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Nyanza
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Références
modifier- ↑ Baumhauer 2025, p. 25.
- ↑ Baumhauer 2025, p. 28.
Bibliographie
modifier- (en) Roland Berger Baumhauer, Physical Geography of Africa, Berlin et Heidelberg, Springer, coll. « Geography of the Physical Environment », , 187 p. (ISBN 978-3-662-71406-5, DOI 10.1007/978-3-662-71406-5)
IRC NOTE
modifierL’International Rescue Committee (IRC) a estimé le nombre de morts liés aux conflits en république démocratique du Congo pour la période 1998‑2004, à 3,5 - 4,4 millions, principalement dus aux conséquences humanitaires des conflits et jusqu’à environ 5,4 millions pour 1998‑2007[1],[2]. Ces estimations, publiées dans The Lancet pour l’étude de 2004[3], ont été critiquées par le Human Security Report Project (en) (HSRP) pour certains aspects méthodologiques, illustrant l’existence d’un débat sur leur fiabilité[4],[5].
Les Guerres du Congo
modifierContexte
modifierÀ partir de 1959, la révolution sociale renverse l’ordre politique dominé par les Tutsi au Rwanda et s’accompagne de violences et d’exils, installant durablement une lecture ethnisée du pouvoir. Les régimes Hutu de Grégoire Kayibanda puis de Juvénal Habyarimana institutionnalisent cette domination par l’exclusion des Tutsi et par une rhétorique les présentant comme une menace intérieure et extérieure.
En , l'offensive du Front patriotique rwandais (FPR) marque le début de la guerre civile rwandaise. Cette guerre est instrumentalisée par les élites du régime, contribuant à la radicalisation du pouvoir et au renforcement des courants extrémistes hutu.
Le , l’attentat contre l’avion du président Juvénal Habyarimana, déclenche le génocide des Tutsi. Entre avril et juillet 1994, environ 800 000 personnes sont assassinées par les milices interhamawe et Impuzamugambi, des milices locales des groupes d’autodéfense civile, les forces armées rwandaises (FAR) et la Garde civile. La victoire du FPR et l’effondrement du régime entraînent alors la fuite des forces armées, des milices et de nombreux civils,
provoquant un exode massif vers les pays voisins, le Zaïre, .
Face à l’avancée du FPR, l’opération Turquoise, lancée par la France en juin 1994 sous mandat des Nations unies, établit une zone humanitaire sûre dans le sud-ouest du Rwanda. Si elle permet de protéger des civils, cette zone sert également de corridor de repli pour des membres des forces génocidaires, qui transitent par cette région avant de se réfugier au Zaïre.
Rôle de turquoise
modifierL’opération Turquoise, menée sous mandat humanitaire et sans mission judiciaire explicite, n’a pas donné lieu à une politique d’arrestation des responsables du génocide. Bien que des interpellations aient été juridiquement possibles, les priorités opérationnelles ont privilégié la protection des civils et la stabilisation immédiate, ce qui a permis le repli de membres des forces génocidaires, mêlés aux civils, vers le Zaïre. Cette situation, résultant à la fois de contraintes opérationnelles, d’un vide juridique international et d’ambiguïtés politiques, a contribué à la reconstitution de ces forces dans les camps de réfugiés et à la poursuite de l’instabilité régionale.
Massacre de Gatumba
modifierLe , un groupe de rebelles burundais des Forces nationales de libération (FNL), armés de machettes et d'armes automatiques, massacrent dans le camp de réfugiés de Gatumba, protégé par les Nations unies, près de la frontière avec la république démocratique du Congo (RDC), 160 réfugiés tutsis Banyamulenge (Congolais rwandophone). Le porte-parole des rebelles hutus burundais, Pasteur Habimana, a justifié l'attaque par la présence dans le camp de soldats de l'armée burundaise et de miliciens congolais Banyamulenge. Le président congolais Joseph Kabila condamne «énergiquement cet acte ignoble » et demande une enquête internationale[6].
Rébellion de Laurent Nkunda et du CNDP
modifierEmergence et consolidation de la rébellion (2004–2006)
modifierEn mai 2004, une nouvelle rébellion émerge dans l’est de la république démocratique du Congo (RDC) autour de Laurent Nkunda, ancien officier issu du RCD-Goma, Allié à celle de Jules Mutebutsi, ses forces affrontent les forces congolaises et occupent brièvement la ville de Bukavu, dans le Sud-Kivu[7],[8],[9],[10],[6],[11], justifiant lerur intervention par la nécessité de prévenir un génocide contre les Banyamulenge, des allégations contestées par les enquêtes internationales[8],[9],[10],[11].
Ces combats entraînent le retrait des forces rebelles sous la pression de la MONUC[9]. Ces événements provoquent également le déplacement de milliers de civils[8], principalement rwandophones[9], et s'accompagent de violations des droits humains attribuées à l’ensemble des parties impliquées[9].
Entre 2005 et 2006, Laurent Nkunda consolide son influence militaire au Nord-Kivu en attirant de nombreux déserteurs des Forces armées de la république démocratique du Congo (FARDC) et en contrôlant une partie du Masisi[12],[11],[13].
Nkunda adopte un discours ouvertement hostile au gouvernement de transition[14],[15], ce qui conduit les autorités congolaises à émettre un mandat d’arrêt international à son encontre pour insurrection et crimes grave[16].
Guerre ouverte et tentative de stabilisation (2006–2008)
modifierEn , Lauren Nkunda fonde le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP)[17],[18], un mouvement armé soutenu par le Rwanda[17],[9], qui affirme défendre la minorité tutsie congolaise, lutter contre les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) et permettre le retour des réfugiés tutsis depuis le Rwanda[18].
Entre 2006 et 2007, les forces du CNDP affrontent régulièrement les Forces armées de la république démocratique du Congo (FARDC) leurs supplétifs (les FDLR et des milices locales), et aussi la MONUC. Les combats, particulièrement intenses en 2007 dans le Nord-Kivu, entraînent des déplacements massifs de population et s’accompagnent de crimes de guerre, notamment le recrutement forcé d’enfants soldats[19],[17]. Malgré plusieurs tentatives d’intégration des troupes de Nkunda dans l’armée congolaise, les accords échouent et les hostilités reprennent à grande échelle[19].
En janvier 2008, des négociations à Goma débouchent sur un cessez-le-feu sans toutefois mettre fin durablement aux violence[20].Malgré cette trêve, les FARDC et le CNDP poursuivent leurs recrutements et leur réarmement, la période constituant une accalmie temporaire avant la reprise des combats en 2008[21],[22],[23]. A l’automne, une nouvelle offensive rebelle menace Goma et relance la crise[21],[23],[24].
Fin de la rébellion (2009)
modifierRéférence
modifier- ↑ (en) « Mortality in the Democratic Republic of Congo », International Rescue Committee, (consulté le )
- ↑ (en) « Mortality in the Democratic republic of Congo: An ongoing crisis »
[PDF], sur International Rescue Committee (consulté le ) - ↑ (en) Benjamin Coghlan, Richard J. Brennan, Pascal Ngoy et David Dofara, « Mortality in the Democratic Republic of Congo: a nationwide survey », The Lancet, Londres, vol. 367, no 9504, , p. 44–51 (ISSN 1474-547X, PMID 16399152, DOI 10.1016/S0140-6736(06)67923-3, lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en) « How Many Have Died Due to Congo's Fighting? », sur Science, (consulté le )
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- ↑ Stearns 2021, p. 121-128.
- 1 2 3 Reyntjens 2009, p. 211-212.
- 1 2 3 4 5 6 Turner 2007, p. 96-101.
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- 1 2 Stearns 2021, p. 134.
- 1 2 Stearns 2021, p. 135-137.
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- 1 2 Berwouts 2017, p. 70.
- 1 2 Scott 2008, p. 287-289.
- ↑ Stearns 2021, p. 139-140.
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Séverine Autesserre, L'AFRIQUE DES GRANDS LACS : Penser les Conflits Locaux: L'Echec de l'Intervention Internationale au Congo, Annuaire 2007-2008, Paris, L'Harmattan, , 510 p. (ISBN 978-2-296-05320-5, lire en ligne), p. 179-196
- (en) Kris Berwouts, Congo’s Violent Peace : Conflict and Struggle since the Great African War, Londres, Zed Books, coll. « African Arguments », , 217 p. (ISBN 978-1-78360-371-8, lire en ligne)
- Roland Pourtier, Le Kivu dans la guerre : acteurs et enjeux, coll. « Sur le vif », (DOI 10.4000/echogeo.10793, lire en ligne)
- (en) Gérard Prunier, Africa’s world war. Congo, the Rwandan genocide, and the making of a continental catastrophe, Oxford/New York, Oxford University Press, , 529 p. (ISBN 978-0-19-537420-9, lire en ligne).

- (en) Filip Reyntjens, The Great African War Congo and Regional Geopolitics 1996-2006, , 327 p. (ISBN 978-0-521-11128-7, lire en ligne).

- Jason Stearns, Du CNDP au M23 : Évolution d’un mouvement armé dans l’est du Congo, Institut de la vallée du Rift (en), , 85 p. (ISBN 978-1-907431-08-1, lire en ligne).

- Jason Stearns, Armée nationale et groupes armés dans l’est du Congo : Trancher le nœud gordien de l'insécurité, Londres, Institut de la vallée du Rift, , 94 p. (ISBN 978-1-907431-31-9, lire en ligne)
- (en) Jason Stearns, Dancing in the Glory of Monsters : The Collapse of the Congo and the Great War of Africa, PublicAffairs, , 416 p. (ISBN 978-1-61039-107-8, lire en ligne)
- (en) Jason Stearns, The War That Doesn't Say Its Name : The Unending Conflict in the Congo, New Jersey, Princeton University Press, , 328 p. (ISBN 978-0-691-22452-7)
- (en) Thomas Turner, The Congo Wars: Conflict, Myth, and Reality, London, 2nd, (ISBN 978-1-84277-688-9).

- Stewart Andrew Scott, Laurent Nkunda et la rébellion du Kivu : au cœur de la guerre congolaise, Paris, Éditions Karthala, coll. « Les terrains du siècle », , 336 p. (ISBN 978-2-8111-0087-2 et 2811100873, OCLC 470668503, BNF 41398626, lire en ligne)
- (S/2024/432), Rapport final du groupe d’experts sur la république démocratique du Congo, Conseil de sécurité des Nations unies, , 299 p. (lire en ligne)
- (en) (S/2015/19), Final report of the Group of Experts on the Democratic Republic of the Congo, , 156 p. (lire en ligne
[PDF]).
Offensive d'Uvira
modifierreste de texte - à utiliser ???
modifierLe , les rebelles procédent à la désignation d’un nouveau chef de la cité, l'ancienne équipe dirigeante de Luvungi ayant pris la fuite[1].
Le , le Burundi ferme ça frontière avec la RDC[2].
Le Burundi attribue à l’AFC/M23 le bombardement qui a causé la mort de deux civils sur son territoire (Cibitoke)[3],[4], tandis que la rébellion affirme que deux bombes lancées depuis le Burundi ont tué quatre personnes et ont blessé deux autres grièvement près de Kamanyola[5].
En réponse, la RDC a accusé Kigali de violation des accords et a exigé des sanctions, tandis que le Rwanda a rejeté la responsabilité sur les forces congolaises et burundaises.
provoquant le chaos dans la ville : à l'intérieur d'Uvira, des militaires incontrôlés se livrent à des tirs désordonnés et des scènes de pillage, créant une psychose au sein de la population(24).
Références
modifier- ↑ « Les rebelles de l'AFC-M23 installent leur administration dans la cité de Luvungi »
, sur Radio Okapi, (consulté le ) - ↑ « Guerre en RD Congo: l'AFC-M23 contrôle des points stratégiques d'Uvira, le Burundi annonce avoir fermé sa frontière »
, sur TV5 Monde, (consulté le ) - ↑ « RDC : le M23, soutenu par l’armée rwandaise, progresse ; des soldats congolais et burundais en fuite au Burundi », Le Monde, (lire en ligne
, consulté le ) - ↑ « Le Burundi dénonce le bombardement de l’AFC/M23 sur son territoire », sur Actualite.cd, (consulté le )
- ↑ (en) News Agencies, « Fighting flares in DR Congo within hours of Trump’s peace deal ceremony », sur Al Jazeera (consulté le )
Conflit du M23
modifierNovembre 2025
modifier| 7 novembre 2025 | Paraphe du texte intégral du Cadre Régional d'Intégration Économique (REIF/CIER) | Résolution de l'Accord de Washington visant à définir les domaines clés pour favoriser la coopération et le développement économiques (exploitation minière, infrastructures, énergie, etc.),,,,. |
| 7 novembre 2025 | Accord sur des « actions concrètes à court terme » | Engagement pris lors du Comité conjoint de surveillance pour neutraliser les FDLR et accélérer le désengagement des forces et la levée des mesures défensives par le Rwanda,. Un accord de mise en œuvre concernant les préparatifs des opérations militaires a été adopté,. |
| 19-20 novembre 2025 | Engagement à faire progresser l’Ordre d’Opérations (OPORD) | Accord conclu lors du MCCS pour mettre en œuvre le Concept d’Opérations (CONOPS) du plan harmonisé de neutralisation des FDLR et du retrait des mesures défensives du Rwanda,. |
Le , lors de la quatrième réunion du Comité conjoint de surveillance (MCCS) à Washington, le texte intégral du Cadre régional d'intégration économique (CRIE) est paraphé par les belligérants. Ce texte, une des résolution de l'Accord de Washington, vise à définir les domaines clés pour favoriser la coopération et le développement économiques (exploitation minière, infrastructures, énergie, etc.)[1],[2].
https://www.state.gov/cadre-dintegration-economique-regionale/
Genocost
modifierEmploi du terme génocide
modifierLa qualification de « génocide » appliqué aux crimes commis depuis le milieu des années 1990 en république démocratique du Congo (RDC), fait l’objet de débats[3],[4]. Des experts, comme Ithiel Batumike (de l'Institut de recherche congolaise Ebuteli), estiment que le terme reflète davantage une frustration face à l’impunité qu’une catégorie juridique établie[4]. D’autres experts soulignent que les violences en RDC relèvent davantage de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité que d’un génocide au sens strict[3],[5],[6]. Le rapport Mapping de l’ONU (2010) évoque des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et des actes potentiellement génocidaires, mais sans trancher définitivement[5],[7].
Le gouvernement congolais utilise le terme pour désigner un génocide économique[8],[9], insistant sur la prédation des ressources naturelles comme motivation centrale des violences[8],[10].
« En ce jour hautement symbolique, [...] nous commémorons le Genocost terme consacré par notre peuple souverain à travers ses représentants légitimes pour désigner l'extermination méthodique dont il a été et demeure encore victime au nom des logiques économiques cyniques et prédatrices. »Félix Tshisekedi
Cette interprétation est contestée par certains juristes et chercheurs, qui y voient une simplification des dynamiques complexes des conflits congolais[3],[4].
Certains observateurs dénoncent une focalisation sur les responsabilités étrangères (Rwanda, Ouganda[11]), au détriment des acteurs congolais impliqués dans les violences[4],[9],[12], ainsi qu'une instrumentalisation politique du terme par le gouvernement[4],[12].
Notes et références
modifierNotes
modifierRéférences
modifier- ↑ « La RDC salue le paraphe du Cadre d’intégration économique régionale et réaffirme que sa mise en œuvre effective reste conditionnée à l’exécution du CONOPS et de l’Ordre opérationnel »
, sur Actualite.cd, (consulté le ) - ↑ « La RD Congo et le Rwanda signent un accord économique et avancent vers un processus de paix »
, sur TV5 Monde, (consulté le ) - 1 2 3 « « Genocost » : quelle mémoire, pour quelle Histoire ? »
, sur Ebuteli, (consulté le ) - 1 2 3 4 5 « «Genocost» en RDC: entre reconnaissance officielle et combat inachevé pour la justice »
, sur Radio France Internationale, (consulté le ) - 1 2 « Commémoration officielle du « Genocost » : est-ce le début d’une construction de la mémoire collective en RDC ? »
, sur www.congoresearchgroup.org, (consulté le ) - ↑ « RDC / Rwanda : l’échec des accords de paix ? »
, sur France Culture, (consulté le ) - ↑ « RDC. Des mesures concrètes pour mettre fin à l’impunité ne peuvent plus attendre »
, sur Amnesty International, (consulté le ) - 1 2 Pamela Amunazo, « Ce qu'il faut savoir sur le mémorial du génocide congolais dit GENOCOST »
, sur BBC, (consulté le ) - 1 2 Maceo Ouitona, « Genocost : le Congo veut faire entendre ses morts au monde entier »
, sur afrik.com, (consulté le ) - 1 2 « Genocost : la flamme de solidarité allumée, le Mémorial de Kinshasa, symbole du souvenir éternel des millions de victimes »
, sur Actualite.cd, (consulté le ) - ↑ « Kisangani : lancement de la journée nationale du génocide congolais »
, sur Radio Okapi, (consulté le ) - 1 2 « Genocost à Kinshasa : les activistes de la société civile réitèrent leur appel à la justice en faveur des victimes et de dénoncent l'accaparement de l'initiative par le gouvernement »
, sur Actualite.cd, (consulté le )
Divers
modifierSources déjà utilsé sur sur Bataille de Goma : [1],[2],[3].
[note 1], ==> HRW Tombe soldats rwandais 2017-juillet 2025
- ↑ En , Human Rights Watch (HRW) rend public un rapport basé sur l'analyse d'images satellites du cimetière militaire de Kanombe, situé à Kigali au Rwanda, couvrant la période allant de et . Ces images, publiées sur le réseau social X à partir du , mettent en évidence une accélération significative du rythme des inhumations, particulièrement marquée entre décembre 2024 et juillet 2025. Avant mi-2021, le cimetière enregistrait en moyenne 1,7 nouvelle tombe par semaine, un chiffre qui passe à 6 tombes hebdomadaires à partir de fin 2024, avec la résurgence du Mouvement du 23 mars. Entre entre et , période correspondant aux combats intenses autour de Goma et à la prise de la ville par le M23, ce rythme atteint 22 tombes par semaine. Au total, HRW dénombre 460 nouvelles tombes creusées entre le et , représentant 40 % des 1 171 tombes recensées depuis . L'organisation souligne que moins de dix décès de soldats rwandais ont été officiellement signalés dans d'autres zones d'opérations (Soudan du Sud, République centrafricaine, Mozambique) pendant cette même période, ce qui renforce l'hypothèse d'un lien entre cette augmentation et les pertes subies lors de l'offensive en république démocratique du Congo. Les autorités rwandaises, tout en ne contestant pas les données factuelles, ont qualifié cette analyse de « malhonnête » et « macabre », reprochant à HRW de ne pas s'intéresser aux exactions commises contre les civils tutsis en RDC[1],[2],[3].
- 1 2 « Au Rwanda, le cimetière militaire ne cesse de s’agrandir »
, sur Le Monde, (consulté le ) - 1 2 « Guerre en RDC: HRW pointe "une forte hausse" des tombes dans un cimetière de Kigali, le Rwanda fustige des images "malhonnêtes" », TV5MONDE, (lire en ligne [archive du ]
, consulté le ) - 1 2 « Le Rwanda dénonce un rapport « malhonnête » de HRW sur ses soldats tués en RDC »
, sur Mediapart, (consulté le )