Utilisateur:W0landdd/Brouillon/Insurrection des FDLR

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Présence et activités des FDLR

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Les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) comptent en leur sein les membres originaux des milices Interahamwe qui ont participés aux génocide des Tutsi du Rwanda en 1994[1],[2]. Créée en tant que faction dissidente des Forces armées rwandaises (FAR), les FDLR ont initialement cherché à passer d'un groupe rebelle à une entité politico-militaire dédiée à la protection des réfugiés hutus rwandais et de leurs intérêts dans un exil prolongé[3],[4]. Cette transformation a permis la promotion de nouveaux officiers et le recrutement de combattants parmi les populations réfugiées dans l'est du Congo[3]. Malgré sa présence dans la région, des analystes, dont l'International Crisis Group, ont affirmé que les FDLR ne sont pas assez puissantes pour constituer une menace directe pour le gouvernement rwandais[4]. Cependant, son existence continue a été utilisée pour justifier les interventions militaires rwandaises et les activités de groupes soutenus par le Rwanda, tels que le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) et son successeur, le Mouvement du 23 mars (M23).[5],[6],[7] Certains experts, dont le politologue Bob Kabamba de l'Université de Liège, ont suggéré que des motivations économiques, telles que l'accès aux vastes richesses minérales de la république démocratique du Congo (RDC), ont joué un rôle important dans l'implication du Rwanda dans l'est de la RDC, qui remonte à sa participation à la première guerre du Congo en 1996.[8]

Les efforts visant à désarmer et rapatrier les FDLR sont en cours depuis 2002, avec des initiatives de la RDC, du Rwanda et de la Mission de l'organisation des Nations unies en république démocratique du Congo (MONUC, puis MONUSCO)[9]. Le 31 mars 2005, les représentants des FDLR à Rome ont déclaré leur volonté de cesser toute action militaire contre le Rwanda et de rentrer chez eux[4]. Cependant, Amnesty International a rapporté que les commandants des FDLR continuaient de résister au rapatriement, invoquant la crainte d'être emprisonnés, d'être exclus de la vie politique et de perdre leur influence[10],[4]. Le Conseil de sécurité des Nations unies a exhorté le groupe à respecter ses engagements et, en 2006, environ 1 500 membres des FDLR avaient été rapatriés dans le cadre d'un programme officiel[10]. Au cours des années suivantes, la puissance des FDLR a progressivement décliné. En 2007, Kinshasa et Kigali ont lancé le Communiqué de Nairobi, un cadre international de coopération bilatérale visant à résoudre la question des FDLR, s'appuyant sur l'opération Kimia II menée précédemment par les FARDC et la MONUSCO[9]. En 2014, le contrôle territorial du groupe dans le Nord et le Sud-Kivu s'était considérablement affaibli[1]. et le nombre de ses combattants avait diminué pour atteindre environ 1 400 à 1 500[11]. Le , Sylvestre Mudacumura, chef des FDLR, qui faisait l'objet d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) depuis , est tué par l'armée congolaise.[12],[13] En , le colonel Protogène Ruvugayimikore, également connu sous le nom de Ruhinda, chef de l'unité Commando de recherche et d’action en profondeur (CRAP) des FDLR (aussi connu sous le nom de « groupe Maccabé ») et considéré comme l'un de ses combattants les plus habiles, a également été tué dans des circonstances obscures[14],[15]. Dans les années 2020, de nombreux analystes ont estimé que les FDLR ne représentaient plus une menace directe significative pour le Rwanda[8],[16],[17],[2]. Cependant, sa présence a longtemps été invoquée pour justifier les interventions militaires étrangères dans l'est du Congo[4],[5],[6],[18].

Opérations anti-FDLR (2009)

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A la fin de la deuxième guerre du Congo, dans les provinces du Kivu, deux groupes armés se distinguent par leur puissance militaire et leur impact dévastateur sur les populations civiles : les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), composées principalement de Hutu rwandais, et bénéficiant de soutiens au sein de l’armée congolaise (FARDC), et le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), une rébellion constituée majoritairement de Tutsis congolais dirigé par le général Laurent Nkunda, appuyé par le Rwanda[19].

Les ambitions personnelles de Nkunda ont progressivement affaibli son alliance avec le Rwanda. Parallèlement, l’incapacité des FARDC à contenir l’insurrection du CNDP et la pression internationale exercé sur Kinshasa et Kigali contraignent le président congolais, Joseph Kabila à négocier un accord avec son homologue rwandais, Paul Kagame[19],[20]. Cet accord, négocié dans le secret à l’automne 2008[19],[20] marque un tournant stratégique dans la région. Il conduit à l’éviction de Laurent Nkunda en du CNDP, à des négociations de paix entre la rébellion et le gouvernement qui aboutiront à l’intégration de membres du CNDP dans des postes clés des institutions politiques et sécuritaires du Kivu, et à la mise en place d'une opération militaire conjointe entre la république démocratique du Congo et le Rwanda contre les FDLR[19]. Cette opération, nommée Umoja Wetu est annoncée le par les ministre des Affaires étrangères congolais, Alexis Thambwe Mwamba, et rwandais Rosemary Museminali.

Umoja Wetu

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L’opération Umoja Wetu (« Notre unité » en swahili), lancée le 20 janvier 2009[19],[20], marque une collaboration militaire inédite entre la république démocratique du Congo et le Rwanda contre les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) dans l’est du Congo, dont la force militaire est évaluée entre 6 500 et 7 000 combattants par la Mission de l'Organisation des Nations unies en république démocratique du Congo (MONUC)[19]. Environ 4 000 soldats rwandais[19],[20], soutenus par des éléments du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) nouvellement intégrés aux Forces armées de la république démocratique du Congo (FARDC), mènent une offensive rapide dans le Nord-Kivu[19],[21].

Dès l’annonce de l’offensive, les dirigeants des FDLR dénoncent l’alliance entre Kigali et Kinshasa et appellent à une médiation internationale[19]. Les troupes rwandaises et congolaises ciblent les positions clés des FDLR, notamment à Kibua (territoire de Masisi), Nyamilima, Nyabiondo, Pinga et Ntoto[19],[20]. Malgré quelques affrontements, les FDLR évitent les combats frontaux en se dispersant dans les forêts et les collines[19],[20].

Les forces de la coalition concentrent leurs efforts sur des zones stratégiques comme Kibua, où se trouve un centre de commandement des FDLR[19], et la région de Nyabiondo-Kashebere-Kibati, où les combats sont les plus intenses[19]. Malgré des succès tactiques, comme la sécurisation de l’axe Goma-Rutshuru-Ishasha[19], les FDLR limitent leurs pertes en se repliant[19]. Les populations civiles subissent des violences, avec des exactions attribuées aux deux camps[19].

Le , après 35 jours d’opérations, les troupes rwandaises se retirent du Congo, conformément à l’accord entre Kabila et Kagame[19],[20]. Une cérémonie officielle à Goma, en présence des ministres des deux pays, du chef de la MONUC et de diplomates, marque la fin de l’opération[19],[20]. Bien que présentée comme un succès par les autorités, l’opération n’atteint pas ses objectifs initiaux de démantèlement complet des FDLR, dont une partie des combattants parvient à se maintenir dans les zones reculées du Kivu[19],[20].

Début 2009, l'opération Umoja Wetu est mise en place par les gouvernement congolais et rwandais[19]. Durant cette opération les Forces armées de la république démocratique du Congo (FARDC), au sein de laquelle les combattants du CNDP ont été intégrés suite à l'accord de paix du , avec l'appui de près de 2 000 soldats des forces démocratiques rwandaises (FDR), commencent a traquer les FDLR [21], dont la force militaire est évaluée entre 6 500 et 7 000 combattants par la Mission de l'Organisation des Nations unies en république démocratique du Congo (MONUC)[19]. Cette opération dure 35 jours, au cours desquels 153 combattants des FDLR sont tués et une trentaine capturés. Plus de 5 000 Rwandais sont rapatriés dans leur pays[22]. Mais les combats font de nombreuses victimes civils.

Kimia II

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Le débute l'opération Kimia II[23]. Lors de cette nouvelle campagne les FARDC appuyés par la MONUC traquent la rébellion des FDLR[24],[25]. Selon Human Rights Watch, cette opération entraine la mort de plus de 500 civils dans la région de Nyabiondo au Nord-Kivu[24],[25], et est qualifié par le rapporteur spécial de l'ONU sur les exécutions extrajudiciaires, Philip Alston, de « catastrophe [...] en matière de droits de l'homme »[26].

avec Bosco Ntaganda commandant adjoint de facto de cette opération[24],[25],[27]

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