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Abdallah ben Achour

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Présentation

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Abdallah ben Achour
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Biographie
Naissance

El Aïfou,- Algérie
Surnom
Alias Duechi/Quechi
Époque
1860
Nationalité
Française

Abdallah ben Achour (né vers 1860 à El Aïfou, près de Constantine, et mort après 1901 en Nouvelle-Calédonie) est un Algérien condamné aux travaux forcés et déporté au bagne de Nouvelle-Calédonie[1]. Son parcours reflète celui de nombreux Algériens transportés à la fin du XIXᵉ siècle. Il est l’ancêtre de la famille Guéchi, plus tard installée en Bourgogne, notamment à Chalon-sur-Saône.

Biographie

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Abdallah ben Achour [2] naît vers 1860 à El Aïfou, dans la région de Constantine, fils d’Achour et de Hadda Bent […]. Cultivateur illettré et de confession musulmane, il est condamné le 6 février 1889 par le tribunal criminel d’Alger à sept ans de travaux forcés pour vol qualifié et tentative de meurtre à l'encontre des intérêts français.

Après le rejet de son pourvoi le 18 septembre 1889, il est embarqué le 9 janvier 1890 à bord du navire Le Calédonien et arrive à Nouméa le 29 septembre de la même année. Affecté au dépôt central de l’Île Nou, il travaille dans divers ateliers et chantiers pénitentiaires. Il est promu en première classe en 1894, puis obtient une libération conditionnelle le 27 août 1901.

Bagne de l'île de Nou en Nouvelle-Calédonie vers 1860, vue d'artiste

Descendance :

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Ali Mohamed Guéchi[3] (1905, Nouméa – 1938, Chalon-sur-Saône) épouse Angèle Solange Palluet (1908–1996) le 2 mai 1925 à Chalon-sur-Saône.

Le couple a plusieurs enfants, tous nés en Bourgogne :

  • Roger Guéchi (1926–1944), né à Dijon, résistant et victime civile de la Seconde Guerre mondiale.[4]
  • Marcel Ali Guéchi (1925–1977), né et mort à Chalon-sur-Saône.
  • Paul André Guéchi (1927–1992), né et mort à Chalon-sur-Saône.
  • Pierre Guéchi (1930–2020), né et mort à Chalon-sur-Saône.
  • Jeannine Pauline Yamina Guéchi (1931–1988), née et morte à Chalon-sur-Saône.

Contexte historique

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La région de Constantine est profondément marquée au XIXᵉ siècle par plusieurs insurrections contre la domination coloniale française.

En 1849, la révolte de Zaatcha, dirigée par Bou Ziyan, éclate près de Biskra. Il s’agit d’un soulèvement de nature religieuse (de type mahdien) contre l’occupation française.

Plus tard, en 1871, une vaste insurrection menée par Mohamed El-Mokrani et la confrérie soufie de la Rahmaniyya s’étend de la Kabylie jusqu’aux abords de Constantine et vers le massif du Belezma, dans les Aurès. Avec près de 220 000 insurgés, c’est l’un des plus grands soulèvements du siècle en Algérie.

Après sa répression, de vastes territoires sont confisqués aux tribus insurgées de l’Est algérien. Plusieurs chefs rebelles, dont Ahmed ben Mezrag ben Mokrani (frère de Mohamed El-Mokrani), sont condamnés et déportés en Nouvelle-Calédonie.

C’est dans ce contexte de répression coloniale que s’inscrit la condamnation d’Algériens comme Abdallah ben Achour, dont l’histoire témoigne des conséquences de ces événements sur des générations entières.

Biographie :

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Le rôle des bagnards dans la colonisation pénale en Nouvelle-Calédonie[5]

La Déportation et la Nouvelle-Calédonie [article] Bernard Brou Outre-Mers. Revue d'histoire  Année 1978  241  pp. 501-518[6]

Histoire du bagne : retrouver des aïeux déportés en Nouvelle-Calédonie en un clic[7]

Sources :

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  1. ↑ « Algériens de Nouvelle-Calédonie », dans Wikipédia, (lire en ligne)
  2. ↑ « Fiche personnelle Bagne Achour », sur recherche-anom.culture.gouv.fr (consulté le )
  3. ↑ « ANOM, Etat Civil, Résultats », sur anom.archivesnationales.culture.gouv.fr (consulté le )
  4. ↑ « Musée de la résistance en ligne », sur museedelaresistanceenligne.org (consulté le )
  5. ↑ Le rôle des bagnards dans la colonisation pénale en Nouvelle-Calédonie https://histoire-geo.ac-noumea.nc/spip.php?article164
  6. ↑ Bernard Brou, « La Déportation et la Nouvelle-Calédonie », Outre-Mers. Revue d'histoire, vol. 65, no 241,‎ , p. 501–518 (DOI 10.3406/outre.1978.2146, lire en ligne, consulté le )
  7. ↑ « Histoire du bagne : retrouver des aïeux déportés en Nouvelle-Calédonie en un clic », sur Outre-mer la 1ère, (consulté le )