Victor-Auguste Dechamps
Victor Auguste Isidore Dechamps, né le à Melle, (Empire français) et décédé le à Malines (Belgique), était un prêtre rédemptoriste, nommé évêque de Namur en et, deux ans plus tard, en , 14e archevêque de Malines et ainsi primat de Belgique (-). Il fut créé cardinal en .
| Victor-Auguste Dechamps | ||||||||
| Biographie | ||||||||
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| Naissance | ||||||||
| Ordre religieux | Rédemptoriste | |||||||
| Ordination sacerdotale | ||||||||
| Décès | (à 72 ans) |
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| Cardinal de l'Église catholique | ||||||||
| Créé cardinal |
par le pape Pie IX |
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| Titre cardinalice | Cardinal-prêtre de San Bernardo alle Terme |
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| Évêque de l'Église catholique | ||||||||
| Ordination épiscopale | par le cardinal Karl von Reisach |
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| Dernier titre ou fonction | Archevêque de Malines | |||||||
| Archevêque de Malines (Primat de Belgique) | ||||||||
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| Évêque de Namur | ||||||||
| – | ||||||||
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| « Pervia coeli porta manes » (« Porte du ciel toujours ouverte ») | ||||||||
| (en) Notice sur catholic-hierarchy.org | ||||||||
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Biographie
modifierFamille
modifierVictor-Auguste Dechamps est le frère d'Adolphe Dechamps, homme politique, partisan résolu de l'unionisme.
Entrée dans les ordres
modifierIl entra dans les ordres chez les Rédemptoristes et fut ordonné prêtre le par Engelbert Sterckx[1].
Évêque de Namur
modifierBrillant prédicateur et apologiste de l'Église, Dechamps fut nommé évêque de Namur en et consacré à Rome par le cardinal von Reisach le avec comme co-consécrateurs l'archevêque de Westminster Henry Edward Manning et l'archevêque titulaire de Nicée Giuseppe Berardi[1]. Durant son bref séjour à Namur il organisa le premier synode diocésain et posa la première pierre du collège de Bellevue, à Dinant ()
Archevêque de Malines
modifierÀ la mort du cardinal Engelbert Sterckx il lui succéda sur le siège de Malines. Il fut intronisé en [1].
En 1868, il défend Louise Lateau, une mystique wallonne devant ses critiques[2].
Lors du concile Vatican I, il fut un grand partisan de la définition de l'infaillibilité pontificale.
Lors de la première guerre scolaire qui éclata lors de la promulgation de la « loi de malheur » du gouvernement Frère-Orban et du ministre Van Humbeeck, il favorisa la création de nombreuses écoles. À cette époque, la tension fut si vive entre la Belgique et le Saint-Siège que les relations diplomatiques furent momentanément rompues.
Il fut créé cardinal lors du consistoire du avec le titre de cardinal-prêtre de San Bernardo alle Terme.
Le cardinal Dechamps est également connu pour avoir réfléchi d'un point de vue théologique sur l'acte de foi: Roger Aubert le cite dans la grande somme historique qu'il a consacrée à l'histoire des théologies de l'acte de foi.
Il aide Marie de Jésus Deluil-Martiny à ouvrir une congrégation des Filles du Cœur de Jésus en Belgique[2].


À la mort du cardinal Dechamps en , Pierre-Lambert Goossens, évêque de Namur depuis peu de temps, lui succéda comme archevêque de Malines[3]. Son corps repose dans le caveau des archevêques sous le chœur de la cathédrale Saint-Rombaut de Malines.
Sa devise était « Pervia coeli porta manes ».
Succession apostolique
modifierVictor-Auguste Dechamps a ordonné les évêques suivants[1] :
- Évêque Théodore-Joseph Gravez (1868)
- Évêque Charles André Anthonis (1868)
- Archevêque Victor-Jean-Joseph-Marie van den Branden de Reeth (1879)
- Évêque Isidore-Joseph du Rousseaux (1880)
Œuvres
modifier- Le Christ et les Antechrist dans les écritures, l'histoire et la conscience traduit (de) par Jean-Baptiste-Vincent Heinrich
Armes
modifierCoupé, au 1 de gueules aux insignes de la Congrégation des Rédemptoristes : à la croix latine alésée d'or, les bras brochant, à dextre sur une pique traversant une éponge au naturel, à senestre sur une lance de même, les deux instruments penchés et mouvants du pied de la croix, le tout sur un mont à trois coupeaux d'or posé sur la ligne de partition ; la croix accostée des monogrammes IHS à dextre et MA entrelacés à senestre, tous deux surmontés de leur signe abréviatif, le tout d'or ; au nimbe rayonnant du même mouvant de la ligne du chef, chargé d'un œil au naturel ; au 2 de sable à l'effigie de Notre-Dame du Bon Conseil de Genazzano : une Vierge de carnation habillée d'une robe d'argent et d'un manteau d'azur tenant sur son bras senestre l'Enfant-Jésus aussi de carnation habillé de gueules, tous deux nimbés d'or, senestrés d'une étoile du même, leurs têtes brochant sur une mandorle couchée également d'or vidée du champ.[4]
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- A. Simon, Le Cardinal Sterckx et son temps (1792-1867), 2 volumes, Editions Scaldis, Wetteren,1950.
- Pape Léon XIII, Encyclique Licet multa au cardinal Dechamps, archevêque de Malines et aux évêques de Belgique, Rome, .
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 (en) David M. Cheney, « Victor-Auguste-Isidore Cardinal Dechamps, C.SS.R. † », sur catholic-hierarchy.org.
- 1 2 (en) Kristien Suenens, Humble women, powerful nuns : a female struggle for autonomy in a men's church, Louvain, Leuven University Press, , 381 p. (ISBN 978-94-6270-227-1, lire en ligne), p. 133
- ↑ (en) David M. Cheney, « Pierre-Lambert Cardinal Goossens † », sur catholic-hierarchy.org.
- ↑ « Armoiries des Évêques de Namur de 1833 à 1883 » [archive du ], sur historic.be (consulté le )