Violaine Huisman
Violaine Huisman, née en 1979 à Paris, est une écrivaine française. Son premier roman, Fugitive parce que reine, a remporté le Prix Françoise Sagan et a été sélectionné pour l'International Booker Prize.
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État de New York (jusqu'en ), Provence (à partir de ) |
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| Père |
| Distinctions | Liste détaillée Prix Françoise-Sagan (Fugitive parce que reine (d)) () Prix littéraire ENS Paris-Saclay (Fugitive parce que reine (d)) () Prix Who's Who (Les Monuments de Paris (d)) () Prix Anna-de-Noailles () |
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Biographie
modifierEnfance et éducation
modifierViolaine Huisman est née en 1979, à Paris[1],[2],[3].
Son père, fils du secrétaire général de l'Élysée et historien Georges Huisman (1889-1957), est le professeur de philosophie français Denis Huisman (1929-2021), auteur de nombreux ouvrages et manuels scolaires et le créateur de l'École française des attachés de presse[4]. Sa mère, Catherine Cremnitz, est l'autrice d'un roman, Saxifrage. Elle est la troisième femme (sur quatre mariages) de Denis Huisman. Psychologiquement instable, celle-ci mettra fin à ses jours[5],[6].
Elle a une grande sœur, Elsa, et six demi-frères et demi-sœurs plus âgés[6].
Elle fréquente le lycée Henri-IV à Paris puis réalise une première année en faculté de lettres[5]. À dix-neuf ans, elle s’installe aux États-Unis où elle poursuit ses études par correspondance. Elle obtient une maîtrise de lettres modernes[5].
Carrière littéraire
modifierÀ New York, elle travaille dans l'édition puis traduit des romans[5]. Elle coordonne également les événements littéraires de la Brooklyn Academy of Music et gère des festivals artistiques multidisciplinaires[2],[3],[5]. Elle écrit en outre pour des publications telles que The Paris Review[7].
Le premier roman de Violaine Huisman, Fugitive parce que reine, est publié aux Éditions Gallimard en 2018[8]. Il raconte la vie d'une Parisienne, excessive et dépressive, en partie à travers les yeux de sa jeune fille[9]. Le roman, semblable à de l'autofiction, aborde l'histoire familiale de l'autrice, notamment celle de sa mère[9],[10]. Il remporte divers prix littéraires, dont le Prix Françoise Sagan et le Prix Marie Claire[2],[3],[8]. Le roman est également sélectionné pour l'International Booker Prize 2022 et est inclus dans la liste des 100 livres remarquables du New York Times[11],[8].
Puis Violaine Huisman part voyager en Afrique. Elle revient ensuite à New York pour écrire son second roman entre autobiographie et autofiction, Rose désert, sur le thème du voyage et de l'amour, publié en 2019[5],[12],[13],[14].
Toujours traductrice, en 2021, de retour en France, elle traduit un roman (Nevada d'Imogen Binnie, appartenant à la littérature trans) et un essai philosophique sur la liberté de Maggie Nelson[15],[16],[5],[17].
En 2024, elle publie son troisième roman chez Gallimard, Les Monuments de Paris[6]. Elle écrit cette fois sur la filiation, en évoquant l'histoire de son père Denis Huisman[18] et de son grand-père George Huisman. Le roman remporte le prix littéraire Who's Who[19] et le prix Anna de Noailles de l'Académie Française[20].
Vie privée
modifierViolaine Huisman vit à New York pendant près de deux décennies[9],[2].
Puis, pour se rapprocher de son père avant son décès, elle revient en France en 2020. Elle s'installe en Provence afin de scolariser ses deux filles, de six et neuf ans à l'époque, à l’École du Domaine du Possible, à Arles. Son bureau est à Marseille dans le quartier des Grands Carmes[5].
Œuvres
modifier- Fugitive parce que reine: roman, Gallimard, coll. « nrf », , 256 p. (ISBN 978-2-07-276562-9)
- Rose désert: roman, Gallimard, , 240 p. (ISBN 978-2-07-285375-3)
- Les monuments de Paris: roman, Gallimard, , 288 p. (ISBN 978-2-07-304422-8)
Notes et références
modifier- ↑ « The Book of Mother: A Conversation with Violaine Huisman and Deborah Treisman », ALBERTINE (consulté le )
- 1 2 3 4 « Violaine Huisman », The Booker Prizes (consulté le )
- 1 2 3 (en-CA) « Violaine Huisman », Vancouver Writers Fest (consulté le )
- ↑ Fabienne Pascaud, « "Les Monuments de Paris" par Violaine Huisman [recension] », Télérama, no 3862, , p. 59
- 1 2 3 4 5 6 7 8 « Violaine Huisman », Oeilpaca (consulté le )
- 1 2 3 Claire Devarrieux, « «Les Monuments de Paris» de Violaine Huisman, plus près du père », sur Libération (consulté le )
- ↑ « Violaine Huisman, Author at The Paris Review », The Paris Review (consulté le )
- 1 2 3 « Violaine Huisman », LUMA Arles (consulté le )
- 1 2 3 (en-US) Camhi, « Violaine Huisman’s Dazzling Debut Is All About Her Mother », Vogue, (consulté le )
- ↑ « A Daughter Parses the Life of a Mother Prone to High Drama », The New York Times, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en) « Discover the longlist: Violaine Huisman, ‘My parents were astounding storytellers’ | The Booker Prizes », sur thebookerprizes.com (consulté le )
- ↑ « Livre : "Rose Désert", de Violaine Huisman, un roman sur l'absence et les souvenirs », sur SudOuest.fr, (consulté le )
- ↑ « Livre - Sahara sentimental », sur Le Point, (consulté le )
- ↑ « Une traversée du désert en quête de soi - Nonfiction.fr le portail des livres et des idées », sur www.nonfiction.fr (consulté le )
- ↑ « Traduire sans le masculin ni le féminin : un nouveau défi stimulant pour la littérature », sur www.telerama.fr, (consulté le )
- ↑ « 'Nevada' d’Imogen Binnie : un regard ouvert sur la transidentité », sur RTBF (consulté le )
- ↑ Marine Normand, « Êtes-vous aussi libre de penser et d’agir que vous le croyez ? », sur Madmoizelle, (consulté le )
- ↑ « « Les monuments de Paris » de Violaine Huisman : comprendre le père », La Croix, (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Victoire Lemoine, « Violaine Huisman remporte le prix littéraire Who’s Who 2024 », sur https://www.lefigaro.fr/, (consulté le )
- ↑ « Prix Anna de Noailles », sur https://www.academie-francaise.fr/ (consulté le )