Vertillum
Vertillum est un site gaulois puis gallo-romain situé dans la commune de Vertault, en Côte-d'Or, en France. Le site est classé monument historique depuis 1875[1].
| Vertillum | |
Les fouilles de Vertillum au XIXe siècle | |
| Localisation | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Bourgogne-Franche-Comté |
| Département | Côte-d'Or |
| Commune | Vertault |
| Protection | |
| Coordonnées | 47° 54′ 56″ nord, 4° 21′ 04″ est |
| Altitude | 355 m |
| Superficie | 25 ha |
| Histoire | |
| Époque | La Tène et Gaule romaine |
| modifier |
|

Situation
modifierFouilles
modifierLe site a été fouillé dès le XIXe siècle, de manière approximative. Un grand nombre d'objets trouvés alors sont conservés par le musée du Pays châtillonnais voisin[3].
Les premières fouilles de 1846, dues à Lucien Coutant, antiquaire aux Riceys et correspondant de la commission des antiquités de la Côte-d'Or, dégagent deux grands édifices publics : le temple et les thermes[4]. La Société archéologique et historique du Châtillonnais prend le relai de 1882 à 1939 et dégage au fil du temps de nombreux habitats enterrés et une imposante enceinte[5]. En 1977, des élus locaux entreprennent la mise en valeur et la protection de ces quatre pôles du site : le murus gallicus, les habitats enterrés, les thermes et le temple[4].
En 1988, au sud de Vertillum, au-dessus de l'église Saint-Pierre-ès-Liens de Vertault actuelle, de nouvelles fouilles dégagent un fanum et un ensemble cultuel[6] ; puis en 1996, au nord sur la commune de Molesme, au lieu-dit " sur le creux ", un ensemble de constructions de La Tène tardive (Ier siècle av. J.-C.)[4].
Description
modifierVertillum est un oppidum gaulois, auquel a succédé un vicus gallo-romain. Le site, ceint d'un murus gallicus et d'un fossé attribué aux Lingons, couvre environ 25 hectares.
La ville gallo-romaine, qui aurait compté entre 3 000 et 5 000 habitants, présente les aménagements typiques : zones résidentielles, forum, bains, temple et centre administratif[5].
Le site comprend de nombreuses structures enterrées, des restes de remparts, des thermes et un temple. Les fouilles du XIXe siècle et du début du XXe siècle ont été extrêmement destructrices. Ainsi des bâtiments bien préservés jusqu'alors, en particulier les thermes, ont été presque détruits. Depuis 1984, le site fait l'objet de nouvelles recherches et d'une mise en valeur des vestiges. Une nécropole d'animaux (200 chiens, 42 chevaux, 8 moutons, 2 bœufs, ainsi que 8 inhumations humaines) a notamment été mise en évidence sur le fanum extra-muros[7].
Histoire
modifierLe murus gallicus qui entourait le site semble dater du Ier siècle apr. J.-C. Sa ruine commence au IIIe siècle pour s’achever un siècle plus tard avec sa destruction par une invasion des Vandales. Les dernières pièces trouvées sur le site, qui sont d’Arcadius et d’Honorius[8], situent la fin probable de l'occupation du site à l'avènement du christianisme comme religion d'Empire.
Galerie 1
modifierLes thermes
Métallurgie
modifierVertillum était un centre métallurgique travaillant des alliages à base de cuivre. Objets inachevés et déchets montrent que les artisans ont utilisé des techniques de fonderie et de tôlerie pour recouvrir de bronze des objets en fer. Parmi la production des artisans de Vertillum on peut mentionner des poignées, en particulier un type adoptant la forme de deux dauphins affrontés, de la vaisselle plate et différents objets utilitaires, ornés ou non, parmi lesquels on peut compter clefs, serrures, clochettes, stylets, etc. Le musée du Pays châtillonnais consacre une salle aux objets trouvés sur le site. Les lacunes de description et de soin qui caractérisent les fouilles anciennes pratiquées à Vertillum rendent difficile l'évaluation de la production locale et de sa chronologie[9].
Galerie 2
modifierDédicace des thermes,
Musée archéologique de DijonBas-relief représentant trois déesses-mères, Musée du Pays châtillonnais
Valorisation
modifierLa commune entretient le site avec le soutien de l'association Revivre en Haute Bourgogne[4].
Références
modifier- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Vertillum » (voir la liste des auteurs).
- ↑ Fiche de l'oppidum sur la base Mérimée
- ↑ Martine et Jean-Marc Mangin 1992
- ↑ Blog de l'association PAAC-Archéologie présentant les vestiges
- 1 2 3 4 Laurence Pocheveux, « Vertillum, un joyau archéologique », Le Châtillonnais et l'Auxois, (lire en ligne)
- 1 2 René Joffroy La ville gallo-romaine de Vertillum
- ↑ Vertault : le sanctuaire
- ↑ Martine Jouin 2003
- ↑ Bulletin de la Société nationale des Antiquaires de France
- ↑ Pascale Chardron-Picault 2005
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Jacky Bénard, Gaulois et gallo-romains à Vertillium, Paris, Gollion, , 173 p. (ISBN 978-2-88474-191-0, BNF 42255298)
- Martine Jouin, « Un siècle de fouilles à Vertault », Dossiers d'Archéologie, no 284,
- Pascale Chardron-Picault, « L’artisanat des alliages à base de cuivre de Vertault-Vertillum (Côte-d’Or) », Revue archéologique de l'Est,
- Martine Mangin et Jean-Marc Mangin, « Vertault : une agglomération secondaire aux confins du territoire des Lingons, des Mandubiens et des Tricasses », Bourgogne archéologique, Tellin (Belgique), Traces de vie, vol. 12, (ISSN 1140-3608)
Liens externes
modifier- PAAC archéologie, « Vertillum : ville gauloise puis gallo-romaine »
- Côte-d'Or Tourisme, « Site de Vertillum »
- Côte-d'Or Tourisme, « Pourquoi ne pas compléter la visite du Musée en découvrant les sites archéologiques majeurs du Châtillonnais »
- Ressource relative à l'architecture :