Vline-Buggy

Évelyne Konyn (« Vline ») et Liliane Konyn (« Buggy ») Koger

Liliane Konyn, dite Buggy puis Vline-Buggy, est une parolière française, née le dans le 16e arrondissement de Paris et morte dans la nuit du au .

Vline-Buggy
Description de cette image, également commentée ci-après
Vline-Buggy lors de la remise des insignes des Arts et des Lettres en 2018.
Informations générales
Nom de naissance Liliane Konyn
Naissance
Paris 16e
Décès (à 97 ans)
Nationalité française
Activité principale parolière
Genre musical chanson

Elle débute sous le pseudonyme de Buggy, écrivant en duo avec sa sœur, Évelyne Yvonne Konyn (1926-1962) dite Vline. Après la mort prématurée de celle-ci, elle combine leurs pseudonymes pour poursuivre sa carrière sous le nom de Vline-Buggy.

Biographie

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Famille

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Évelyne Yvonne et Liliane Konyn, nées respectivement en 1926 et le 2 mai 1929 sont les filles du parolier Georges Konyn dit Géo Koger (1894-1975), qui travaille notamment avec Vincent Scotto (écrivant par exemple le texte de J'ai deux amours chanté par Joséphine Baker, ou encore La Java bleue pour Fréhel et pour un film de Claude Orval)[1],[2]. Pendant la Seconde Guerre mondiale, la famille, d'origine juive, doit quitter Paris ; quelques membres (une grand-mère et une tante des deux jeunes femmes) meurent dans les camps de concentration nazis[1].

Carrière dans la chanson

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Buggy en 1946, lors de son inscription à la Sacem.

En 1946, sous les pseudonymes de Vline et Buggy, elles se lancent à leur tour dans l'écriture de chansons, après la Seconde Guerre mondiale[1].

Elles écrivent notamment pour Georges Ulmer (Nicole, L'Amour et l'Argent), Anny Gould (Je crois rêver), Yves Montand (Le Puits), Luis Mariano (Encore) avant de se tourner à la fin des années 1950 vers la nouvelle génération des yéyés. Elles adaptent entre autres plusieurs chansons de Cliff Richard pour Les Chats sauvages : C'est pas sérieux (Theme for a Dream), Sous le ciel écossais (When the Girl in Your Arms), Laisse-moi rire (Lessons in Love) et Au moins huit jours (Please Don't Tease).

Après la mort d'Évelyne

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Évelyne tombe malade et meurt en [1],[3]. Liliane continue alors sous leurs pseudonymes réunis : « Vline-Buggy »[1],[3].

Elle entre la même année aux éditions Tropicales. Le directeur, Rudy Revil, lui demande alors d’adapter une chanson américaine, Made to Love des Everly Brothers. Après avoir modifié le « Rien, rien, rien » de sa première version en « Belles, belles, belles », la chanson est enregistrée par Claude François, devenant le premier succès d'une longue collaboration[4] comprenant plus de soixante-dix chansons dont Si j'avais un marteau[4] (1963), La Ferme du bonheur (1964), Le Jouet extraordinaire[4] (1966) et C'est comme ça que l'on s'est aimé (1977), et interrompue par une fâcherie avec le chanteur en 1967[1], puis par la mort du chanteur en 1978.

En 1964, elle adapte avec Hugues Aufray Le Pénitencier[1] pour Johnny Hallyday. Deux ans plus tard, Hugues Aufray enregistre une chanson refusée par Claude François et Richard Anthony, et qui devient l'un de ses plus grands succès : Céline[1],[4]. En 1968, ils cosignent deux autres tubes du chanteur : Adieu monsieur le professeur et Le Petit Âne gris[1].

Parmi les autres grands succès de Vline-Buggy (qui ne parle pas anglais), on peut citer en 1963 Biche, ô ma biche pour Frank Alamo comme adaptation de Sweets for My Sweet[1], La vie commence à soixante ans pour Tino Rossi, Les Bals populaires[4], Et mourir de plaisir et J’habite en France[4] pour Michel Sardou.

En 1971, Vline-Buggy met un studio d'enregistrement à la disposition du compositeur Michel Pelay et du jeune Alain Chamfort. C'est là qu'ils produisent des chansons pour Sylvie Vartan, Sheila, Nicoletta, Hervé Vilard, Petula Clark, etc..

En 1973, sa chanson Tu te reconnaîtras, interprétée par Anne-Marie David et composée par Claude Morgan, remporte le grand prix du Concours Eurovision de la chanson pour le Luxembourg.

Vline-Buggy contribue également à la popularité de Linda de Suza (Le Portugais, Les Œillets rouges) et d'Herbert Léonard (Pour le plaisir[4], Amoureux fous[4] avec Julie Pietri).

Retraite et mort

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Après plus de quarante ans de carrière, Vline-Buggy décide de prendre sa retraite.

Elle meurt dans la nuit du 25 au à l'âge de 97 ans[1],[3],[2].

Chansons

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Pour Claude François

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(par ordre chronologique)

  • Belles ! Belles ! Belles ![n 1] (Made to love « Girls, girls, girls » des Everly Brothers, musique de Phil Everley), 1962
  • Marche tout droit[n 1] (Walk right in de Gus Cannon et Hosea Woods), 1963
  • Pauvre petite fille riche[n 1], musique de Hubert Giraud, 1963
  • Si j'avais un marteau[n 1] (If I Had a Hammer, de Lee Hays et Pete Seeger), 1963
  • La Ferme du bonheur (Mockingbird Hill de Les Paul, Mary Ford, de V. Horton, adaptation musicale de René Rouzaud), 1964
  • Donna Donna[n 1], musique de S. Secunda, 1964
  • Je sais[n 1], musique de Claude François et Gérard Gustin, 1964
  • Geordie[n 1] (d'après Geordie, un folk-song anglo-écossais), 1965
  • Les Choses de la maison[n 1] (The Things in this house de Bobby Darin), 1965
  • Mais combien de temps[n 1], musique de Claude François, 1966
  • Le Jouet extraordinaire[n 1] (The Marvellous toy de Tom Paxton), 1966
  • Tout ça c'était hier[n 1] (Spare A Thought For Me de Jon Washington, Barry Mason & Les Reed)
  • Tout le monde rit d'un clown[n 1] (Everybody loves a clown de Gary Lewis & The Playboys de Gary Lewis, L. Russell et T Lesslie), 1966
  • J'attendrai[n 1] (Reach Out I'll Be There des The Four Tops, musique de Lamont Dozier), 1966
  • Amoureux du monde entier[n 1] (Lovers of world unite de The Vogues (en), œuvre de Roger Cook & Roger Greenaway), 1966
  • Sur le banc 21[n 1] (Bench #3 at Waterloo station de Filter Deluxe et Stephens Geoffroy), 1966
  • Chacun à son tour[n 1] (Gone from my mind de Les Reed), 1966
  • Avec la tête, avec le cœur[n 2], musique de Claude François et Jean-Pierre Bourtayre, 1968
  • Toute la vie[n 1], musique de Guy Magenta, 1967
  • Tu n'as pas toujours dit ça[n 1], musique de Jean-Pierre Allane et Claude François, 1968
  • Une petite fille aux yeux rouges[n 1], musique de Jean-Pierre Bourtayre, 1969
  • Mon cœur est une maison vide[n 2], musique de Claude François et Jean-Pierre Bourtayre, 1969
  • Menteur ou cruel[n 2], musique de Claude François et Jean-Pierre Bourtayre, 1969
  • Il reste toujours[n 2], musique de Claude François et Jean-Pierre Bourtayre, 1969
  • Olivier, musique de Jacques Revaux et Claude François, 1970
  • C'est Noël et j'aurai tout ça[n 2], musique de Claude François, 1970
  • Des roses de Noël, coécrite avec Yves Dessca, musique de Michel Pelay et Alain Chamfort, 1970
  • Vivre de soleil[n 1], musique de Michel Pelay et Alain Chamfort, 1970
  • Les Femmes de France[n 1], musique de Chris Gautry, 1971
  • Quelquefois[n 1], musique de Claude François et Jean-Pierre Bourtayre, 1976
  • Quand je chanterai une chanson d'amour[n 1] (Everytime I sing a love song, de Gloria Sklerov et Phyllis Molinary), 1977
  • C'est comme ça que l'on s'est aimé[n 1], musique de Claude François et Jean-Pierre Bourtayre, 1977
  • Comme une chanson triste[n 1], musique de Claude François et Jean-Pierre Bourtayre, 1977
  • Drame entre deux amours[n 1] (Torn Between Two Lovers de Mary MacGregor, composé par Yarrow Cheney, Peter, Paul and Mary), 1977

Note : la liste est incomplète, Vline Buggy ayant écrit en tout 73 textes de chansons pour Claude François selon la source citée en tête de section.

Pour d'autres chanteurs

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(par ordre alphabétique)

Distinctions

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Notes et références

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Liens externes

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