Walter Rosenkranz

politicien autrichien

Walter Rosenkranz, né le à Krems an der Donau (Basse-Autriche), est un avocat et homme politique autrichien.

Walter Rosenkranz
Illustration.
Walter Rosenkranz en 2013.
Fonctions
Président du Conseil national d'Autriche
En fonction depuis le
(2 ans et 14 jours)
Législature XXVIIIe
Prédécesseur Wolfgang Sobotka
Biographie
Date de naissance (64 ans)
Lieu de naissance Krems an der Donau (Basse-Autriche, Autriche)
Nationalité Autrichienne
Parti politique FPÖ
Profession Avocat

Membre du parti d'extrême droite FPÖ[1]. Il est le président du Conseil national d'Autriche depuis le .

Biographie

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Walter Rosenkranz est membre du Conseil national de 2008 à 2019, date à laquelle il devient l'un des trois défenseurs publics nationaux (Volksanwalt)[2].

Il est chef de groupe parlementaire du FPÖ au Conseil national entre 2017 et 2019 et chef du FPÖ de Basse-Autriche[3].

Le , le FPÖ choisit Rosenkranz comme candidat officiel à l'élection présidentielle, qui se tient le . Il est battu par le président sortant Alexander Van der Bellen, ne réunissant que 17,9 % des suffrages contre 56 % pour Van der Bellen réélu dès le premier tour[4].

Walter Rosenkranz n'a aucun lien de parenté avec Barbara Rosenkranz, candidate du FPÖ à l'élection présidentielle de 2010.

Il devient le président du Conseil national d'Autriche le . Il s'agit de la première fois que le parlement élit un président d'extrême droite[5],[6].

Controverses

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Son mandat de président du Conseil national d'Autriche est rapidement entaché par plusieurs controverses. Dès son élection, il détourne une réception officielle de Viktor Orbán à des fins partisanes et accorde aux médias complotistes d'extrême droite un accès privilégié au Parlement[7]. À cela s'ajoutent des polémiques concernant son rapport au passé nazi de l'Autriche, notamment sa contribution en 2009 à un ouvrage qui glorifie d'anciens membres nazis de sa corporation étudiante, la Burschenschaft nationaliste Libertas[7],[8],[9].

En , son chef de cabinet est impliqué dans une enquête sur un groupe paramilitaire néonazi[7],[10], puis en mars, il provoque l'indignation quand il expose dans son bureau une fresque de Rudolf Eisenmenger (de), peintre favori de Joseph Goebbels[7],[11]. Face à ces agissements, des représentants de la communauté juive refusent sa présence aux commémorations de la Shoah[7],[9], et le Parlement modifie la législation pour lui retirer la présidence automatique du fonds d'indemnisation des victimes du nazisme[7].

Notes et références

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  1. ↑ « En Autriche, un président d’extrême droite du Parlement devenu bien embarrassant », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  2. ↑ (de) « Drei neue Volksanwälte vom Bundespräsidenten angelobt », Tiroler Tageszeitung, (consulté le ).
  3. ↑ (de) « Dr. Walter Rosenkranz », sur parlament.gv.at, Parlement autrichien (consulté le ).
  4. ↑ « Autriche: le président Alexander Van der Bellen réélu dès le premier tour », sur RFI, (consulté le ).
  5. ↑ « Autriche: le parlement élit pour la première fois un président d'extrême droite », sur Le Figaro, (consulté le ).
  6. ↑ Jean-Baptiste Chastand, « En Autriche, l’extrême droite préside la Chambre basse du Parlement mais s’éloigne du pouvoir », sur lemonde.fr, (consulté le ).
  7. 1 2 3 4 5 6 Jean-Baptiste Chastand, « En Autriche, un président d’extrême droite du Parlement devenu bien embarrassant » Accès payant, sur Le Monde, (consulté le )
  8. ↑ Blaise Gauquelin, « En Autriche, un premier président d’extrême droite au Parlement » Accès libre, sur Le Devoir, (consulté le )
  9. 1 2 (en) Eldad Beck, « Austria heading for stormy Kristallnacht ceremony with new parliament president - analysis » Accès libre, sur The Jerusalem Post, (consulté le )
  10. ↑ (de) « Rosenkranz verweist auf Unschuldsvermutung » Accès libre, sur Radio Niederösterreich, (consulté le )
  11. ↑ (de) « Kritik an Rosenkranz wegen Pose vor Bild eines NS-Malers » Accès libre, sur Österreichischer Rundfunk, (consulté le )

Liens externes

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