Saint Vigor (en latin : Vigorus), également appelé Vigile, fut l'un des évêques de Bayeux de 511 jusqu'à sa mort, survenue vers 538.

Vigor de Bayeux
Statue dans l'église Saint-Vigor de Saint-Vigor-des-Monts.
Fonction
Évêque
Biographie
Naissance
Décès
Vers Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Prêtre chrétienVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Étape de canonisation
Fête

Originaire de l'Artois, il connut saint Vaast, évêque d'Arras, dont le rayonnement fut à l'origine de la conversion de Clovis. Il transmit ce dynamisme et cette force évangélique dans son diocèse.

Le dragon de saint Vigor

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Un dragon semait la terreur sur les terres d'un seigneur nommé Volusien[a]. Saint Vigor amadoua le dragon et l'emprisonna en lui attachant au cou une étole de laine. Ce morceau de tissu revêt une importance particulière, car il symbolise la domination sur un mal que les païens n'avaient pas pu détruire. Cet épisode entend ainsi démontrer la supériorité du catholicisme sur le paganisme et convaincre les païens de se convertir.

En récompense de ces hauts faits, Volusien offrit à saint Vigor un gant représentant la terre de Cerisy-la-Forêt. Celui-ci y fit ensuite bâtir une abbaye[1].

Les reliques de saint Vigor

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Saint Vigor fut enterré, non dans la cathédrale Notre-Dame de Bayeux, mais dans l'église de la communauté qu'il avait fondée au Mont Chrismat. En 981, Avicien de Bayeux, fuyant l'arrivée des Vikings, emporta les ossements de saint Vigor jusqu'à l'abbaye de Saint-Riquier, en Picardie.

Plus tard, l'abbaye partagea les reliques : un bras fut déposé à l'abbaye de Cerisy, une omoplate au prieuré de Saint-Vigor, une côte à Conlie et un tibia à Bayeux[2]. D'autres reliques furent données par Louis VI à l'église Saint-Vigor de Marly-le-Roi.

Vigor de Bayeux est fêté le .

Saint Vigor célébré au Royaume-Uni

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Au Royaume-Uni, deux églises sont dédiées à saint Vigor[3] : l'une se trouve à Fulbourn, dans le comté de Cambridgeshire, et l'autre à Stratton-on-the-Fosse, dans le comté de Somerset[4].

La fête du saint étant fixée au jour de la Toussaint, le , sa célébration est souvent reportée à une autre date. Saint Vigor est mentionné dans la Vita S. Paterni de saint Paterne, publiée en 1853 par l'ecclésiastique gallois William Jenkins Rees (en)[3]. Cette source a été consultée le .

Galerie

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Notes et références

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  1. À propos du personnage nommé « Volusien », les documents historiques établissent l'existence de trois personnages contemporains de saint Vigor :
    1. Volusien, évêque de Tours ;
    2. Volusien, riche seigneur du Bessin, mentionné dans la Vita Vigoris (lire en ligne, paragraphe consacré à Cerisy) ;
    3. Volusien, abbé du monastère Saint-Cirgues à Clermont-Ferrand, qui fut un ami de Sidoine Apollinaire.
    La certitude qu'il s'agit bien de trois personnages différents, et non d'un seul, a été établie par l'historien Lucien Musset : « De saint Victrice à saint Ouen : la christianisation de la province de Rouen d'après l'hagiographie », Revue d'histoire de l'Église de France, vol. 178, , p. 150-151 (lire en ligne). Les deux sources citées ont été consultées le .

Références

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  1. Dom Gaston Aubourg, « Vita Vigoris (vie de saint Vigor, évêque de Bayeux, [[VIe siècle|VIe siècle]]) », sur pedagogie.ac-nantes.fr (consulté le )
  2. Bulletins de la Société des antiquaires de Normandie, 1966, sur le site saintvigor.free.fr.
  3. 1 2 David Farmer, « Vigor », The Oxford Dictionary of Saints, 5e édition, Oxford University Press, 2011, (ISBN 9780199596607), lire en ligne. Consulté le .
  4. « Church of St. Vigor », Historic England

Voir aussi

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Bibliographie

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  • Frédéric Pluquet, Superstition de l'arrondissement de Bayeux.
  • Jean Hermant, Histoire du diocèse de Bayeux, Hermant.
  • Amélie Bosquet, Légendes de Normandie, Ouest-France, coll. « Contes et légendes », (ISBN 978-2-7373-4482-4)

Articles connexes

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Liens externes

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