Waseges (rivière)
La Waseges, aussi appelée Sandai, est un cours d'eau du Kenya. Elle prend sa source sur les pentes du plateau de Nyandarua, au pied de la chaîne des Aberdare, et se jette dans le lac Bogoria.
| Waseges Sandai | |
| Caractéristiques | |
|---|---|
| Bassin collecteur | Lac Bogoria |
| Régime | saisonnier |
| Cours | |
| Source | Plateau de Nyandarua |
| · Localisation | pied de la chaîne des Aberdare |
| Embouchure | Lac Bogoria |
| · Localisation | extrémité nord du lac Bogoria |
| Géographie | |
| Pays traversés | Kenya |
| modifier |
|
Description
modifierLa Waseges coule d'abord vers le nord, puis vers l'ouest et le sud. Elle atteint le lac Bogoria par son extrémité nord, après avoir traversé le marais de Kesubo[1],[2].
Dans son cours supérieur, elle traverse des zones de culture intensive du café. Ces espaces agricoles utilisent des engrais chimiques et des pesticides. Plus en aval, la rivière traverse des zones de broussailles et de maquis utilisées pour le pâturage, puis une végétation plus sèche avant son embouchure dans le lac[3].
La Waseges est saisonnière. Elle est le principal affluent du lac Bogoria[4],[2]. Son apport peut générer des courants antihoraires dans le lac[5].
Les eaux de la Waseges ont un pH d'environ 8, ce qui correspond à une eau légèrement alcaline[6].
Environnement
modifierLa Waseges est une source importante d'eau d'irrigation. Dans la région de Sandai, elle alimente des canaux utilisés par les agriculteurs locaux[7].
À partir des années 1980, la croissance démographique renforce les tensions autour de l'accès à l'eau. En 1985, des Tugen de Sandai refusent parfois à leurs voisins ilchamus (en) l'utilisation de l'eau de la rivière[8].
Les agriculteurs de Sandai cultivent habituellement deux ou trois parcelles sur six chaque année. Une parcelle est cultivée pendant trois ou quatre ans, puis laissée en jachère pendant plusieurs années. Les terres irriguées dépendent de canaux dérivés de la Waseges, mais une partie de ces canaux est régulièrement obstruée[7].
Un projet d'irrigation conduit par l'unité provinciale d'irrigation de l'ancien district de Baringo vise à améliorer l'usage des eaux de la rivière. Il est financé et soutenu techniquement par l'aide néerlandaise. Prévu pour 1983, le projet est retardé par des protestations locales et achevé durant la saison 1987-1988[7].
Le projet remplace plusieurs usages locaux par un système plus centralisé, fondé sur un canal en béton alimentant une seule zone. Cette organisation provoque des tensions entre les Tugen et les Ilchamus, ainsi qu'au sein de la communauté tugen[7].
Avant 2003, la rivière est détournée illégalement pour l'irrigation en amont, dans la région de Subukia. Ces détournements contribuent à l'assèchement de la rivière en aval durant les périodes de sécheresse. En 2003, le ministère chargé de la gestion des ressources en eau propose la création de comités de bassin versant et d'associations d'usagers de l'eau[9].
Notes et références
modifier- ↑ Hughes et Hughes 1992, p. 189.
- 1 2 Owen et al. 2004, p. 65.
- ↑ (en) « Lake Bogoria National Reserve », sur UNESCO World Heritage Centre (consulté le ).
- ↑ Renaut et Owen 1991, p. 177.
- ↑ Renaut et Owen 1991, p. 183.
- ↑ Owen et al. 2004, p. 66.
- 1 2 3 4 Little 1992, p. 167-168.
- ↑ Little 1992, p. 137.
- ↑ Karua 2003, p. 1335.
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- (en) R. H. Hughes et J. S. Hughes, A Directory of African Wetlands, IUCN, (ISBN 2-88032-949-3, lire en ligne).
- (en) Karua, Parliamentary Debates, (lire en ligne), « Diversion of River Waseges ».
- (en) Peter D. Little, The Elusive Granary : Herder, Farmer, and State in Northern Kenya, Cambridge University Press, (ISBN 0-521-40552-1, lire en ligne).
- (en) Robin W. Renaut et R. Bernhart Owen, « Lake Bogoria », dans Lacustrine Facies Analysis, John Wiley & Sons, , 175-194 p. (ISBN 0-632-03149-2, lire en ligne).
- (en) R. Bernhart Owen, Robin W. Renaut, V. C. Hover, G. M. Ashley et M. Muasya, « Swamps, springs and diatoms: Wetlands of the semi-arid Bogoria-Baringo Rift, Kenya », Hydrobiologia, vol. 518, no 1, , p. 59-78 (DOI 10.1023/B:HYDR.0000025057.62967.2c, lire en ligne, consulté le ).