Vittorio di Fiori
Vittorio di Fiori (ou de Fiori), né le à Venise, est un enseignant, journaliste, écrivain et militant socialiste italien.
| Naissance | |
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| Nom de naissance |
Vittorio Ermete di Fiori |
| Pseudonyme |
Vittorio E. di Fiori |
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| Parti politique |
Biographie
modifierMilitant socialiste
modifierFils de Maria Tonini et du docteur Giovanni B. di Fiori, Vittorio Ermete di Fiori étudie au collège « Tito Livio » et à l'université de Padoue puis s'engage pour un an comme volontaire dans l'armée italienne, de 1908 à 1909[1]. De retour à la vie civile, il enseigne l'italien au collège « Rimbaldoni » de Feltre et à l'institut « Vinanti » de Bassano.
Correspondant du journal de Vicence, il est poursuivi en justice pour avoir publié une série d'articles politiques violents contre le commandement de la garnison alpine de Bassano mais réussit à échapper au mandat d'arrêt et à s'enfuir Suisse au début de 1911[1]. Sur place, il rencontre un important groupe de réfugiés italiens composé de Giacinto Menotti Serrati, Alceste de Ambris, Edmondo Rossi, etc. Plus tard, il fait la connaissance de Benito Mussolini lors d'une des nombreuses conférences qu'il réalisait dans toute la Suisse[1].
Interventionnisme
modifierAux côtés de Mussolini au moment de son expulsion de la section milanaise du Parti socialiste, il fait par la suite brièvement partie de la rédaction du Popolo d'Italia. En 1915, il quitte Milan pour les États-Unis afin d'occuper le poste de secrétaire de l'Union Coopérative à Barre, dans le Vermont[1].
À la suite d'un désaccord avec Vacirca, alors rédacteur en chef de Parola Proletaria, organe de la Fédération socialiste italienne basé à Chicago, concernant les prises de position neutralistes du journal et de la quasi-totalité des sections socialistes italiennes aux États-Unis[1], il démissionne de son poste de secrétaire en signe de protestation et déménage à New York où il publie l'Italica, journal interventionniste et hostile aux socialistes défaitistes[1].
Journaliste fasciste
modifierAprès la fin de le guerre, il adhère au fascisme et fonde en 1921 le Fascio de New-York, un des premiers Fascio all'estero[2]. En 1923, il publia, avec l'ancien socialiste et interventionniste Guido Podrecca, une biographie de Mussolini intitulée Mussolini e il Fascismo. Durant le régime, il continue sa carrière de journaliste en écrivant des articles dans des journaux comme La Nuova Italia à partir de 1934 (« Dal fascio interventista alla profezia di Sorel », etc.).
Publications
modifier- Vittorio Ermete di Fiori, Guido Podrecca, Mussolini e il Fascismo, Il carroccio publishing co, New York, 1923 ; Mussolini: The Man of Destiny, Dutton, 1928 (traduction anglaise)
- Italia incandescente, 1937.
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 5 6 Vittorio Ermete di Fiori et Guido Podrecca, Mussolini e il Fascismo, New York, Il carroccio publishing co, (lire en ligne), p. 9
- ↑ « Nella nostra famiglia », La Nuova Italia, , p. 8 (lire en ligne)
