Valentina Ponomariova
Valentina Leonidovna Ponomariova (en russe : Валентина Леонидовна Пономарёва) est une aspirante-cosmonaute soviétique née le à Moscou (république socialiste fédérative soviétique de Russie, URSS) et morte le dans la même ville.
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nom dans la langue maternelle |
Валентина Леонидовна Пономарёва |
| Nationalité |
russe (- |
| Allégeances | |
| Formation | |
| Activités | |
| Conjoint |
Yuriy Ponomaryow (en) (de à ) |
| A travaillé pour |
Institut Sergueï-Vavilov pour l'histoire des sciences et techniques (en) (à partir de ) |
|---|---|
| Grade militaire | |
| Distinction |
Biographie
modifierValentina Ponomariova est née à Moscou le 18 septembre 1933[1]. Diplômée de l'Académie des Sciences de Moscou en 1957, elle est également titulaire d'un brevet de parachutiste[2][3] et un brevet de pilote de petits avions[3]. Elle est recrutée à l'hiver 1961[2] et, en avril 1962, elle rejoint, après une batterie de tests médicaux, un groupe de 5 femmes sélectionnées pour devenir cosmonautes : Valentina Terechkova, Tatiana Kouznetsova, Irina Solovyova et Zhanna Yerkina[4][5]. Le but de ce recrutement est de s'assurer que la première femme à aller dans l'espace ne soit pas une américaine[5]. Après plusieurs semaines d'entraînement à la cité des étoiles[6], elle sont qualifiées « candidate finale au premier vol spatial féminin »[4]. Elles sont alors toutes promues lieutenant de l'armée de l'air[7].
Il est initialement prévu que les vols Vostok 5 et Vostok 6, programmés en mars et avril 1963 emportent à leur bord un duo de femmes cosmonautes : Valentina Terechkova doit voler dans Vostok 5 et Valentina Ponomariova dans Vostok 6. Toutefois, le 21 mars 1963, le parti communiste décide qu'il serait mieux pour la propagande qu'une seule femme parte dans l'espace[8]. Valentina Ponomariova est alors écartée du programme car son attitude féministe et son peu d'empressement à répéter les phrases clés de l'idéologie soviétique déplaisent à sa hiérarchie, bien qu'elle soit techniquement et émotionnellement plus qualifiée que sa rivale pour effectuer la mission attendue[8]. Ainsi, à la question « qu'attendez vous de la vie ? », posée par le comité de sélection, Valentina Ponomariova déclara vouloir « saisir toutes les occasions qu'elle [lui] donne », ce qui ne correspondait pas à l'attitude modeste attendue de la part d'une femme[9].
Valentina Terechkova prend dès lors place dans la capsule Vostok 6 et sa doublure sur la photographie officielle est Irina Solovyova[4].
Après le vol historique de Terechkova, Valentina Ponomariova est pressentie pour un second vol d'un équipage entièrement féminin de deux personnes (dont Ilina Soloviova), avec une sortie dans l'espace[9]. Ce projet est finalement annulé[3], notamment du fait de l'opposition farouche des cosmonautes masculins, dont Youri Gagarine[9]. Le groupe de femmes cosmonautes est dissout en octobre 1969[1], après l'alunissage de l'équipage américain[10]. Ingénieure en mécanique spatiale, Valentina Ponomariova travaille comme chercheuse ensuite pour le centre d'entraînement des cosmonautes[3]. Elle se spécialise dans la stabilité des vaisseaux lors des arrimages[10]. Elle prend sa retraite en 1988[3]. Elle décède à l'âge de 90 ans le 8 novembre 2023, à Moscou[1].
Vie familiale
modifierHommage
modifierRéférences
modifier- 1 2 3 4 « Cosmonaut Biography: Valentina Ponomaryova », sur www.spacefacts.de (consulté le )
- 1 2 Souchon 2000, p. 26.
- 1 2 3 4 5 6 « Kosmonavtika - par Nicolas Pillet », sur www.kosmonavtika.com (consulté le )
- 1 2 3 Souchon 2000, p. 29.
- 1 2 « Le groupe Ts.P.K.-Zh. », sur www.kosmonavtika.com (consulté le )
- ↑ Souchon 2000, p. 28.
- ↑ « Cosmonaut Selection: VVS Women-Selection », sur www.spacefacts.de (consulté le )
- 1 2 « Vostok 6A » [archive du ], sur astronautix.com (consulté le )
- 1 2 3 Charles Frankel, Une femme sur la Lune, Dunod, (ISBN 978-2-10-089115-3, lire en ligne)
- 1 2 Souchon 2000, p. 32.
- ↑ « IAU Minor Planet Center » [archive du ], sur www.minorplanetcenter.net (consulté le )
Voir aussi
modifierBibliographie
modifierAnne-Catherine Souchon, Femmes de l'espace, Paris, Carnot, , 218 p. (ISBN 978-2-912-36245-2), chap. 1 (« Les pionnières - celles qui ne sont pas parties »), p. 26-33