Val d'Oust
Val d'Oust [val dust] est, depuis le , une commune nouvelle française située dans le département du Morbihan en région Bretagne. Elle est issue du regroupement des trois communes de Le Roc-Saint-André, Quily et La Chapelle-Caro[1] et fait partie de la communauté de communes Ploërmel Communauté.
| Val d'Oust | |
L'Oust, marquant l'ancienne limite communale entre Le Roc-Saint-André et La Chapelle-Caro. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Bretagne |
| Département | Morbihan |
| Arrondissement | Pontivy |
| Intercommunalité | Ploërmel Communauté |
| Maire Mandat |
Florence Prunet 2026-2032 |
| Code postal | 56460 et 56800 |
| Code commune | 56197 |
| Démographie | |
| Population municipale |
2 807 hab. (2023) |
| Densité | 88 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 47° 51′ 55″ nord, 2° 26′ 52″ ouest |
| Altitude | Min. 15 m Max. 133 m |
| Superficie | 31,81 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Ploërmel (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Moréac |
| Législatives | Quatrième circonscription |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | www.mairie-valdoust.fr |
| modifier |
|
Géographie
modifierLe territoire de la commune est limitrophe de ceux de huit communes :
| Saint-Servant | Guillac Montertelot |
Ploërmel | ||
| Lizio | N | Caro | ||
| O Val d'Oust E | ||||
| S | ||||
| Sérent | Saint-Abraham |
Hydrographie
modifierLa commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le canal de Nantes à Brest, l'Oust, le Pont Aubert[2], le Raimond[3], le Tromeur[4], le Cocherel[5], le ruisseau de Raimond[6], le ruisseau du Coudray[7] et divers autres petits cours d'eau[8],[Carte 1].
Le canal de Nantes à Brest est un canal, chenal et un estuaire et un cours d'eau naturel navigable sur une grande partie de son cours, d'une longueur de 364 km, prend sa source dans la commune de Nort-sur-Erdre et se jette dans la Loire à Nantes[9].
L'Oust, d'une longueur de 145 km, prend sa source dans la commune de La Harmoye et se jette dans la Vilaine à Rieux, après avoir traversé 46 communes[10].

Climat
modifierPlusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[11]. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec[12]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[13]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[14]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[15],[16].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 12,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 855 mm, avec 13,2 jours de précipitations en janvier et 6,4 jours en juillet[11]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Ploërmel à 9 km à vol d'oiseau[17], est de 12,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 767,2 mm[18],[19]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,5 °C, atteinte le ; la température minimale est de −15,4 °C, atteinte le [Note 2].
Urbanisme
modifierTypologie
modifierAu , Val d'Oust est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[20]. Elle est située hors unité urbaine[21]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Ploërmel, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[21]. Cette aire, qui regroupe 19 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[22],[23].
Toponymie
modifierLe nom de la commune provient de celui de la rivière Oust, affluent de la Vilaine, qui marque l'ancienne limite communale entre les communes déléguées de La Chapelle-Caro et Le Roc-Saint-André.
La forme bretonne normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne est Traoñ-an-Oud[24].
Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 21,8 % des toponymes de La Chapelle-Caro, 41,1 % de ceux de Quily et 25,0 % de ceux du Roc-Saint-André sont bretons[25].
Histoire
modifierAvant la création de la commune nouvelle
modifierLe XXIe siècle
modifierLa création de la commune nouvelle
modifierLa commune est créée le par la fusion de trois communes, Le Roc-Saint-André, La Chapelle-Caro et Quily, sous le régime juridique des communes nouvelles (régime instauré par la loi no 2010-1563 du de réforme des collectivités territoriales) par l'arrêté du [26] entraînant la transformation des trois anciennes communes en « communes déléguées ».
Le Roc-Saint-André fusionne avec les communes de La Chapelle-Caro et Quily au sein de la commune nouvelle de Val-d'Oust le [27]. Les trois conseils municipaux ont voté la fusion avec seulement deux abstentions et deux votes blancs sur 41 votants[28].
La commune nouvelle du Val d'Oust n'atteint à sa création que 2.693 habitants. Le maire de la Chapelle-Caro, Michel Guégan, qui fut le fondateur de la première communauté de communes en France, n'a pas dû se forcer pour chercher l'union des trois communes qui se sont regroupées. Un nom fédérateur a été trouvé pour la commune nouvelle[29].
Michel Guégan avait été à l'origine d'un premier projet de regroupement en 2013 qui concernait les trois communes de La Chapelle-Caro, Saint-Abraham et Le Roc-Saint-André (ces trois communes étaient déjà associées depuis 1999 dans le cadre d'un Sivu de l'école publique Pablo-Picasso, un regroupement pédagogique intercommunal), expliquant « qu'il n'y aurait plus besoin que d'un secrétaire de mairie au lieu de trois, et l'échelle des 2 500 habitants permettrait à la commune nouvelle de s'équiper d'un matériel d'une autre ampleur que celui utilisé par les trois petites entités ». Mais ce projet avait échoué en 2014[30].
Politique et administration
modifierListe des maires
modifierJusqu'aux élections municipales de 2020, le conseil municipal de Val d'Oust était composé des conseillers des trois anciennes communes.
Communes déléguées
modifier| Nom | Code Insee |
Intercommunalité | Superficie (km2) |
Population (dernière pop. de réf.) |
Densité (hab./km2) |
|---|---|---|---|---|---|
| Le Roc-Saint-André (siège) | 56197 | CC du Val d'Oust et de Lanvaux | 9,93 | 928 (2013) | 93
|
| La Chapelle-Caro | 56037 | CC du Val d'Oust et de Lanvaux | 16,49 | 1 344 (2013) | 82 |
| Quily | 56187 | CC Josselin Communauté | 5,39 | 349 (2013) | 65 |
Intercommunalité
modifierFin , la commune nouvelle (alors positionnée sur deux communautés de communes) opte pour une intégration au sein de Josselin communauté[35]. À la suite de la dissolution de cet établissement public le [36], Val d'Oust intègre la communauté de communes Ploërmel Communauté.
Circonscriptions électorales
modifierÀ la suite du décret du , la commune est entièrement rattachée au canton de Moréac[37].
Démographie
modifierEnseignement
modifier- École publique Pablo Picasso (située à La Chapelle-Caro, mais dans le cadre d'un RPI regroupant Saint-Abraham, La Chapelle-Caro et Le Roc-Saint-André géré par un SIVU, désormais dénommé "Syndicat intercommunal à vocation unique pour l'école publique de Val d'Oust - Saint-Abraham").
- École privée Sainte-Thérèse, située à La Chapelle-Caro (regroupement pédagogique avec l'école privée Notre-Dame de Lourdes de Saint-Abraham) ; 87 élèves en 2022.
- École privée Sainte Jeanne de Valois (située au Roc-Saint-André) ; 121 élèves en 2024.
Culture et patrimoine
modifierLieux et monuments
modifierLa commune compte sept monuments protégés au titre des monuments historiques et un monument inscrit à l'inventaire général du patrimoine culturel :
- le château de Crévy, inscrit en 1925 et 1970 ;
- la croix de cimetière de Quily, inscrite en 1927 ;
- l'église Saint-Nicodème de Quily, inscrite en 1928 ;
- le dolmen de la Maison Trouvée, classé en 1973 ;
- la chapelle Saint-Méen, inscrite en 1973 ;
- le manoir de la Touche-Carné, inscrit en 1997 ;
- le château de la Ville Der, inscrit en 2007.
- le manoir du Val-Néant date des XVIIIe et XXe siècles, il est inscrit à l'inventaire général du patrimoine culturel[39].
Personnalités liées à la commune
modifierNotes et références
modifierNotes et cartes
modifierNotes
modifier- ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
modifier- ↑ « Réseau hydrographique de Val d'Oust » sur Géoportail (consulté le 15 mai 2025).
Références
modifier- ↑ « Commune de Val d'Oust (56197) », sur le Code officiel géographique publié par l'Insee (consulté le ).
- ↑ Sandre, « le Pont Aubert »
- ↑ Sandre, « le Raimond »
- ↑ Sandre, « le Tromeur »
- ↑ Sandre, « le Cocherel »
- ↑ Sandre, « le ruisseau de Raimond »
- ↑ Sandre, « le ruisseau du Coudray »
- ↑ « Fiche communale de Val d'Oust », sur le système d’information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
- ↑ Sandre, « le canal de Nantes à Brest »
- ↑ Sandre, « L'Oust ».
- 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Les zones climatiques en Bretagne. », sur bretagne-environnement.fr, (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Val d'Oust et Ploërmel », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Ploërmel », sur la commune de Ploërmel - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Ploërmel », sur la commune de Ploërmel - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- 1 2 Insee, « Métadonnées de la commune de Val d'Oust ».
- ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Ploërmel », sur le site de l'Insee (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ Office public de la langue bretonne
- ↑ Jean-Yves Le Moing, Les noms de lieux bretons de Haute-Bretagne, Coop Breizh, 1990, p. 339, 387 et 390
- ↑ « Arrêté portant création de la commune nouvelle de Val d'Oust », sur Préfecture du Morbihan, (consulté le ).
- ↑ « Le Roc-Saint-André. Le projet d’une fusion de communes refait surface », Ouest-France, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Yves Abhervé, « Communes nouvelles en décembre : des avancées, des reculs », Alternatives économiques, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Fusions. Trois communes nouvelles dans le Morbihan », Le Télégramme, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Olivier Cléro, « Une fusion de La Chapelle-Caro, Saint-Abraham et Le Roc ? », 0uest-France, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Val d'Oust. Michel Guégan élu maire d’une voix », sur Ouest-France, (consulté le ).
- ↑ « Val d’Oust. Florence Prunet élue maire », sur Les Infos du pays gallo, (consulté le ).
- ↑ « Val-d'Oust. Une élection à l’unanimité pour Florence Prunet », sur Ouest-France, (consulté le ).
- ↑ Aurélien Gares, « Municipales 2020 : Florence Prunet candidate à Val d'Oust », sur Actu.fr, (consulté le ).
- ↑ ludivineageon, « Val-d'Oust : la commune nouvelle rejoint Josselin communauté », sur Le Ploërmelais, (consulté le ).
- ↑ « Une page se tourne pour Josselin communauté », sur Ouest France, (consulté le ).
- ↑ Décret no 2019-1154 du 7 novembre 2019 modifiant le décret no 2014-215 du 21 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département du Morbihan, publié au JORF du , sur legifrance.gouv.fr.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ « Manoir du Val-Néant », notice no IA00010140, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
Voir aussi
modifierBibliographie
modifierArticles connexes
modifierLiens externes
modifier- Site officiel
- Ressource relative à la géographie :
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.