Vicariat apostolique de Beyrouth
Le vicariat apostolique de Beyrouth (en latin : vicariatus apostolicus Berytensis) est une Église particulière de l'Église catholique au Liban.
| Vicariat apostolique de Beyrouth (la) Vicariatus apostolicus Berytensis | |
Façade de la cathédrale Saint-Louis de Beyrouth. | |
| Informations générales | |
|---|---|
| Pays | |
| Église | catholique latine |
| Rite liturgique | romain |
| Type de juridiction | vicariat apostolique |
| Création | |
| Siège | Beyrouth |
| Titulaire actuel | César Essayan, depuis 2016 |
| Calendrier | grégorien |
| Statistiques | |
| Paroisses | 10 |
| Prêtres | 144 |
| Religieux | 194 |
| Religieuses | 822 |
| Territoire | Liban |
| Population catholique | 18 000 (2022) |
| (en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org | |
| modifier |
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Érigé le , pour les catholiques de rite romain au Liban, son siège est à Beyrouth. Depuis 2016, le vicaire apostolique de Beyrouth est Cesar Essayan (de), OFM Conv. Il succède à l'archevêque Paul Dahdah (de), ancien archevêque de Bagdad et actuel archevêque titulaire d'Arae-en-Numidie (de) (Arensis in Numidia).
Territoire
modifierLe vicariat apostolique de Beyrouth couvre la totalité du territoire du Liban indépendant depuis .
Il est l'un des trois vicariats apostoliques du Proche-Orient, avec celui d'Alep qui couvre la Syrie, et le patriarcat latin de Jérusalem, qui couvre Chypre, Israël et la Jordanie.
Histoire
modifierLa présence catholique de rite latin au Liban commence avec les croisades à la fin du XIe siècle et se termine avec la défaite définitive des croisés et la disparition des principautés croisées au Moyen-Orient après le milieu du XIIIe siècle. Au cours de cette période, plusieurs circonscriptions ecclésiastiques latines ont été créées sur les terres correspondant à l'actuel Liban, qui ont le plus souvent remplacé les anciens sièges épiscopaux des débuts du christianisme : les diocèses suffragants de Saint-Jean-d'Acre, Césarée de Philippe, Sidon et Béryte qui dépendaient de l'archidiocèse de Tyr tandis que les suffragants de Byblos, de Tripoli et d'Antarado (it) qui dépendaient du patriarcat latin d'Antioche.
Ces diocèses ont disparu à la fin de la période des croisades et ne sont aujourd'hui pour la plupart que des sièges titulaires.
La présence latine s'est poursuivie dans le pays avec les Franciscains, arrivés dès le XIIIe siècle, puis avec les missionnaires d'autres ordres religieux, tels que les Capucins, les Carmélites, les Lazaristes et les Jésuites, arrivés au XVIIe siècle. Pour les fidèles de rite latin du Liban, aucune circonscription ecclésiastique n'a été créée jusqu'à la fin de la mandature française à la fin de la Seconde Guerre mondiale : le délégué apostolique de Syrie exerçait également les fonctions d'évêque des catholiques latins du Liban.
La vicariat apostolique de Beyrouth est érigé le , par la constitution apostolique Solent caeli du pape Pie XII[1], son territoire étant issu du vicariat apostolique d'Alep.

Cathédrale
modifierLa cathédrale Saint-Louis de Beyrouth est la cathédrale du vicariat apostolique[2].
L'ancienne cathédrale de Tyr est située dans le vicariat apostolique[3].
Vicaires apostoliques
modifier- 1955-1973 : Eustace John Smith (pl), O.F.M.[4]
- 1974-1999 : Paul Bassim (en), O.C.D.[5]
- 1999-2016 : Paul Dahdah (de), O.C.D.[6]
- Depuis 2016 : Cesar Essayan (de), O.F.M. Conv.[7]
Notes et références
modifier- (it) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en italien intitulé « Vicariato apostolico di Beirut » (voir la liste des auteurs).
- ↑ (la) [PDF] La constitution apostolique Solent caeli, du 4 juin 1953, publiée aux Acta Apostolicae Sedis (AAS), no 2 vol. XXI (16 janvier 1954), pp. 36-37
- ↑ (en) Cathédrale Saint-Louis (consulté le 13 juin 2013)
- ↑ (en) Crusader cathedral ruins (consulté le 13 juin 2013)
- ↑ (en) Bishop Eustace John Smith (consulté le 13 juin 2013)
- ↑ (en) Bishop Paul Bassim (consulté le 13 juin 2013)
- ↑ (en) Archbishop Paul Dahdah (consulté le 13 juin 2013)
- ↑ « Ordination épiscopale du vicaire apostolique des latins au Liban », L'Orient-Le Jour, (lire en ligne, consulté le )