Vasili Kulik

Né le 17 janvier 1956 à Irkoutsk et mort le 26 juin 1989. Il fut un criminel soviétique auteur d’une série d’homicides. Jugé et condamné pour le meurtre de treize individus et près de trente agressions sexuelles de 1984 à 1986.

Vassili Sergueïevitch Koulik (en russe : Василий Сергеевич Кулик), né le à Irkoutsk et mort le dans la même ville, fut un criminel soviétique reconnu comme auteur d’une série d’homicides. Jugé et condamné pour avoir perpétré le meurtre de treize individus et commis près de trente agressions sexuelles dans la région d’Irkoutsk, ses forfaits s’échelonnèrent de 1984 à 1986[1].

Vassili Koulik
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Biographie
Naissance
Décès
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IrkoutskVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
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Victimes
13Voir et modifier les données sur Wikidata
Condamné pour
Condamnation

Kulik, initialement délinquant sexuel sériel, se révéla être un pédophile et gérontophile aux agissements d’une extrême violence, choisissant pour cibles, durant une période de deux années à Irkoutsk, des enfants ainsi que des femmes du grand âge. Recourant à des moyens divers, il finit par attenter à la vie de ses victimes. Son arrestation survint après une tentative d’attentat manquée. Ultérieurement, il fut reconnu coupable et condamné à la peine capitale.

Kulik a été exécuté par un peloton d'exécution en 1989.

Biographie

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Vassili Koulik vit le jour le à Irkoutsk, au sein de la RSFSR, dans l’Union soviétique. Il était le puîné d’une fratrie de trois enfants. Son père, Sergei Kulik, était docteur ès sciences biologiques et homme de lettres ; sa mère occupait la fonction de directrice d’établissement scolaire[1]. La famille Kulik jouissait d’une considération notoire dans son environnement, et Vassili entretenait avec elle des rapports généralement harmonieux, mis à part quelques accès de fureur sporadiques. Selon les témoignages familiaux, Kulik fut sujet au somnambulisme et se livra, dès sa plus tendre enfance, à des sévices sur des animaux. Durant sa scolarité, il se passionna pour la boxe, décrochant le titre de champion municipal, et eut de nombreuses liaisons amoureuses. Il entretint notamment une idylle avec une jeune fille, laquelle sombra dans une mélancolie profonde après son départ pour une autre ville.

À sa majorité, Oleg Kulik accomplit son service national au sein des forces armées soviétiques de 1974 à 1976. Démobilisé, il embrasse des études de médecine à l’Institut médical d’Irkoutsk. Au cours de ce cycle académique, il multiplie les tentatives de séduction à l’encontre de nombreuses femmes, célibataires ou conjointes d’autrui, essuyant de fréquents rebuffs. Il contracte finalement union avec une juriste, avec qui il aura des enfants.

En 1980, Kulik subit une agression de la part d’adolescents, qui le frappèrent avec violence, occasionnant des lésions crâniennes notables. Ultérieurement, il témoigna : « Durant les cinq ou six dernières années (subséquemment à mon traumatisme crânien), des pensées à caractère sexuel m’assaillent de manière récurrente, où je m’imagine entretenir des rapports charnels avec des enfants. Initialement, elles ne concernaient que des fillettes, puis se sont étendues aux garçonnets, et également à des femmes d’âge avancé… » La même année, Kulik rédigea un roman mettant en scène un protagoniste qui instaure une relation avec une enfant de neuf ans dans l’unique dessein d’avoir des relations sexuelles avec elle.

En 1982, Kulik fut diplômé de l’Institut médical d’Irkoutsk et quitta le domicile familial pour occuper un emploi d’ambulancier au sein du service d’urgence de cette même ville[1]. Il eut fréquemment recours aux données confiées par ses patients pour s’introduire illégalement dans leur logis. C’est dans ce cadre qu’il perpétra une série de viols sur des mineurs, des faits qui, pour la plupart, ne firent l’objet d’aucune dénonciation aux autorités policières.

L'activité homicide de Kulik débuta en 1984 par l'assassinat d'une sexagénaire qu'il avait abordée sur la voie publique. Il procéda en lui administrant une substance toxique, en la violant, puis en l'étranglant. Par la suite, il tua une fillette de huit ans, puis une quinquagénaire de 53 ans, cette dernière ayant été victime de coups de feu et de lacérations au moyen d'une arme de poing et d'un couteau domestique. Durant les deux années suivantes, il perpétra treize autres meurtres. Son modus operandi cibla spécifiquement une population vulnérable, comprenant six enfants et sept femmes âgées. L'âge des victimes s'échelonnait du bas âge, avec un enfant de deux ans, à la vieillesse, avec une femme de 75 ans.

Arrestation et exécution

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Le , jour de son trentième anniversaire, Kulik fut appréhendé à la suite d'une tentative d'agression avortée, au cours de laquelle il avait été contenu et maté[1]. Il confessa l'ensemble des homicides qui lui étaient imputés. Toutefois, ses aveux furent initialement écartés par les enquêteurs, avant que des investigations subséquentes et l'examen de preuves corroborantes ne vinssent accréditer ses déclarations, confirmant ainsi sa culpabilité.

Le , Kulik fut déclaré coupable des treize homicides qu'il avait antérieurement confessés, ainsi que d'une trentaine d'autres sévices, incluant viols et agressions. La peine capitale fut prononcée à son encontre. Il fut passé par les armes le à Irkoutsk[1].

Voir aussi

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Références

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