Villiers-Charlemagne
Villiers-Charlemagne est une commune française, située dans le département de la Mayenne en région Pays de la Loire, peuplée de 1 109 habitants[Note 1] (les Caropolitains).
| Villiers-Charlemagne | |||||
Le village vu du lac. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Pays de la Loire | ||||
| Département | Mayenne | ||||
| Arrondissement | Château-Gontier | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes du Pays de Meslay-Grez | ||||
| Maire Mandat |
Chantal Choplain 2026-2032 |
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| Code postal | 53170 | ||||
| Code commune | 53273 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Caropolitain | ||||
| Population municipale |
1 109 hab. (2023 |
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| Densité | 40 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 47° 55′ 23″ nord, 0° 40′ 30″ ouest | ||||
| Altitude | Min. 32 m Max. 113 m |
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| Superficie | 27,57 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Laval (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Meslay-du-Maine | ||||
| Législatives | Deuxième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Mayenne
Géolocalisation sur la carte : Pays de la Loire
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| Liens | |||||
| Site web | www.villiers-charlemagne.com | ||||
| modifier |
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La commune fait partie de la province historique de l'Anjou (Haut-Anjou)[1].
Géographie
modifierSitué entre Laval à 22 km et Château-Gontier à 13 km, Villiers-Charlemagne est à 55 km d'Angers, à 75 km du Mans, à 88 km de Rennes et à 279 km de Paris.
La commune est située dans le sud-Mayenne.
Communes limitrophes
modifierClimat
modifierPlusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[4]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[5] et est dans la région climatique Moyenne vallée de la Loire, caractérisée par une bonne insolation (1 850 h/an) et un été peu pluvieux[6]. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 749 mm, avec 12,3 jours de précipitations en janvier et 6,7 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Grez-en-Bouère à 13 km à vol d'oiseau[9], est de 12,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 740,5 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,1 °C, atteinte le ; la température minimale est de −14,1 °C, atteinte le [Note 2].
Urbanisme
modifierTypologie
modifierAu , Villiers-Charlemagne est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[12]. Elle est située hors unité urbaine[13]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Laval, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[13]. Cette aire, qui regroupe 66 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[14],[15].
Occupation des sols
modifierL'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (93,4 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (96,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (54,4 %), prairies (33,3 %), zones agricoles hétérogènes (5,7 %), forêts (3,1 %), zones urbanisées (2 %), mines, décharges et chantiers (1,5 %)[16]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie
modifierLe nom de la localité est attesté sous la forme de Villeriis au XIe siècle et Villers Caroli Magni en 1114[17]. Le toponyme Villiers, commun, est issu du latin villare désignant une partie de villa (« domaine »)[17]. Charlemagne pourrait faire allusion à un éventuel passage de l'empereur sur les lieux vers 778[réf. à confirmer][18], mais il pourrait aussi s'agir d'une attraction paronymique à partir de l'anthroponyme germanique Karl[17]. Villiers-Charlemagne est la seule commune de France à porter le nom de Charlemagne[19].
Histoire
modifierVilliers-Charlemagne s'est établie dans la forêt de Boëria qui s'étendait de la Sarthe à la Mayenne. Villiers fut sans doute un village gallo-romain[réf. à confirmer][20].
Charlemagne serait venu à Villiers vers 778, lors de la préparation de l'expédition contre les Basques révoltés. Le lieu lui aurait plu, et du fait de la proximité de la frontière bretonne, il aurait formé le projet d'y construire une forteresse défensive contre les Bretons[réf. à confirmer][18]. Francon d'Ollivier, qui venait de dédicacer une église à saint Ernée, aurait eu une entrevue avec Charlemagne également à Villiers. Il se serait fait restituer les biens appartenant à l'Église du Mans appropriés par plusieurs seigneurs. Wilibert, seigneur de Villiers, aurait été chargé par l'empereur de rendre les biens temporels, dîmes et revenus appartenant à l'Église et aux abbés de Saint-Calais[réf. à confirmer][18].
- Le château de Valette en 1915.
- La gendarmerie.
- La tour du château.
Héraldique
modifierLes armes de la commune se blasonnent ainsi : D'azur aux trois coquilles d'argent. |
Les armes de Villiers remonteraient au début du Moyen Âge, aux environs de 1124 : date à laquelle Jehan, fils de Gui II seigneur de Laval, avant d'entrer en religion chez les bénédictins de Marmoutiers (près de Tours), se plut à détacher trois des cinq coquilles d'argent de son blason de fils cadet de la Maison de Laval. "D'azur aux trois coquilles d'argent posées deux et une".
Politique et administration
modifierDémographie
modifierL'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[25].
En 2023, la commune comptait 1 109 habitants[Note 4], en évolution de −1,16 % par rapport à 2017 (Mayenne : −0,64 %, France hors Mayotte : +2,36 %). Villiers-Charlemagne a compté jusqu'à 1 533 habitants en 1851.
Économie
modifierEntreprises
modifierProjet de centrale électrique
modifierUn chantier de centrale thermique à gaz a été envisagé sur la commune de Villiers-Charlemagne à la fin des années 2000. Le projet a fait naître un tollé parmi les habitants de Villiers qui ont finalement obtenu son abandon en 2012, faute de moyens[28].
Lieux et monuments
modifier
- Village fleuri : deux fleurs.
- Le château de Villiers-Charlemagne.
- Le château de la Valette.
- Le château de la Lézière date du XIXe siècle.
Animations
modifier- Le méchoui était considéré comme le plus grand de France[29] et avait lieu tous les ans au mois d'août (généralement le 3e dimanche d'août).
- Les Marchés des Vacances les deux derniers mercredis de juillet et les deux premiers d'août.
- Le Village-Vacances-Pêche peut accueillir les férus de la pêche en eau douce.
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Population municipale 2023.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
modifier- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
modifier- ↑ Claude-Marin Saugrain, Dictionnaire universel de la France ancienne et moderne et de la Nouvelle France, vol. 3, , p. 880
- ↑ « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée ».
- 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Villiers-Charlemagne et Grez-en-Bouère », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Grez-en-Bouère », sur la commune de Grez-en-Bouère - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Grez-en-Bouère », sur la commune de Grez-en-Bouère - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- 1 2 Insee, « Métadonnées de la commune de Villiers-Charlemagne ».
- ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Laval », sur le site de l'Insee (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- 1 2 3 Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse, .
- 1 2 3 « Villiers Charlemagne - Présentation », sur le site de la mairie de Villiers-Charlemagne, (consulté le ).
- ↑ Répertoire géographique des communes 2013 (site de l'IGN, téléchargement du 19 mars 2014)
- ↑ « Villiers-Charlemagne », sur stpierredumaine.fr, (consulté le ).
- 1 2 3 4 5 6 7 « Villiers-Charlemagne », dans Alphonse-Victor Angot et Ferdinand Gaugain, Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne, Laval, A. Goupil, 1900-1910 [détail des éditions] (BNF 34106789, présentation en ligne), t. III
- ↑ « Villiers-Charlemagne (53170) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
- ↑ « Elus Maire », sur https://explore.data.gouv.fr (consulté le ).
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ « Ouest-france.fr - Centrale thermique à gaz à Villiers-Charlemagne (Mayenne) : le projet abandonné »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?) (consulté le ).
- ↑ « Le plus grand méchoui de France a lieu à Villiers-Charlemagne, dimanche », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
Voir aussi
modifierArticles connexes
modifierLiens externes
modifier- Site municipal
- Villiers-Charlemagne sur le site de l'Insee
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
