Veine cave supérieure

tronc de la circulation systémique

La veine cave supérieure est un tronc de la circulation systémique situé dans le médiastin. Elle ramène à l’atrium droit le sang veineux provenant principalement de la tête, du cou, des membres supérieurs et du thorax[1].

Veine cave supérieure
Vue antérieure des vaisseaux thoraciques, cœur retiré. La droite anatomique se trouve à gauche de l’image.
Détails
Affluences
Exutoire
Structures drainées
Tête, cou, membres supérieurs et une grande partie du thorax
Artère associée
Identifiants
Nom latin
Vena cava superiorVoir et modifier les données sur Wikidata
MeSH
D014683Voir et modifier les données sur Wikidata
TA98
A12.3.03.001Voir et modifier les données sur Wikidata
TA2
4745Voir et modifier les données sur Wikidata
FMA
4720Voir et modifier les données sur Wikidata

Terminologie

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Le nom latin est vena cava superior. Le dictionnaire de l’Académie nationale de médecine donne également les appellations veine cave crâniale et veine cave descendante comme renvois vers la veine cave supérieure[2].

Description

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Origine

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Le confluent des veines brachiocéphaliques est la réunion des veines brachiocéphaliques droite et gauche qui donne naissance à la veine cave supérieure. Il se situe en arrière du premier cartilage costal droit[3].

Trajet et terminaison

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La veine descend à droite de l’aorte ascendante, avec une légère obliquité postérieure et une concavité tournée vers la gauche. Sa longueur est d’environ 7 cm et son diamètre d’environ 2 cm chez l’adulte[4].

Sa portion supérieure est extrapéricardique ; sa portion inférieure pénètre dans le péricarde. Elle se termine dans la partie supérieure de l’atrium droit par un orifice dépourvu de valvule[1]. Sa jonction avec l’atrium est habituellement décrite en regard du troisième cartilage costal droit[5],[1].

Rapports

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Coupe transversale du thorax au niveau des artères pulmonaires, vue d’en haut.

La veine cave supérieure est voisine du thymus ou de son reliquat en avant, de l’aorte ascendante à gauche et de la plèvre médiastinale droite latéralement. Le nerf phrénique droit longe son bord droit. En arrière se trouvent notamment la terminaison de la veine azygos et les éléments du pédicule pulmonaire droit[1].

Le péricarde séreux recouvre les faces antérieure et latérales de sa portion caudale[4].

Affluents

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Outre ses deux veines d’origine, elle reçoit principalement la veine azygos, dont l’arc rejoint sa face postérieure avant l’entrée dans le péricarde[1]. Des affluents accessoires sont possibles : veines thymiques, veine thyroïdienne inférieure droite, veines diaphragmatiques droites ou veine thoracique interne droite[4].

Territoire drainé et anastomoses

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Les veines brachiocéphaliques et le réseau azygos réunissent l’essentiel du retour veineux systémique de la partie supérieure du corps. Le système azygos et les plexus vertébraux établissent des communications avec le territoire de la veine cave inférieure[4]. Ces voies peuvent participer à une circulation de suppléance en cas d’obstruction cave[1].

Développement et variations

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La veine cave supérieure provient de la veine cardinale commune droite et de la portion caudale de la veine cardinale antérieure droite[1].

La persistance d’une veine cave supérieure gauche constitue une variation du développement veineux embryonnaire. Elle peut coexister avec la veine cave supérieure droite ou, plus rarement, être isolée. Son drainage se fait le plus souvent vers l’atrium droit par le sinus coronaire ; certaines configurations rejoignent l’atrium gauche[6].

Intérêt clinique

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Obstruction

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Une compression, une sténose ou une thrombose peuvent gêner le retour veineux et entraîner un syndrome de la veine cave supérieure. Les manifestations dépendent notamment de la rapidité de l’obstruction et du développement des voies collatérales[7].

Gestes endovasculaires

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La reconnaissance des variations caves est importante lors de la pose d’un cathéter veineux central ou de sondes de stimulation cardiaque : une veine cave supérieure gauche persistante peut modifier leur trajet et compliquer leur mise en place[6].

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 (en) Hunter J. White et Michael P. Soos, « Anatomy, Thorax, Superior Vena Cava », sur NCBI Bookshelf, StatPearls Publishing, (consulté le )
  2. ↑ « Veine cave crâniale et veine cave descendante », sur Dictionnaire médical de l’Académie de médecine, (consulté le )
  3. ↑ « Veine cave supérieure », sur Anthropotomia — Université de Tours (consulté le )
  4. 1 2 3 4 « Veine cave supérieure », sur Dictionnaire médical de l’Académie de médecine, (consulté le )
  5. ↑ (en-US) « Superior Vena Cava | Complete Anatomy », sur www.elsevier.com (consulté le )
  6. 1 2 (en) Aynur Azizova, Omer Onder, Sevtap Arslan, Selin Ardali et Tuncay Hazirolan, « Persistent left superior vena cava: clinical importance and differential diagnoses », Insights into Imaging, vol. 11, no 1,‎ , p. 110 (DOI 10.1186/s13244-020-00906-2, lire en ligne)
  7. ↑ (en) Abdul Hussain Azizi, Irfan Shafi et al., « Superior Vena Cava Syndrome », JACC: Cardiovascular InterventionsJ, vol. 13, no 24,‎ (DOI 10.1016/j.jcin.2020.08.038, lire en ligne)

Liens externes

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