Cette espèce ne se répand pas sous climat tempéré.
Le genre Reticulitermes
modifierLe termite de Saintonge (anciennement R. santonensis) est une espèce originaire d’Amérique du Nord. Elle a été introduite accidentellement en Charente Maritime par les importations maritimes il y a plusieurs siècles. On la trouve entre le nord de la Gironde et la Vendée. Ce termite sévit aussi plus au nord : vallée de la Loire, Bretagne, Normandie, Région parisienne, Centre et Nord. Il remonte la Garonne et le Tarn (Albi) et suit la côte jusqu´au Pays basque. C'est le termite le plus répandu en France. Il cause de nombreux dégâts aux bâtiments. Il peut se distinguer des autres espèces par des particularités morphologiques visibles au moyen d’une loupe binoculaire.
Le termite des Landes, vit essentiellement dans les forêts du bassin aquitain et de la Charente Maritime, mais quelques infestations ont été signalées en zones urbaine de régions situées plus au nord (Poitou-Charente, Centre).
Le termite de Banyuls, vit dans le Roussillon et s’est désormais répandu jusqu’à Marseille.
Il vit dans les forêts côtières provençales, à partir de La Ciotat jusqu´à la frontière italienne. Sa sous-espèce Reticulitermes lucifugus corsicus se rencontre en Corse et en Sardaigne, ainsi que ponctuellement sur le continent (en zones urbaines).
C'est une espèce nouvellement décrite en 2003, qui a été découverte en zones urbaines dans le sud-est de la France (de la région de Marseille à l’ouest jusqu’à l’Italie à l’est). Il s’agit également d’une introduction accidentelle, probablement originaire d’Europe du Sud-Est.
Le genre Kalotermes
modifierLe termite à cou jaune, se rencontre essentiellement dans les départements du pourtour méditerranéen. Sa présence dans les bâtiments est anecdotique, et son développement a peu de conséquences économiques en comparaison avec celles des termites souterrains
Législation
modifierArticles connexes
modifierRéférences
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Consommation ancienne
modifierL'espèce était autrefois chassée et consommée en Provence et dans le Languedoc jusqu'au début du XXe siècle. Le nom de « couleuvre de Montpellier », ancien, indique probablement qu'elle fut un temps considérée comme l'une des curiosités culinaires de la ville ou de sa région. Elle était souvent appelée « anguille de terre ». Diverses espèces de couleuvres pouvaient se cacher sous ces appellations génériques, mais Malpolon monspessulanus était certainement l'espèce la plus consommée. Deux préparations sont connues. La première est une simple grillade en plein air, après écorchage et vidage, généralement pratiquée lors de sorties ou de chasses. C'était alors un met informel de pleine nature considéré comme typiquement masculin et généralement consommé par des groupes de jeunes amis. L'autre préparation est une recette de daube, plus féminine et destinée à la consommation familiale : le serpent était écorché et vidé, coupés en morceaux, trempé dans du vinaigre puis séché, on le faisait revenir avec des oignons, du thym, de la farine, du vin blanc et des tomates, suivi d'une cuisson longue en sauce. Cette recette est documentée notamment dans le Var.
Les serpents étant des animaux peu abondants dans leur environnement, avec un renouvellement lent des populations, il ne pouvait s'agir que d'un met occasionnel, en aucun cas une ressource alimentaire significative, et ces pratiques ont pu causer localement de fortes régressions des populations. Les serpents de France étant tous protégés de nos jours, ces pratiques ne sont plus autorisées, et elles avaient de toute façon progressivement disparues bien avant la protection des espèces.