Viaduc de la Souleuvre
Le viaduc de la Souleuvre est un ancien ouvrage ferroviaire désaffecté de la ligne Caen - Vire, aujourd'hui disparue. Il est situé sur la commune de Souleuvre en Bocage, au cœur du bocage normand, dans le Calvados.
| Viaduc de la Souleuvre | |
| Géographie | |
|---|---|
| Pays | France |
| Région | Normandie |
| Département | Calvados |
| Commune(s) | Souleuvre en Bocage |
| Coordonnées géographiques | 48° 57′ 06″ N, 0° 51′ 52″ O |
| Fonction | |
| Franchit | La Souleuvre |
| Fonction | ligne ferroviaire |
| Caractéristiques techniques | |
| Longueur | 364,20 m |
| Hauteur | 61 m |
| Matériau(x) | granit-acier |
| Construction | |
| Construction | 1887 - 1889 |
| Architecte(s) | Gustave Eiffel |
| modifier |
|
Au cœur d'un paysage très vallonné de la Basse-Normandie, le franchissement de la voie ferrée de la vallée de la Souleuvre a imposé la construction de ce viaduc monumental qui domine le lit de la rivière d'une hauteur d'environ 60 mètres.
Histoire et évolution
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Le viaduc a été construit de 1887 à 1889 selon les plans du bureau d'études de Gustave Eiffel pour faire traverser une voie unique de chemin de fer, la vallée de la Souleuvre reliant Caen et Saint-Lô à Vire[1],[2]. Il est alors situé sur les communes de La Ferrière-Harang et Carville (Souleuvre en Bocage depuis 2016).
Il fut légèrement endommagé par des bombardements durant la Seconde Guerre mondiale. Inutilisé, son état s'est dégradé et il sera décidé de démonter le tablier métallique[3]. Lors d'une réunion en préfecture tenue le , seul le tablier métallique est choisi pour être démonté[4]. Une cérémonie « d'adieu » est organisée le par les élus et rassemble plusieurs milliers de personnes[5]. Les travaux débutent le [6]. Alors qu'il devait être dynamité le , une partie du tablier s'affaisse la veille au niveau de la première travée côté La Ferrière-Harang entrainant l'explosion des charges de dynamite placée, blessant deux ouvriers en train de préparer le plasticage[7]. Les restes du tablier sont stockés au sol à côté des piliers pendant deux ans environ avant d'être évacués par chemin de fer en [8]. Finalement, seuls les piliers en pierres maçonnées seront conservés.
Saut à l'élastique
modifierEn 1988, la société "A. J. Hackett Bungy", fondée par l'entrepreneur néo-zélandais Alan John Hackett, est à la recherche d'un lieu, afin de créer le premier centre permanent de saut à l'élastique au monde, spécialement construit pour cette l'activité.
La société découvre le lieu en [réf. nécessaire]. Le , une association est créée pour son développement[9]. En , elle fait construire une passerelle suspendue de 140 m de long, sur la rive droite de la Souleuvre, côté La Ferrière-Harang, qui donne accès à une plate-forme de saut à l'élastique prenant appui sur l'une des piles de l'ancien viaduc, haute de 61 m et surplombant la rivière[10]. Le complexe est ouvert au public le [11]. Plusieurs types de variantes de saut sont proposés, tels que le saut en "Elevator".
Des installations pour valorisations sportives existent également sur le viaduc de Glénic dans la Creuse et le viaduc de Villards-d'Héria dans le Jura.
- Pile du viaduc vue du bas.
- Plateforme de saut à l'élastique.
- Pile du viaduc vue du haut.
Activités acrobatiques
modifierAu fil des années, d'autres activités acrobatiques similaires seront développées pour les personnes friandes d'adrénaline et de sensations[10] :
- La tyrolienne géante, baptisée "« Scable »" et installée en 1999, proche de par sa pente d'une Taggle rope, sur une longueur de câble de 400 mètres en pouvant atteindre 100 km/h, mais restant toutefois plus douce que le saut à l'élastique ou pendulaire, constituant un bon compromis pour une première expérience.
- Le saut pendulaire, baptisé "balançoire géante" ou "Swing", depuis 2008, où un à trois passagers sont suspendus sur une sorte de trapèze montant presque jusqu'à hauteur du viaduc, puis chutant en balancier en tirant une poignée.
- Le saut pendulaire extrême, dit "Top Swing", ajouté en 2009, partant cette fois depuis les 61 mètres du haut du viaduc, atteignant 130 km/h en 3,5 secondes sur un arc de 150 mètres.
- Des sauts à l'élastique de nuit sont régulièrement proposés, le départ s'effectuant en obscurité totale, en demandant si possible au(x) sauteur(s) pour davantage de suspense, de ne pas crier...
Autres activités à sensations
modifierQuelques autres activités à sensations moins extrêmes au-dessous du viaduc, plus familiales et modérées à la portée de tous tels que les enfants et de prix plus modique s'y adjoignent :
- En début d'été 2013, le site accueille sur l'un des versants de la vallée une luge sur rail de 1 000 mètres de long[12].
- Depuis 2016, un parcours « Pieds nus » a vu le jour permettant aux petits et grands d'apprécier la vallée au travers de différentes textures et décors retraçant la Normandie.
- En 2022, la passerelle de saut est complétée d'un belvédère vitré, sol compris, destiné à surmonter la peur du vide : le Skycube[13].
Architecture actuelle
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Le viaduc et son tablier était long de 364,20 m et haut de 62,50 m.
Il était constitué de cinq piliers restés en place, soit 14 000 m3 de pierres de taille de 350 kg, en granite.
Lieu de tournage
modifierLe lieu a servi de décor à la scène du saut à l'élastique dans Riens du tout de Cédric Klapisch, sorti en 1992.
Notes et références
modifier- ↑ Dorian Le Jeune, « Le viaduc de la Souleuvre, une vie mouvementée entre bombardements, dynamite et sauts dans le vide », Ouest-France, édition Calvados, (lire en ligne
) - ↑ « Le viaduc de la Souleuvre », Le génie civil : revue générale des industries françaises et étrangères, t. 16, no 7, , p. 169-172 (lire en ligne)
- ↑ « Plusieurs milliers de personnes ont dit adieu au viaduc de la Souleuvre », Ouest-France, édition Calvados Manche Orne,
- ↑ « Les piles du viaduc de la Souleuvre sauvées », Ouest-France, édition Normandie-Mayenne,
- ↑ « Une foule inombrable a rendu, hier, un vibrant hommage au viaduc de la Souleuvre », Ouest-France, édition Calvados,
- ↑ « Le viaduc de la Souleuvre : aujourd'hui, premiers travaux de découpage au chalumeau », [Ouest-France, édition Calvados Manche Orne,
- ↑ « Le viaduc de la Souleuvre s'effondre », Ouest-France, édition Calvados,
- ↑ « convoi mortuaire pour un viaduc défunt », Ouest-France, édition Caen,
- ↑ « Les « élastiqueurs » sur le viaduc de la Souleuvre : Une association et des projets ambitieux », Ouest6france, édition Falaise-Vire,
- 1 2 « AJ Hackett Normandie, histoire » (consulté le )
- ↑ « 700 spectateurs à la Souleuvre : La renommée pour le bocage », Ouest-france, édition Falaise-Vire,
- ↑ « La Manche libre.fr - Un projet de luge sur rail à la Souleuvre » (consulté le )
- ↑ « J'ai testé pour vous. Combattez votre peur du vide avec le Skycube au viaduc de la Souleuvre », sur tendanceouest.com, Tendance Ouest (consulté le )