Violons d'Ingres
Violons d'Ingres est un court métrage français écrit et réalisé par Jacques-Bernard Brunius, sorti en 1939.
| Réalisation | Jacques-B. Brunius |
|---|---|
| Pays de production | France |
| Genre | documentaire |
| Durée | 30 min |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Violons d'Ingres
modifierBrunius (avec la collaboration de Georges Labrousse) rend hommage aux inventeurs du dimanche, aux adultes restés fidèles aux « rêveries de l'enfance », à travers quelques-uns des plus étonnants représentants de ce que Dubuffet appellera l'art brut. Entre autres mérites, Brunius a fait découvrir le palais idéal du Facteur Cheval à André Breton et à d'autres surréalistes. Ce Parisien installé à Londres à partir de 1940 est l'auteur de très nombreux articles et d'un essai remarqué : En marge du cinéma français [1].
Fiche technique
modifier- Réalisation, scénario et commentaires : Jacques B. Brunius
- Musique : Maurice Jaubert
- Image: André Dantan et Éli Lotar
- Effets astronomiques : Dufour
- Montage : Jacques B. Brunius
- Coopérateur technique : Georges Labrousse
- Société de production : Coopérative des artisans d'art du cinéma
- Pays de production :
France - Format : Noir et blanc - 35 mm - 1,37:1
- Genre : documentaire
- Durée : 30 minutes
- Date de sortie :
- 1939, Exposition internationale de New York
Distribution
modifier- Yves Gladine : voix du commentaire
- Agnès Capri : voix des poèmes
- Georges Méliès, filmé en 1933
- Yves Tanguy : le contrôleur du gaz
Autour du film
modifier- Sur l'auteur de "Violons d'Ingres": Jean-Pierre Pagliano, "Brunius" (éditions L'Age d'homme, 1987).
- Denise Bellon, belle sœur de Brunius est l'auteur des photographies du film, et a signé avec lui plusieurs articles dans la presse spécialisée autour du Palais idéal du Facteur Cheval.
- Ce film fait partie du patrimoine de la Cinémathèque française et appartient à Yannick Bellon, réalisatrice et productrice, nièce de Brunius.
- Les liens qui ont toujours existé entre Brunius et les Prévert ont permis d'intégrer ce film dans le coffret DVD que Pierre Prévert a consacré à son frère Jacques.
- Le compositeur Maurice Jaubert projetait de réutiliser le matériau de sa musique du film pour concevoir un concerto pour violon destiné au violoniste Gabriel Bouillon, mais sa mobilisation le et sa mort pour la France le ne lui en laissèrent pas le temps[2].
- Georges Méliès fait, dans ce film, sa dernière apparition à l'écran.
« C'est en 1933 que Brunius dit avoir tourné avec Méliès cette séquence de 28 secondes intégrée dans son documentaire présenté, en 1939, au pavillon français de l'Exposition internationale de New York. Filmées par Brunius et Jean Aurenche, ces images - apparemment un spot publicitaire pour des cigarettes - sont en réalité l'ultime mise en scène de Méliès qui y utilise a deux reprises l’arrêt de la caméra suivi d'une substitution ou d'une disparition. »
— Jacques Malthête, Michel Marie, Georges Méliès, l'illusionniste fin de siècle, Presses de la Sorbonne nouvelle, 1998
Notes et références
modifier- ↑ Réédité en 1987 à L'Âge d'homme, avec une biographie de Brunius par Jean-Pierre Pagliano
- ↑ François Porcile, Maurice Jaubert, Paris, Bleu Nuit éditeur, 2019 (ISBN 978-2358840774) (BNF 45647484), p. 122.
Liens externes
modifier- Ressources relatives à l'audiovisuel :
- Images de Violons d'Ingres sur Mon frère Jacques