Warcq (Ardennes)
Warcq (prononcé [waʁk]) est une commune française, située dans le département des Ardennes en région Grand Est.
| Warcq | |
Blason |
|
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Grand Est |
| Département | Ardennes |
| Arrondissement | Charleville-Mézières |
| Intercommunalité | Ardenne Métropole |
| Maire Mandat |
Jean-Luc Flahaut 2026-2032 |
| Code postal | 08000 |
| Code commune | 08497 |
| Démographie | |
| Gentilé | Warcquins, Warcquines[1] |
| Population municipale |
1 282 hab. (2023 |
| Densité | 139 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 49° 46′ 14″ nord, 4° 40′ 53″ est |
| Superficie | 9,19 km2 |
| Type | Petite ville |
| Unité urbaine | Charleville-Mézières (banlieue) |
| Aire d'attraction | Charleville-Mézières (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Charleville-Mézières-1 |
| Législatives | Deuxième circonscription |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | warcq.fr |
| modifier |
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Géographie
modifierCommunes limitrophes
modifier| Damouzy | ||||
| Belval | N | Charleville-Mézières | ||
| O Warcq E | ||||
| S | ||||
| Fagnon | Warnécourt | Prix-lès-Mézières |
Hydrographie
modifierLa commune est dans le bassin versant de la Meuse, au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par la Meuse, la Sormonne, le ruisseau de This, le ruisseau des Rejets et le ruisseau de Praele[2],[Carte 1].
La Meuse, d'une longueur de 486 km, est un fleuve européen qui prend sa source en France, dans la commune du Châtelet-sur-Meuse, à 409 mètres d'altitude, et se jette dans la mer du Nord après un cours long d'approximativement 950 kilomètres traversant la France, la Belgique et les Pays-Bas[3]. Elle longe la commune sur son flanc est puis la traverse dans sa partie sud d'est en ouest sur une longueur d'environ 2,5 km.
La Sormonne, d'une longueur de 56 km, prend sa source dans la commune de Taillette et se jette dans la Meuse sur la commune, après avoir traversé 23 communes[4].
Le ruisseau de This, d'une longueur de 11 km, prend sa source dans la commune de Thin-le-Moutier et se jette dans la Sormonne sur la commune, après avoir traversé six communes[5].

Climat
modifierPlusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[6]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[7]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[8] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[9]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[10],[11].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 4,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 874 mm, avec 13,1 jours de précipitations en janvier et 9,4 jours en juillet[6]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Charleville-Mézières à 3 km à vol d'oiseau[12], est de 9,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 928,4 mm[13],[14]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,2 °C, atteinte le ; la température minimale est de −17,5 °C, atteinte le [Note 1].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[15], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
modifierTypologie
modifierAu , Warcq est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[16]. Elle appartient à l'unité urbaine de Charleville-Mézières, une agglomération intra-départementale dont elle est une commune de la banlieue[17],[18]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Charleville-Mézières, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[18]. Cette aire, qui regroupe 132 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[19],[20].
Occupation des sols
modifierL'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (67,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (73,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (53,7 %), forêts (17,9 %), terres arables (13,3 %), zones urbanisées (9,6 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (5,4 %)[21]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
modifierLe nom de la localité est attesté sous les formes Warcq en 1793, Warq en 1801[22].
Le nom de Warcq vient du latin varectum, qui signifie « une terre non encore défrichée ». La ville de Guéret tire également son nom de varectum, qui est une déformation du supin vervactum, du verbe vervago[23]: « labourer pour la première fois ».
Histoire
modifierÀ Warcq, sur les bords de la Meuse, les archéologues ont découvert les vestiges d'un pont sous la forme d'une poutre de 7 m, disposée sur les pierres calcaires d'un gué, calée[Quoi ?] par des pieux et des pierres. La poutre taillée par des encoches était l'élément d'un pont. Sa date d'abattage, de 176 ans av. J.-C., révélée par des examens dendrochronologiques, en fait le plus vieux pont d'Europe de l'époque celtique[24].
Une tombe à char, sépulture aristocratique gauloise, a été découverte en 2014 à Warcq[25]. Cette découverte est rare par la richesse de son mobilier, quatre chevaux, objets décorés à la feuille d'or... Des thermes gallo-romains ont été découverts durant l'été 2017 en rase-campagne à un kilomètre en amont de la Sormonne, sûrement le long d'un ancien tracé du cours d'eau, ce qui permet de formuler l'hypothèse que l'ancien village s'est déplacé plus tard en aval vers la Meuse en un lieu plus facile à défendre.
Au Xème siècle, le village de Guilloy (latin: Equilidium) et son église dédiée à saint Hilaire se trouvaient à cheval sur les territoires de Prix-lès-Mézières et Warcq,. Guilloy était le point d’aboutissement d'une voie romaine de Reims à la Meuse. Le seigneur de Guilloy était Otton ou Othon. C’est lui qui a fait construire un château à Warcq et de ce fait est le fondateur de la ville de Warcq[26],[27].
Politique et administration
modifierTendances politiques et résultats
modifierAdministration municipale
modifierÉlections de 2026
modifierLe conseil municipal de Warcq est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire[28]. 15 sièges sont à pourvoir au conseil municipal et 1 au conseil communautaire.
Trois listes sont en présence lors du premier tour qui se tient le 15 mars 2026. Elles sont menées, par ordre décroissant de résultats, par Jean-Luc Flahaut (49,7 %), Jean-François Gosset (33,33 %) et Gilles Gomba (16,96 %). Deux listes se maintiennent au second tour, à l'issue duquel 12 sièges de conseillers municipaux sont attribués à la liste de Jean-Luc Flahaut et trois à celle de Jean-François Gosset[29]. Jean-Luc Flahaut est élu maire le , lors de la séance d'installation du conseil municipal[30],[Note 3].
Liste des maires
modifierDémographie
modifierL'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[33]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[34].
En 2023, la commune comptait 1 282 habitants[Note 4], en évolution de +0,55 % par rapport à 2017 (Ardennes : −2,81 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Héraldique
modifierLieux et monuments
modifier- Église Saint-Jean-Baptiste de Warcq classée monument historique en 1927[37].
- Église Saint-Paul de Warcq, quartier de la Bellevue du Nord, réalisée en 1965 par l'architecte ardennais Pierre Villière et labellisée Architecture contemporaine remarquable.
- Château de la Grange aux Bois
- Tour de l'Eau
- Lavoirs
- Musée
- Tombe à char[38] comparable à celles de Vix et de Lavau est découverte en 2014 lors de la fouille d'une villa gallo-romaine découverte à l'occasion du chantier de l'autoroute A304.
- Thermes gallo-romains : ces thermes ont été découverts là encore lors d'une fouille préventive réalisée en juillet 2017, par la cellule d'archéologie du Conseil Départemental des Ardennes, sur le projet d'un futur raccordement entre l’autoroute A304 et à la Route Nationale 43[39].
Images
modifierPersonnalités liées à la commune
modifier- Otton Ier de Chiny : fondateur de Warcq en 974, premier comte de Chiny.
- François Ignace Ervoil d'Oyré (1739-1799), général des armées de la République, né à Sedan, décédé dans la commune.
- Le Baron de Lascours, préfet des Ardennes et ancien de la guerre de libération des colons américains repose au cimetière municipal.
Articles connexes
modifierNotes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ La liste officielle des maires du département des Ardennes en fonctions au 9 mai 2026, issue du répertoire national des élus (RNE), peut être consultée sur Commons.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
modifier- ↑ « Réseau hydrographique de Warcq » sur cartes.gouv.fr (consulté le 15 mai 2024).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
modifier- ↑ « Ardennes (08) », sur habitants.fr (consulté le ).
- ↑ « Fiche communale de Warcq », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
- ↑ Sandre, « la Meuse »
- ↑ Sandre, « la Sormonne »
- ↑ Sandre, « le ruisseau de This »
- 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le )
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. » [archive du ], sur pluiesextremes.meteo.fr via Wikiwix (consulté le )
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le )
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Warcq et Charleville-Mézières », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Charleville-Méz. », sur la commune de Charleville-Mézières - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le )
- ↑ « Station Météo-France « Charleville-Méz. », sur la commune de Charleville-Mézières - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
- ↑ « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ « Unité urbaine 2020 de Charleville-Mézières », sur insee.fr (consulté le ).
- 1 2 Insee, « Métadonnées de la commune ».
- ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Charleville-Mézières », sur insee.fr (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- 1 2 Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ « Vervago - Wiktionnaire, le dictionnaire libre », sur wiktionary.org (consulté le ).
- ↑ Alain Patrolin, Traces, strates : archéologie en Champagne-Ardenne, Chassigny/Châlons-sur-Marne, Éditions Castor et Pollux, , 179 p. (ISBN 2-912756-33-2), p. 82
- ↑ « Découverte d'une tombe aristocratique gauloise : la tombe à char de Warcq (Ardennes) », sur franceculture.fr, (consulté le ).
- ↑ Annales civiles et religieuses d'Yvois-Carignan et de Mouzon, Volume 25, Charles Joseph Delahaut, 1822, pg 420
- ↑ Histoire ecclésiastique et civile du diocèse de Laon, et de tout le pays contenu entre l’Oise et la Meuse, l’Aisne et la Sambre, Nicolas Le Long, 1783,pg. 49.
- ↑ « Quelles sont les principales règles des élections municipales ? », sur vie-publique.fr, (consulté le )
- ↑ « Publication des résultats au 2nd tour - commune de Warcq », sur resultats-elections.interieur.gouv.fr, (consulté le )
- 1 2 « Répertoire national des élus (RNE) - version du 9 juin 2026 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
- ↑ Conseil général des Ardennes consulté le 23 juin 2008 (fichier au format PDF)
- ↑ https://reader.cafeyn.co/fr/1926593/21597847
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ « L'Armorial des Villes et des Villages de France - Warcq, Ardennes », sur armorialdefrance.fr.
- ↑ Notice no PA00078547, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- ↑ « La sépulture aristocratique de Warcq : Une exceptionnelle tombe à char gauloise » [archive du ], sur archeologia.be via Internet Archive.
- ↑ « Thermes gallo-romains à Warcq » [archive du ], sur Fondation du patrimoine via Internet Archive.
- ↑ « Les thermes gallo-romains de Warcq » [archive du ], sur Conseil Départemental des Ardennes via Internet Archive (consulté le ).
