Victor Gysembergh, né en 1987, est un chercheur français en histoire des sciences et de la philosophie antique, spécialiste de l'imagerie multispectrale (en).

Victor Gysembergh
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Biographie

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Victor Gysembergh obtient les diplômes de licence, d'agrégation et de master (de lettres classiques) à la Sorbonne (Paris, France), un second master (en assyriologie) à Heidelberg (Allemagne), un diplôme de l'École normale supérieure (Paris) en sciences de l'Antiquité et philosophie, puis un doctorat sur Eudoxe de Cnide[1] à l'université de Reims en 2015[2].

Victor Gysembergh effectue un postdoctorat à Paris et un autre à Berlin puis, après deux tentatives infructueuses, il est recruté au CNRS et rejoint le Centre de recherche sur la pensée antique. Peu de temps après Alexander Jones, grand spécialiste de l'astronomie antique, lui parle d'un palimpseste de Ptolémée conservé à Milan, un ensemble de douze pages que personne n'a encore réussi à déchiffrer et qui pourraient constituer l'épilogue de son traité sur les cadrans solaires ; le jeune chercheur a alors l'idée d’utiliser une technique de décryptage dont il a déjà entendu parler lorsqu'il était étudiant, l'imagerie multispectrale (en). En janvier 2020, il monte un projet d'imagerie multispectrale en collaboration avec des experts de l'ONG Manuscript Electronic Library et du Rochester Institute of Technology (États-Unis). Ils se rendent à Milan où est conservé le palimpseste, et qui est alors aussi l'épicentre de la pandémie de Covid-19 : ils passent le confinement à lire et décrypter le manuscrit[2].

En 2022, Victor Gysembergh découvre, dans un palimpseste d'une bibliothèque de Vérone, l'introduction à la pratique de la philosophie de Platon, un document unique au monde rédigé en latin, qu'il sait lire comme le grec ancien (et un peu l'arabe et l'akkadien). La même année, il publie avec deux collègues la découverte et l'identification, dans le Codex Climaci Rescriptus, d'un palimpseste conservé au monastère égyptien Sainte-Catherine du Sinaï, le catalogue d'étoiles d'Hipparque de Nicée, composé au IIe siècle av. J.-C. et que Ptolémée cite abondamment mais que l'on n'avait jamais retrouvé[2].

En 2026, Victor Gysembergh découvre à la bibliothèque de Blois qu'un feuillet d'un palimpseste, qui comporte des figures géométriques, a une écriture ressemblant à celle du palimpseste d'Archimède dont trois pages étaient perdues depuis 1906. Il lance aussi un projet d'étude des palimpsestes produits dans le nord de l'Italie pendant le haut Moyen Âge[2].

Travaux

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Victor Gysembergh est principalement connu pour ses travaux de déchiffrage[2] :

Notes et références

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  1. ↑ Victor Gysembergh, « Une référence à la médecine de Cnide dans le débat philosophique entre Platon et Eudoxe », Revue des études grecques, t. 126, no 2,‎ , p. 615-622 (lire en ligne Accès libre, consulté le )
  2. 1 2 3 4 5 Emilie Martin, « Le chasseur de manuscrits perdus », sur Journal du CNRS, (consulté le ).
  3. ↑ Victor Gysembergh, Peter J. Williams et Emanuel Zingg, « New evidence for Hipparchus’ Star Catalogue revealed by multispectral imaging », Journal for the History of Astronomy, vol. 53, no 4,‎ (DOI 10.1177/00218286221128289 Accès libre).