Via Sana
Via Sana est une entreprise française fondée en 2020. Elle met à la disposition de professionnels de santé exerçant en libéral des cabinets médicaux et paramédicaux équipés, assortis des services nécessaires à l'exercice. Son activité est généralement rattachée par la presse au « coworking médical », segment sur lequel plusieurs entreprises se positionnent en France au cours des années 2020[1]. Implantée dans plusieurs grandes villes françaises, elle ouvre en 2026 un premier centre en Belgique[2].
| Via Sana | |
| Création | |
|---|---|
| Forme juridique | Société par actions simplifiée |
| Siège social | Tours |
| Activité | Immobilier, santé |
| SIREN | 883920167 |
| Site web | centreviasana.com |
| modifier - modifier le code - voir Wikidata | |
Histoire
modifierVia Sana est immatriculée le 22 mai 2020, peu après la levée du premier confinement lié à la pandémie de Covid-19. Son siège social est établi à Tours[3]. Elle est créée par trois étudiants, parmi lesquels Louis Fosse et Ulysse Vallier, après des échanges avec des proches exerçant dans la santé qui décrivaient la difficulté à trouver des locaux pour lancer leur activité libérale[2].
En septembre 2023, l'entreprise lève 6 millions d'euros, en combinant capital et dette, auprès de 360 Capital Partners et d'investisseurs privés[4],[5]. Elle exploite alors une trentaine de sites[6].
En avril 2025, elle lève 16 millions d'euros supplémentaires, auprès de 360 Capital et du Fonds stratégique des transitions, géré par la société ISALT[7], elle-même détenue partiellement par la Caisse des dépôts et consignations[8]. L'opération s'accompagne de l'ouverture d'un centre à Station F. Le réseau accueille alors 30 000 patients par mois[7].
Le 8 octobre 2026, Via Sana ouvre son premier centre hors de France, à Ixelles, en Région de Bruxelles-Capitale[2],[9].
Activités
modifierVia Sana prend à bail ou acquiert des locaux commerciaux, en assure la rénovation et la mise en conformité, puis les met à disposition de professionnels de santé sous forme de cabinets aménagés[2]. Le forfait est fonction du nombre de journées hebdomadaires d'exercice et intègre l'ensemble des charges, notamment le ménage, la maintenance, l'assurance des locaux et l'énergie[9],[10].
Au-delà de la mise à disposition des espaces, l'entreprise fournit les services nécessaires à l'exercice libéral, parmi lesquels la prise de rendez-vous, les terminaux de paiement, le télésecrétariat et la comptabilité, ce qu'elle présente comme un moyen de redonner du temps médical aux praticiens[2],[10].
La formule s'adresse notamment aux professionnels en début d'activité et à ceux qui combinent l'exercice libéral avec une activité en établissement hospitalier ou avec de la téléconsultation[10].
En septembre 2026, l'entreprise revendique soixante-dix implantations dans les grandes villes françaises et un millier de professionnels de santé[2].
Notes et références
modifier- ↑ Camille Wong, « Le secteur médical, nouvelle martingale pour les start-up du coworking », Les Echos, (lire en ligne)
- 1 2 3 4 5 6 Solange Berger, « « Coworking » pour médecins : un nouveau concept de cabinets médicaux débarque à Bruxelles avec 13 espaces à louer selon ses besoins », La Libre Belgique, (lire en ligne)
- ↑ « Via Sana, SIREN 883920167 », sur Annuaire des entreprises, Direction interministérielle du numérique (consulté le )
- ↑ « Via Sana lève 6 millions d'euros pour repenser l'installation des médecins libéraux », Maddyness, (lire en ligne)
- ↑ « Via Sana développe des cabinets médicaux clés en main », Les Echos, (lire en ligne)
- ↑ « Coworking : comment la startup Viasana bouleverse l'installation des médecins », La Tribune, (lire en ligne)
- 1 2 « Via Sana lève 16 millions d'euros pour développer le coworking médical », Maddyness, (lire en ligne)
- ↑ « Fonds stratégique des transitions : lancement officiel et 1er investissement », sur Groupe Caisse des Dépôts
- 1 2 « Des cabinets médicaux clé en main et « all inclusive » », MediQuality, (lire en ligne)
- 1 2 3 Marie-Eve Rebts, « La tendance : le clé-en-main se répand dans l'immobilier professionnel », Le Soir, (lire en ligne)