La Via dei Riari est une rue de Rome, située dans le quartier de Trastevere, sur les pentes du Janicule. Elle relie la via della Lungara à la via della Penitenza et longe une partie du complexe du Palazzo Corsini et du Jardin botanique de Rome[1].

Histoire

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À l'origine, la rue était une impasse, ouverte en 1581, reliant la zone de Lungara aux pentes du Janicule[2].

Le nom provient de la famille Riario, propriétaires du palais et des terres situées dans la région. La plus ancienne attestation connue des possessions de la famille remonte à 1492, lorsque le cardinal Raffaele Riario acheta un vignoble près de Lungara. Le palais Riario du XVIe siècle a ensuite été intégré au bâtiment agrandi par la famille Corsini selon un plan de Ferdinando Fuga, après l'achat du complexe en 1736[3].

Entre 1659 et 1689, le palais fut la résidence romaine de Christine de Suède. La présence de la souveraine et de sa cour aurait donné naissance, selon une tradition locale, à la variante populaire via dei Reali, qui est restée en usage jusqu'aux premières décennies du XIXe siècle[2].

Les Archives d'État de Rome conservent la documentation dans laquelle de nombreux bâtiments et accès le long de son parcours sont enregistrés entre les XIXe et XXe siècles[4].

Découvertes archéologiques

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En mai 1900, une stèle funéraire romaine en marbre a été découverte. L'inscription commémorait une petite fille nommée Isias, décédée à l'âge de quatre ans, à qui son père Lucius Furius Ermes avait dédié le monument[5].

Bâtiments et lieux d'intérêt

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Palais Corsini et le jardin botanique

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Le Palais Corsini, construit sur le site de l'ancienne résidence Riario, occupe le bloc délimité par Via della Lungara, Via Corsini et Via dei Riari. La partie du jardin montant vers le Janicule abrite le Jardin botanique de Rome depuis le XIXe siècle, appartenant à l'Université Sapienza de Rome[3].

Dans la zone du Jardin botanique adjacente à la Via dei Riari, un jardin des simples a été créé, dédié aux espèces végétales traditionnellement utilisées pour leurs propriétés médicinales[6].

Ateliers d'artistes

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Dans les années 1960, des locaux situés au numéro 48 ont été transformés en ateliers d'artistes. Entre autres, Carlo Quattrucci, Riccardo Tommasi Ferroni, Alessandro Kokocinski et le poète et peintre espagnol Rafael Alberti y ont travaillé. Les studios sont également devenus un lieu de rencontre pour les artistes, les écrivains et les personnalités culturelles actives à Rome dans les années 1960 et 1970[7]. L'environnement culturel formé ici a également été évoqué par Franco Simongini dans le roman La torre dell'orologio [8].

  1. ↑ Claudio Rendina, Le strade di Roma, Newton Compton, (ISBN 88-541-0208-3)
  2. 1 2 (it) Emanuela Maisto, « Via dei Riari », sur Urlo – La scena di Roma Sud
  3. 1 2 « Disegni inediti di Palazzo Riario (poi Corsini) alla Lungara », Studi Romani, vol. XLV,‎ (lire en ligne)
  4. ↑ « Catasto urbano di Roma (1875-1961). Ricerche ordinate per toponimo », Archivio di Stato di Roma
  5. ↑ Giuseppe Gatti, « Nuove scoperte nella città e nel suburbio », Notizie degli scavi di antichità,‎ (lire en ligne)
  6. ↑ (en) « History », sur Orto botanico di Roma, Sapienza Università di Roma
  7. ↑ « Gli artisti di via dei Riari », sur Archivio Carlo Quattrucci
  8. ↑ Franco Simongini, La torre dell'orologio, Rizzoli,

Bibliographie

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  • Claudio Rendina et Donatella Paradisi, Les rues de Rome, 3 volumes, Rome, Newton Compton, 2004, (ISBN 88-541-0208-3) .
  • Dessins inédits du palais Riario (plus tard Corsini) à Lungara, dans Studi Romani, vol. XLV, nn. 3-4, 1997, pp. 301-313.
  • Franco Simongini, La Tour de l'Horloge, Milan, Rizzoli, 1979.

Articles connexes

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