Venezolana de Televisión

chaîne de télévision publique vénézuélienne

Venezolana de Televisión (abrégée en VTV) est une chaîne de télévision publique basée à Caracas, au Venezuela ; elle est diffusée sur le canal 8 dans la capitale et ses environs. Parmi les programmes diffusés sur VTV, on compte notamment Aló Presidente et Telesur Noticias.

Venezolana de Televisión
Caractéristiques
Création
Langue
Pays
Siège social
Site web

Sous le gouvernement bolivarien, VTV a été utilisée par les autorités pour mener campagne contre l'opposition vénézuélienne et les médias privés du pays. A ce moment, environ 75 % de sa programmation étant constitués de propagande bolivarienne[1]. En août 2014, VTV a célébré son 50e anniversaire.

Histoire

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Chaine privée

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Cadena Venezolana de Televisión (CVTV) a été inaugurée en tant que chaîne de télévision privée le 1er août 1964 à 19 h 30[2]. C'est le président Raúl Leoni qui a été choisi pour couper le ruban. Toutefois, malgré son nom, il ne s'agissait pas initialement d'un réseau de télévision d'envergure nationale ; durant ses premières années, la chaîne diffusait ses programmes dans la région de Caracas[3]. Ce n'est qu'à la fin des années 1960 qu'elle est devenue un réseau national, grâce à l'ouverture de stations dans les principales villes du pays, devenant par ailleurs le premier réseau à produire et diffuser une émission en couleur en 1971.

Le premier logo de VTV représentait ainsi le nom de l'entreprise (CVTV) inscrit sur un chiffre 8 (faisant référence à son numéro de canal à Caracas).

Télévision publique

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En septembre 1974, après avoir connu des difficultés financières prolongées dues à la concurrence de réseaux privés mieux établis au Venezuela — Radio Caracas Televisión et Venevisión —, CVTV a été rachetée par le gouvernement vénézuélien et rebaptisée Venezolana de Televisión (VTV)[4]. Entre 1974 et 1980, VTV était entièrement financée par l'État ; toutefois, en raison d'une crise économique interne, la chaîne a été contrainte de diffuser des publicités pour générer des revenus supplémentaires (une pratique abandonnée depuis l'arrivée au pouvoir de Hugo Chávez en 1999)[5]. Elle diffuse désormais uniquement des bandes-annonces de programmes et des messages gouvernementaux.

En 1990, suite à la décision gouvernementale de fermer Televisora Nacional en raison de la situation économique du pays, VTV a fusionné avec cette dernière et a commencé à diffuser simultanément ses programmes sur le canal 5 (norme M, couleur NTSC, à partir de midi). Cette diffusion simultanée a pris fin le 4 décembre 1998, lorsque le gouvernement a cédé le signal du canal 5 à l'archevêché de Caracas, donnant ainsi naissance à la chaîne Vale TV.

En 1999, VTV a adopté un logo identique à celui de la Canadian Broadcasting Corporation (CBC). En 2014, elle est devenue la première chaîne latino-américaine à diffuser le journal télévisé de la chaîne russe RT Actualidad.

Role politique

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VTV a été prise pour cible à plusieurs reprises lors de tentatives de coup d'État. La chaîne a notamment été visée durant la tentative de coup d'État du 27 novembre 1992 : des officiers militaires en rébellion contre le président Carlos Andrés Pérez ont attaqué ses locaux, et dix employés ont trouvé la mort.

Télévision bolivarienne

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Bus de propagande.

Sous le gouvernement bolivarien, VTV a été instrumentalisée pour lutter contre l'opposition vénézuélienne et les médias privés du pays[6], environ 75 % de sa programmation étant consacrée à la propagande bolivarienne[1]. Le soir de la tentative de coup d'État du 11 avril 2002 contre Chávez, Enrique Mendoza, alors gouverneur de l'État de Miranda, a déclaré lors d'une interview accordée à Venevisión : « a esa basura de canal la vamos a cerrar » (« On va fermer cette chaîne pourrie »), en référence à VTV. Quelques heures plus tard, la police de l'État de Miranda a occupé les locaux de VTV et l'a contrainte à cesser d'émettre. La chaîne est restée hors d'antenne jusqu'au 14 avril 2002, date du retour au pouvoir de Chávez[6].

Durant la grève générale vénézuélienne de 2002-2003, VTV diffusait des publicités montrant des Vénézuéliens faisant la queue pour des bonbonnes d'essence, accompagnées d'un message : « L'opposition a déchaîné la terreur sur le peuple vénézuélien, provoquant famine et chômage. Grâce à la nouvelle PDVSA, PDVSA est pour nous tous, nous sommes tous PDVSA ». VTV modifiait également les images des rassemblements progouvernementaux pour les agrandir et utilisait des vidéos obsolètes pour attaquer les membres de l'opposition ou d'anciens sympathisants. En février 2004, le président de la chaîne de télévision publique Venezolana de Television (VTV) a déclaré que VTV n'était pas une chaîne d'État, mais une chaîne du parti politique du président Chávez. En 2005, l'émission Dossier a été annulée après que son présentateur et producteur, Walter Martinez, a accusé le gouvernement de corruption[7].

Liens externes

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(en) Cet article est en partie issu de l'article anglophone "Venezolana de Televisión".

  1. 1 2 Maya, Margarita López, Venezuela: The Political Crisis of Post-Chavismo, Social Justice. 40 (4), , p. 68–87
  2. ↑ José Antonio Mayobre, La labor de Sísifo: los intentos de reformar la televisión en Venezuela, Monte Avila Editores Latinoamericana, (ISBN 978-980-01-0626-6), p. 154
  3. ↑ Raúl Leoni, Documentos presidenciales, Oficina Central de Información, 11 mars 1964-11 mars 1965 - année 1968, p. 176
  4. ↑ Gustavo Hernández Díaz, Las tres "T" de la comunicación en Venezuela. Televisión, teoría y televidentes, Universidad Catolica Andre, (ISBN 978-980-244-550-9), p. 67
  5. ↑ Alvaray, Nathalie; Arenas, Zamawa, La oferta de la televisión venezolana: estudio de un día de programación en 13 televisoras, Fundación Carlos Eduardo Frías, , p. 41
  6. 1 2 (en) Daniel Wilkinson, « A Decade Under Chávez », Human Rights Watch,‎ (lire en ligne, consulté le )
  7. ↑ « Telesur tested by Chávez video », Christian Science Monitor,‎ (ISSN 0882-7729, lire en ligne, consulté le )