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Changement climatique en 2025
Le changement climatique en 2025 désigne l’ensemble des phénomènes climatiques observés et des dynamiques scientifiques, politiques, économiques et sociales liées à l’évolution du climat au cours de l’année 2025. Cette période s’inscrit dans une trajectoire de réchauffement global amorcée depuis l’ère industrielle et confirmée par l’évolution des températures moyennes mondiales, des concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère et de l’intensification des événements météorologiques extrêmes. Selon l'Organisation météorologique mondiale (OMM), l’année 2025 présente une probabilité élevée de figurer parmi les années les plus chaudes jamais enregistrées à l’échelle planétaire.
Dans la continuité des tendances observées depuis les années 2010 et 2020, les systèmes climatiques terrestres montrent une accélération de plusieurs processus, notamment le réchauffement des océans, la fonte de la cryosphère et la dégradation des écosystèmes naturels. Les impacts socio-économiques associés — en particulier sur la sécurité alimentaire, la disponibilité en eau, la santé publique et les infrastructures — deviennent de plus en plus visibles et documentés.
L’année 2025 occupe également une place particulière dans la gouvernance climatique internationale. Elle correspond à une échéance importante dans le cadre de l’Accord de Paris, les Parties devant soumettre ou actualiser leurs contributions déterminées au niveau national (NDC) afin de renforcer leur ambition climatique. Cette étape intervient alors que les émissions mondiales de gaz à effet de serre demeurent élevées et que les trajectoires projetées indiquent un réchauffement global potentiellement supérieur à 2 °C d’ici la fin du siècle, en l’absence de politiques supplémentaires.
Les développements scientifiques en 2025 mettent l’accent sur l’amélioration des modèles climatiques, l’étude des rétroactions du système climatique — notamment celles liées au dégel du pergélisol et à la perte de glace de mer — ainsi que sur l’évaluation des risques de franchissement de points de bascule environnementaux. Parallèlement, les innovations technologiques dans les domaines de l’énergie, du stockage du carbone et de l’adaptation renforcent le rôle de l’ingénierie et des sciences appliquées dans les réponses possibles au réchauffement global.
État du climat en 2025
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1. Introduction générale
Contexte climatique mondial en 2025 : la planète arrive dans une phase où la barre des +1,5 °C est très proche, selon les prévisions. World Meteorological Organization +1
Tendances héritées des années précédentes : hausse continue des températures, fonte accrue des glaces, événements extrêmes plus fréquents.
Principaux enjeux pour 2025 : maintenir l’objectif de Accord de Paris (limite « bien en-dessous » de +2 °C, idéalement +1,5 °C) dans un contexte d’émissions toujours élevées. Wikipédia +1
État du climat en 2025
modifierTempératures mondiales
modifier2025, deuxième année la plus chaude de l'histoire
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La température moyenne près de la surface du globe s’établissait en 2024 à 1,55 °C ± 0,13 °C au-dessus de la moyenne préindustrielle, ce qui faisait de 2024 l'année la plus chaude de l'histoire, en raison principalement de l’épisode El Niño qui avait entraîné une hausse des températures mondiales en 2023 et 2024. Les conditions neutres de La Niña en 2025 qui a succédé à El Niño conduisent à une température moins élevée. De janvier à août 2025 elle s’établissait à 1,42 °C ± 0,12 °C, ce qui pourrait placer l'année 2025 deuxième ou troisième année la plus chaude[1].
État des émissions de gaz à effet de serre en 2025
modifierDe nombreux rapports, études ou analyses réalisés par les organisations internationales qui font référence en la matière (PNUE, OMM, AIE,…) ont été publiés avant la COP. Ces publications alertent toutes sur la trajectoire des émissions de gaz à effet de serre (GES) qui continuent à augmenter, et sur le fait que la fenêtre d'opportunité pour limiter le réchauffement à + 1,5 °C est en train de se refermer. Selon Carbon Brief, 2025 est « quasiment certain » d’être l’un des trois années les plus chaudes jamais enregistrées. Carbon Brief
Projection de la World Meteorological Organization (OMM) : 70 % de chance que la moyenne 2025-2029 dépasse +1,5 °C par rapport à l’ère pré-industrielle. World Meteorological Organization
Édition 2025 du rapport annuel du PNUE
modifierSelon le seizième « Emissions Gap Report », publié le , par le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), les émissions de gaz à effet de serre (GES) sont toujours bien trop importantes pour limiter la hausse des températures mondiales en dessous des seuils fixés par l'accord de Paris en 2015, soit « nettement en dessous de +2 °C » et si possible à +1,5 °C ». Les projections relatives au réchauffement climatique pour ce siècle, basées sur la mise en œuvre intégrale des contributions déterminées au niveau national (CDN), sont désormais de 2,3 à +2,5 °C, tandis que celles basées sur les politiques actuelles sont de +2,8 °C. À titre de comparaison, le rapport 2024 faisait état de 2,6 à +2,8 °C et +3,1 °C[2].
Bulletin GES 2025 de l'OMM
modifierL'édition 2025 du bulletin GES de l'Organisation météorologique mondiale (OMM) sur les concentrations atmosphériques des trois principaux GES persistants (à longue durée de vie) est publiée le . Les 11 années de 2015 à 2025 sont les plus chaudes jamais enregistrées en 176 ans d’observation, les trois dernières années occupant la tête du classement. Les concentrations de gaz à effet de serre qui avaient dépassé des records en 2024 ont continué à augmenter en 2025[1],[3].
- Émission annuelles mondiales de CO2[Note 1]
- Émission annuelles de CO2 pour 7 grands pays.
Dix ans de l’Accord de Paris
modifierRapport du Climate Change Committee (CCC, Royaume-Uni)
modifierLe Climate Change Committee (CCC), l’équivalent du Haut Conseil pour le Climat en France, publie le 25 juin 2025 son rapport annuel à l’intention du Parlement britannique sur les progrès dans la réduction des émissions de GES du Royaume-Uni par rapport à ses objectifs de réduction. les réductions annuelles moyennes des émissions de GES des pays du G20 sont notamment comparées entre avant et après l’adoption de l'Accord de Paris (périodes 1990-2015 versus 2015-2023)[4].
- pays qui ont réduit leurs émissions de GES depuis 2015 : la plupart des pays industrialisés et la Corée du Sud (-1,01 %/an). C’est le seul pays émergent du G20 à avoir réduit ses émissions sur la période 2015-2023 ;
- pays qui ont augmenté leurs émissions de GES depuis 2015 : Chine (+2,47 %/an), Inde (+2,85 %/an), Indonésie (+3,56 %/an), Russie (+2,13 %/an), Turquie (+2,53 %/an) ;
- pays qui ont enregistré une plus faible hausse annuelle 2015-2023 par rapport à 1990-2015 : Chine (+2,47 %/an contre +5,0 %/an), Arabie saoudite 0,85 %/an contre 4,74 %/an), Turquie (2,53 %/an contre 3,28 %/an) ;
- pays qui ont enregistré une plus forte réduction annuelle 2015-2023 par rapport à 1990-2015 : France (-2,19%/an contre -0,58 %/an), UK (-3,42%/an contre -1,66 %/an), UE (-2,30 %/an contre -0,91 %/an), Japon (-3,05 %/an contre -0,05 %/an)
Note d’analyse de l’Energy and Climate Intelligence Unit (ECIU, Royaume-Uni)
modifierOcéans
modifierLes océans continuent de jouer un rôle central dans le système climatique mondial en absorbant plus de 90 % de la chaleur excédentaire générée par l’effet de serre renforcé. En 2025, la température moyenne de surface des océans atteint ou dépasse les records mesurés depuis le début des observations satellitaires
Le rapport Ocean State Report 9 (OSR 9) détaille les changements observés dans les océans mondiaux et les mers régionales européennes, en mettant l'accent sur les années 2023 et 2024. Il indique qu'aucune partie de l'océan n'est épargnée par ce que l'ONU a qualifié de « triple crise planétaire » : changement climatique, perte de biodiversité et pollution. Le message clé qui ressort de l'OSR 9 est que tout est lié. Lorsque l'océan change, tout ce qui y est lié change également : les écosystèmes marins, la société et l'économie. tous les bassins océaniques connaissent une acidification rapide, une élévation du niveau de la mer et un réchauffement (en surface et en profondeur), sans compter qu'ils sont pollués par les déchets plastiques provenant de tous les continents.
- Au printemps 2024, la température mondiale des océans a atteint un niveau record de 21 °C, avec une accélération continue et régulière de la chaleur contenue dans les océans de 0,14 W/m² par décennie.
- L'Atlantique Nord-Est et les mers adjacentes se réchauffent deux fois plus vite que la moyenne mondiale, avec +0,27 °C par décennie depuis 1982.
- Les vagues de chaleur marines ont atteint des températures record en 2023 et 2024, dépassant les records de 2015 et 2016 de 0,25 °C.
https://marine.copernicus.eu/access-data/ocean-state-report/ocean-state-report-9
L’augmentation de la température de surface s’accompagne d’une acidification accrue. Les mesures du réseau international GOA-ON (Global Ocean Acidification Observing Network) indiquent une diminution continue du pH moyen des océans en 2025 par rapport aux niveaux préindustriels. Cette acidification affecte les organismes calcificateurs, en particulier les coraux et certains mollusques, fragilisant les écosystèmes marins. https://sdgs.un.org/partnerships/global-ocean-acidification-observing-network-goa
Un événement mondial de blanchissement corallien, débuté en 2023, se poursuit en 2025 selon la National Oceanic and Atmospheric AdministrationModèle:Réf web. Les récifs coralliens des Caraïbes, du Pacifique Ouest et de l’océan Indien figurent parmi les plus touchés, avec des taux de mortalité élevés dans certaines zones. Les impacts écologiques et socio-économiques sont importants, notamment pour les communautés dépendantes de la pêche et du tourisme.
L’augmentation de la chaleur océanique contribue également à l’élévation du niveau de la mer par dilatation thermique, en complément de l’apport d’eau provenant de la fonte des glaces. Les données du programme satellite altimétrique Sentinel-6 Michael Freilich indiquent une poursuite de la tendance haussière du niveau moyen des océans en 2025Modèle:Réf web.
Cryosphère
modifierLa cryosphère poursuit son déclin rapide en 2025. En Arctique, l’étendue estivale de la banquise figure parmi les plus faibles depuis le début des observations satellitaires en 1979 selon le National Snow and Ice Data Center (NSIDC). La diminution de la glace de mer réduit l’albédo régional, augmentant l’absorption de chaleur solaire et accélérant le réchauffement arctique, phénomène connu sous le nom d’« amplification arctique ». https://nsidc.org/sea-ice-today/analyses/2025-arctic-sea-ice-minimum-squeezes-ten-lowest-minimums
Gaz à effet de serre
modifierConcentrations atmosphériques
modifierLes concentrations de CO₂, CH₄ et N₂O continuent d’augmenter, repoussant les budgets carbone restants pour limiter le réchauffement. Statistiques du Développement Durable +1
Sources d’émissions
modifierLes politiques nationales montrent une certaine stabilisation ou baisse d’émissions dans certains grands pays, mais globalement les émissions restent trop élevées. newclimate.org +1
Puits de carbone
modifierLes puits naturels (forêts, océans) sont de plus en plus compromis, avec des zones qui basculent parfois de puits à source. Wikipédia +1
Science et recherche en 2025
modifierPublications majeures
modifierPar exemple, des études en début de l’année indiquent que plus de 30 % de l’Arctique pourrait devenir une source nette de CO₂.
Avancées technologiques
modifierApproches de modélisation améliorées pour les extrêmes climatiques (e.g., « downscaling » génératif) montrent la montée d’innovations dans le domaine.
Controverses scientifiques
modifierDébat autour de la sensibilité climatique (combien de réchauffement par tonne de CO₂) et des rétro-actions (pergélisol, glacier, albédo).
Suivi institutionnel
modifierMise à jour des trajectoires d’émissions mondiales et des scénarios par Climate Action Tracker.
Événements extrêmes et impacts observés
modifierÉvénements extrêmes
modifier(canicules, inondations, feux) de plus en plus fréquents et intenses.
Impacts environnementaux
modifier6 janvier : une étude publiée dans Nature Climate Change indique qu'un champignon pathogène (Entomophaga maimaiga) qui avait réussi à contrôler la défoliation causée par la spongieuse dans les forêts nord-américaines perdait de son efficacité en raison du changement climatique, qui rendait le climat plus chaud et plus sec. L'étude prévoit que cela entraînera une diminution significative de la biodiversité forestière et de la productivité des spongieuses, comme en témoigne l'augmentation récente de la défoliation. [38]
Ecosystèmes marins comme les récifs coralliens fortement affectés.
Impacts socio-économiques
modifierAugmentation des risques pour l’agriculture, la santé (chaleur, maladies), et la gestion des eaux.
Impacts géopolitiques
modifierDes pressions accrues sur les ressources (eau, terres cultivables), migrations climatiques potentielles.
Politiques climatiques mondiales
modifierGouvernance internationale
modifierEn 2025, les pays sont en pleine phase de soumission ou révision de leurs Contributions déterminées au niveau national (NDCs).
Politiques nationales marquantes
modifierCertaines grandes économies présentent des trajectoires de stabilisation ou légère baisse – mais les efforts restent insuffisants.
Respect des trajectoires climatiques
modifierLes scénarios actuels donnent un réchauffement probable de ~2,3-2,5 °C ou plus à la fin du siècle si rien ne change.
Économie et transition énergétique
modifierMarchés de l’énergie
modifierLe coût des renouvelables continue de baisser, mais la dépendance aux combustibles fossiles reste élevée dans de nombreux pays.
Énergies renouvelables
modifierIntensification des déploiements mais encore largement en décalage avec les besoins pour limiter le réchauffement.
Finance verte et carbone
modifierLes flux financiers pour l’adaptation et l’atténuation montent, mais les engagements ne couvrent pas encore les besoins.
Innovation industrielle
modifierTechnologies de capture du carbone, hydrogène vert, stockage d’énergie sont en montée mais pas encore massives.
Adaptation et atténuation
modifierStratégies d’adaptation
modifierPlans nationaux d’adaptation mis à jour en 2025 dans beaucoup de pays.
Focus sur infrastructures résilientes, zones côtières, agriculture.
Mesures d’atténuation
modifierRéductions d’émissions visant les secteurs énergie, transport, usage des sols.
Mise en place de marchés carbone ou de taxation du carbone dans certains pays.
Projets emblématiques
modifierGrandes initiatives lancées ou intensifiées en 2025 (ex. projets de forêt, de restauration de zones humides, de villes « résilientes »).
Politiques climatiques mondiales
modifierGouvernance internationale
modifierPolitiques nationales marquantes
modifierCertaines grandes économies présentent des trajectoires de stabilisation ou légère baisse – mais les efforts restent insuffisants.
Respect des trajectoires climatiques
modifierLes scénarios actuels donnent un réchauffement probable de ~2,3-2,5 °C ou plus à la fin du siècle si rien ne change
Mobilisation sociale et opinion publique
modifierLes mouvements pour le climat gagnent en visibilité.
Media & perception : la « normalisation » des extrêmes climatiques crée une prise de conscience mais aussi de la fatigue.
Litiges climatiques : montée des recours juridiques contre les gouvernements et les entreprises.
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Ces graphiques représentent l'évolution des émissions de gaz carbonique fossile. Le méthane, le protoxyde d'azote et les autres gaz à effet de serre ne sont pas pris en compte.
Références
modifier- 1 2 (en) « L’année 2025 devrait être la deuxième ou troisième année la plus chaude jamais enregistrée dans un contexte de tendance au réchauffement exceptionnellement intense », sur wmo.int, (consulté le ).
- ↑ (en) « Emissions Gap Report 2025 » [PDF], sur unep.org, (consulté le ).
- ↑ (en) « State of the Climate - Update for COP30 » [PDF], sur wmo.int, (consulté le ).
- ↑ « Journal de la COP-30 - Deuxième jour de la séquence de haut niveau – 7 novembre », sur citepa.org, (consulté le ).