Les Verchers-sur-Layon
Les Verchers-sur-Layon est une ancienne commune française située dans le département de Maine-et-Loire, en région Pays de la Loire, devenue le une commune déléguée de la commune nouvelle de Doué-en-Anjou[1].
| Les Verchers-sur-Layon | |||||
Le château d'Échuilly. | |||||
Héraldique. |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Pays de la Loire | ||||
| Département | Maine-et-Loire | ||||
| Arrondissement | Saumur | ||||
| Commune | Doué-en-Anjou | ||||
| Statut | commune déléguée | ||||
| Maire délégué Mandat |
Éric Blaize de Maisonneuve 2026-2032 |
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| Code postal | 49700 | ||||
| Code commune | 49365 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Verchéens | ||||
| Population | 898 hab. (2014) | ||||
| Densité | 29 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 47° 09′ 17″ nord, 0° 17′ 44″ ouest | ||||
| Altitude | 54 m Min. 48 m Max. 109 m |
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| Superficie | 30,7 km2 | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Doué-la-Fontaine | ||||
| Historique | |||||
| Fusion | 30 décembre 2016 | ||||
| Intégrée à | Doué-en-Anjou | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
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Géolocalisation sur la carte : Maine-et-Loire
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Elle se situe dans l'appellation viticole du Coteaux-du-Layon (AOC).
Géographie
modifierCommune angevine du Saumurois, Les Verchers-sur-Layon se situe dans les coteaux du Layon, sur la route D 178, Concourson-sur-Layon / Le Puy-Notre-Dame, et D 69, Doué-la-Fontaine[2].
Son territoire est traversé par le Layon (rivière)[2] et se situe sur l'unité paysagère du couloir du Layon[3].
Histoire
modifierLa petite agglomération naît au VIe siècle autour d'une villa gallo-romaine appartenant à un certain Vercius, dont le nom donnera plus tard Les Verchers. Elle est située à la croisée d'anciens axes vers Gennes/Argenton-les-Vallées et Doué-la-Fontaine/Montreuil-Bellay.
Trois paroisses émergent au XIe siècle : Saint-Just, Saint-Pierre et Saint-Jean-Baptiste. Pendant huit siècles, Ces trois entités forment pendant plusieurs siècles une agglomération étendue sur plus de 3 000 hectares, regroupant une quinzaine de hameaux. Elle sont réunies au début du XIXe siècle sous le nom de Saint-Just, puis, par ordonnance royale du , les communes de La Lande-de-Verché, Saint-Just-de-Verché et Saint-Pierre-de-Verché fusionnent sous le nom unique des Verchers qui prend le nom le des Verchers-sur-Layon[4],[5],[6].
Le , la commune forme avec Brigné, de Concourson-sur-Layon, de Doué-la-Fontaine, de Forges, de Meigné, de Montfort et de Saint-Georges-sur-Layon, la commune nouvelle de Doué-en-Anjou[1].
Politique et administration
modifierAdministration municipale
modifierAdministration actuelle
modifierDepuis le Les Verchers-sur-Layon constitue une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Doué-en-Anjou et dispose d'un maire délégué[1].
Administration ancienne
modifierAncienne situation administrative
modifierLa commune était membre de la communauté de communes de la région de Doué-la-Fontaine[13], elle-même membre du syndicat mixte Pays Saumurois.
Population et société
modifierÉvolution démographique
modifierL'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[15],[Note 1].
En 2014, la commune comptait 898 habitants, en évolution de +1,7 % par rapport à 2009 (Maine-et-Loire : +3,3 %, France hors Mayotte : +2,49 %).
Pyramide des âges
modifierLa population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (21,7 %) est en effet supérieur au taux national (21,8 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (21,4 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,5 % contre 48,7 % au niveau national et 48,9 % au niveau départemental).
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :
- 50,5 % d'hommes (0 à 14 ans = 23,6 %, 15 à 29 ans = 15,6 %, 30 à 44 ans = 21,9 %, 45 à 59 ans = 17,2 %, plus de 60 ans = 21,7 %) ;
- 49,5 % de femmes (0 à 14 ans = 21,9 %, 15 à 29 ans = 16,6 %, 30 à 44 ans = 22,4 %, 45 à 59 ans = 17,6 %, plus de 60 ans = 21,7 %).
Vie locale
modifierÉconomie
modifierTissu économique
modifierCommune à forte dominance agricole, sur 95 établissements présents dans la commune à fin 2010, 63 % relèvent du secteur de l'agriculture (pour une moyenne de 17 % dans le département), 6 % du secteur de l'industrie, 8 % du secteur de la construction, 17 % de celui du commerce et des services et 5 % du secteur de l'administration et de la santé[20].
Viticulture
modifierLa commune se situe dans l'aire d'appellation viticole du Coteaux-du-Layon (AOC). Vingt-sept communes du département, bordant la rivière du Layon, constituent l'aire géographique de l'Appellation d'Origine Contrôlée Coteaux du Layon[21].
Culture locale et patrimoine
modifierLieux et monuments
modifier- Le château de Bellevue : La seigneurie de Bellevue est connue depuis le début du XVIe siècle. René de Strossy en est seigneur dans les années 1600-1612, et Jacques Jarret, écuyer, en 1631. Elle reste dans cette dernière famille jusqu'en 1810 et passe à la famille de Laistre. En 1827, Louis-Henry Isle de Beaucheine (1777-1870) et son épouse Marie-Pauline Aubert de Boumois (l'une des héritières du château de Boumois, près de Saumur) achètent le domaine. En 1899, leur petite-fille Camille Isle de Beaucheine (1870-1958) apporte le domaine à son époux le vicomte Hervé de Maupeou d'Ableiges. Leur fils, le vicomte Jean de Maupeou d'Ableiges (1904-1984), sera durant vingt six ans maire des Verchers qui lui dédiera une place de la commune.
Le château, ses communs et ses dépendances datent des XVIe – XIXe siècles. Les terres d'exploitation sont réparties sur l'ancienne seigneurie mitoyenne d'Auvers[22]. - Le château d'Échuilly.
- La commanderie des Templiers de La Lande[23].
- Le château de Bussy-Fontaines.
- L'église paroissiale Saint-Just[24] : Le seigneur de Vihiers la donne vers 1090 à l'abbaye de Saint-Maur-sur-Loire. L'abbé de cette dernière eut le privilège d'en nommer le curé, droit habituellement dévolu à l'évêque. Son chœur date du fin du XIIe siècle. Une ancienne chapelle seigneuriale située au sud du bâtiment sert de sacristie. Elle est agrandie en 1823 grâce à des bas-côtés, peu après la réunification des trois paroisses. Elle doit son aspect actuel à l'architecte Hardion (1870). Elle a la particularité d'accueillir une Grotte de Lourdes à l'intérieur, ainsi qu'un cadran solaire près de la fenêtre de la sacristie[25].
- Ancien prieuré de Saint-Pierre : Fondé au Moyen Âge, il abritait une communauté de chanoines réguliers qui participaient à la vie spirituelle et agricole du territoire.[réf. nécessaire] Depuis la rue, son imposant mur de clôture du XVe siècle, la grange aux dîmes du XIIIe et l'ancien presbytère (actuelle mairie), sont les témoins de l'organisation seigneuriale passée du lieu[6].
Personnalités liées à la commune
modifier- Jean de Geoffre de Chabrignac (1889-1971), sénateur, député et vice-président du conseil général de Maine-et-Loire.
- Jules Mougin (1912-2010), poète français, enterré aux Verchers-sur-Layon[26].
- Pierre Matignon (1943-1987), natif des Verchers-sur-Layon, coureur cycliste, vainqueur d'étape sur le Tour de France 1969[27].
Voir aussi
modifierNotes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
Références
modifier- 1 2 3 « Arrêté no DRCL-BCL-2016-123 en date du 30 septembre 2016 », Recueil spécial des actes administratifs de la préfecture de Maine-et-Loire, no 67, (lire en ligne [PDF]).
- 1 2 IGN et BRGM, Géoportail Les Verchers-sur-Layon (49), consulté le 2 septembre 2012.
- ↑ Département de Maine-et-Loire - DIREN Pays de la Loire - DDE Maine-et-Loire, Atlas des paysages de Maine-et-Loire, Angers, Le Polygraphe Éditeur, (ISBN 2-909051-22-6), p. 146 — Données consultables sur WikiAnjou.
- ↑ Célestin Port 1996, p. 698 et 700-701.
- ↑ « Village », notice no IA00033584, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- 1 2 « Villes et Villages : Les-Verchers-sur-Layon », sur Office de tourisme Saumur Val de Loire, (consulté le ).
- ↑ « Vie municipale - Les élus », sur Mairie de Doué-en-Anjou (consulté le ).
- ↑ « Les élus », sur Mairie de Doué-en-Anjou, (consulté le ).
- ↑ « Municipales 2026. À Doué-en-Anjou, le passage de flambeau à Bruno Cheptou après 31 ans dans la minorité », sur Courrier de l'Ouest, (consulté le ) (liste des élus sur le site de la commune).
- ↑ Célestin Port 1996, p. 699, liste des maires jusqu'en 1995.
- ↑ Patrick Garnero (dir.), Annuaire des maires de Maine et Loire, Cannes, EIP Les Éditions Céline, coll. « Annuaire des mairies de France », 2006-2007 (ISBN 9782352581499, lire en ligne), p. 93.
- ↑ « Liste des maires élus en 2014 », sur le site de la préfecture du département de Maine-et-Loire (version du sur archive.org), document du 11 avril 2014.
- ↑ Insee, Composition de l'EPCI de la Région de Doué la Fontaine (244900973), consulté le 17 novembre 2013.
- ↑ L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
- ↑ « Évolution et structure de la population à Les Verchers-sur-Layon en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le ).
- ↑ « Résultats du recensement de la population de Maine-et-Loire en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le )
- ↑ Insee, Statistiques locales du territoire des Verchers-sur-Layon (49), consultées le 16 juin 2013.
- ↑ INAO, Fiche Coteaux du Layon, consultée le 2 septembre 2012.
- ↑ Jean-François Bascans, À propos de Bellevue, Tapuscrit, Rosny-sous-Bois, 2004 ;
et, Jean-François Bascans, Histoire des Isle 1336-1979, Tapuscrit, Paris, 1980. - ↑ « Commanderie de templiers », notice no IA00033665, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ « Église paroissiale Saint-Just », notice no IA00033577, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ « Eglise Saint Just Les Verchers sur Layon - Paroisse Saint-Denis-des-Faluns », sur Église en Anjou (diocese49.org), (consulté le ).
- ↑ « Le facteur-poète Jules Mougin sera inhumé en Anjou », sur Ouest-France, .
- ↑ « Cyclisme. Histoire : Pierre Matignon, le seul Choletais sacré champion de France », sur Le Courrier de l'Ouest, (consulté le ).
