Vincent de Paul Nyonda

écrivain et homme politique gabonais

Vincent de Paul Nyonda est un écrivain et homme politique gabonais, né le à Mandji dans la Ngounié et décédé le . Il est considéré comme le fondateur du théatre gabonais.

Vincent de Paul Nyonda
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Fonction
Ministre
Biographie
Naissance
Décès
(à 76 ans)
Nationalité
Activités
Autres informations
Parti politique
Bloc démocratique gabonais et Punga

Biographie

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Vincent de Paul Nyonda est né le ou en à Mandji dans la Ngounié, alors une colonie française[1],[2].

Il fait ses études à l'école française tardivement à l'âge de 15 ans. Ses parents priorisent la pratique des langues et des traditions ancestrales comme le bwiti[2]. En 1933, il commence son instruction religieuse comme catéchumène, à Saint-Martinet, à l'école Mont-Fort, puis au Frère Macaire. En 1941, il poursuit ses études secondaires au petit séminaire Saint-Jean avant de terminer au grand séminaire de Brazzaville en 1946.

Carrière professionnelle

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En 1951, il occupe la fonction d'enseignant à l'école Saint Martin des Apindzi[2].

Vie politique

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Vincent de Paul Nyonda commence une carrière politique en tant qu'indépendant en dans la province de la Ngounié. Il est élu député de la Ngounié lors des élections territoriales de 1957[2]. Il se ralie au Bloc démocratique gabonais, ancien nom du Parti démocratique gabonais. En 1958, il refuse de rejoindre le nouveau parti politique lancé par Jean-Jacques Boucavel et Réné Sousatte appelé Parti de l'unité nationale gabonaise (Punga). Son refus est motivé par la dimension ethnique du nouveau parti[2].

Il est dans l'équipe gouvernementale du président Léon Mba, en qualité de ministre des Travaux publics de 1957 à 1962.

Nyonda est réélu député lors des élections législatives de 1961, les premières après l'indépendance[2]. Il est ministre de la Justice de 1963 à 1964. Son dernier portefeuille est celui des Affaires culturelles, de la Jeunesse, du Sport et de l'Organisation nationale, avec un titre de ministre d'État[2].

Après l'échec du coup d'État de 1964, Léon Mba revient au pouvoir et Nyonda est accusé de soutien aux militaires putschistes. Il est emprisonné, puis exilé dans son village natal de Mandji[1].

Lors de l'accession à la magistrature suprême du président Albert Bernard Bongo en 1967, il refuse de lui accorder son soutien, ce qui illustre une défiance à l'égard du président qui décide alors de l'emprisonner puis de l'exiler dans un village de Mandji loin de la vie politique.

[Passage contradictoire (2 dates et deux raisons différentes, à creuser)]

Œuvre littéraire

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Vincent de Paul Nyonda écrit des pièces de théâtre depuis 1950 mais ce n'est pas son unique activité[2]. Avec son exil intérieur, à partir de 1964, il se concentre sur l'écriture de pièces de théâtre. Dans son œuvre, il cherche à faire entendre la voix du peuple du Gabon[1]. Il est considéré comme le fondateur du théatre gabonais[1],[3].

En 1966, Nyonda est primé pour La mort de Guykafi, une de ses œuvres les plus célèbres, au Festival mondial des arts nègres qui se tient à Dakar[4].

Ses œuvres s'inscrivent dans la tradition gabonaise avec ses contes, fables et épopées. Il s'appuie sur l'oralité du théâtre pour mieux faire passer ses idées. Nyonda rajoute une dimension politique à son œuvre, dénonçant le pouvoir politique ainsi que la lâcheté des dirigeants[1].

Il est l'auteur d'une trenttaine de pièces de théâtre, dont seule une petite partie a été éditée[2]. Parmi celles-ci, figurent [5],[4] :

  • Autobiographie d'un Gabonais, du village au ministre, 1994, l'Harmattan
  • La mort de Guykafi, suivi de Deux albinos à la Mpassa et du Soûlard, 1981, l'Harmattan
  • Bonjour Bessieux (1974)
  • Émergence d'une société (1974)
  • Le Roi Mouanga (1990)
  • L'épopée Moulombi (1988)
  • Petit Malin (1950)
  • Mauvais Soldat (1954)
  • Qui est sous le Pagne (1958)
  • le Procès de l'Homme (1990)

Nyonda meurt le [1],[2].

Reconnaissance

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Un établissement d'enseignement secondaire, le lycée Vincent-de-Paul-Nyonda, aussi connu sous les noms d'Epi de Nzeng-Ayong et d'Epi de la Fopi, porte son nom[6]. Une fondation est également crée à son honneur afin de promouvoir la littérature[4].

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 Simplice Rabaguino, « Focus sur Vincent de Paul Nyonda : une plume résistante et incassable au service du Gabon », (consulté le ).
  2. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Andy Lionel Ndinga, « Vincent de Paul Nyonda, d’homme politique à virtuose du théâtre gabonais », Info 241, .
  3. Constance Desloire, « 50 figures de la littérature gabonaise de 1960 à 2010 », sur Le Monde diplomatique, (consulté le )
  4. 1 2 3 Sydney Ivembi, « La Fondation Vincent De Paul Nyonda déterminée à promouvoir le théâtre dans la conscience culturelle gabonaise », (consulté le )
  5. Institut français du Gabon, « Nyonda Vincent de paul Catalogue en ligne », sur catalogue.institutfrancais-gabon.com (consulté le )
  6. « Octobre Rose : le Lions Club sensibilise les élèves du lycée Vincent de Paul Nyonda sur les dangers des cancers féminins. », sur MEDIAPOSTEGABON, (consulté le )

Liens externes

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