Utilisateur:WCL21 LYCEELOUISARMAND Coumba/Brouillon
Les Cartes Postales "de guerre"
modifierDurant la première Guerre Mondiale, un média de masse émerge. En effet, les cartes postales représente un moyen d'échange et de communication indispensable entre le front et l'arrière qui permet de fournir des preuves de vies. 4 à 5 milliards de cartes sont produites et diffusées dont 80 000 modèles différents en France durant le conflit.

Les cartes postales de guerres, reflet des imaginaires collectifs?
modifierLa mobilisation générale provoque un arrachement brutal de centaines de milliers de jeunes hommes à leur milieu social, familial, et professionnel.
Cet évènement est l'un des facteurs principaux de la production massive de cartes postales qui devient un outil pour les autorités militaires dès le début du conflit. La promotion de la carte postale vise un tout autre objectif qui est de contrôler plus facilement le contenu des échanges postaux.[1]Ceci étant dit, une stratégie de spécialisation est développée optant pour trois types de cartes diffusées : les cartes dites "fantaisie-patriotique", c'est une mise en scène photographique réalisées en studio et parfois retouchées; les cartes vues, ce sont des photographies en noir et blanc de lieux ou de troupes et enfin les cartes dessinées, le plus souvent satirique. En d'autres termes, la grande diffusion de ce moyen est prouvée par la presse qui témoigne de l'omniprésence des cartes postales, dans laquelle on y retrouve des descriptions de soldats dans les tranchées, de prisonniers allemands ainsi que de villes ennemies...
L'évolution de l'iconographie et "culture de guerre"
modifierDès les premières semaines de la guerre, les cartes permettent de tourner l'ennemi allemand en dérision ce qui manifeste un retour en force des français. Fin 1915, la représentation de l'ennemi et les scènes de combats ce raréfient, cependant les grandes batailles de 1916 ne donnent lieu qu'à un nombre réduit de cartes illustrées. On constate un déclin important de l'iconographie que était omniprésente au début de la guerre. Les raisons qui marquent ce déclin sont dues au "folklore"des tranchées qui s'exprime par le biais de camaraderies viriles animées par des jeux de cartes et de consommation (cigares, alcool). De plus la déchéance de l'iconographie marque l'opposition entre l'arrière (monde des femmes et enfants) et le front ( monde d'hommes). En effet, la dernière période de guerre (1917-1918) confirme la raréfaction des cartes illustrées qui se poursuit à deux exception près : les cartes qui insistent sur la nécessité de fournir un dernier effort et de tenir puis celles qui dénoncent la tentation de signer une paix blanche.
En outre, ce qui est important à retenir est que les cartes de guerre ont souvent été dénoncées comme étant du "Bourrage de crâne" ainsi que de la "Propagande de guerre". Elles sont aussi vues comme témoignage d'une culture de guerre. Par conséquent, elles traduisent les sentiments d'une partie de la population française qui est dans l'acceptation globale de la guerre.
- ↑ Guillaume Doizy, « Les cartes postales "de guerre", reflet des imaginaire collectifs? », sur Mission centenaire, (consulté le )