Le western Zapata (ou western zapata) est un sous-genre cinématographique du western dont l'action se déroule à la frontière entre le sud des États-Unis et le nord du Mexique, durant ou autour de la révolution mexicaine de 1910. Il court du début des années 1960 à la fin des années 1970, et les films sont principalement réalisés par des cinéastes italiens.

Définition et délimitation du genre

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Pour Carlo Gaberscek, le western zapata est délimité du milieu des années 1960 à la fin des années 1970. Dans le sillon du western, et plus spécifiquement à l'époque du western spaghetti, des cinéastes italiens situent leur action durant la révolution mexicaine de 1910. Les lieux choisis se situent de la frontière entre le Texas, le Nouveau-Mexique, l'Arizona ou encore la ville de Mexico. Il estime qu'environ 600 films ont été réalisés lors de ces deux décennies et que ce sous-genre permet d'aborder des thèmes politiques forts[1].

Dans une brève partie sur le western d'un ouvrage de Laurence Schifer portant sur l'histoire du cinéma italien, elle définit ainsi le genre comme une : « variation de style mexicain (on parle alors de « western Zapata ») sur les luttes des minorités du tiers-monde contre les forces impérialistes représentées à travers les figures reconnaissables et antagonistes de l’Américain technologiquement avancé, supérieurement armé, et de la cible qu’il lui faut abattre, péon sous-armé et sousorganisé qui se mue en révolutionnaire[2]. »

Pour le critique Jean-François Rauger, dans le cadre d'une restrospective dédiée à Sergio Corbucci à la Cinémathèque française, le genre met en opposition le « tiers-monde » face aux impérialistes matérialisés par les Américains. Deux figures de l'Italien des années 1960 sont représentées : le chasseur de primes ne bossant que pour l'argent et l'homme du peuple, dépolitisé, apprenant sa mission politique[3].

Le premier film qualifié de western zapata est El Chuncho de Damiano Damiani (1966). Le scénario est écrit par Franco Solinas, un scénariste marxiste italien ayant contribué au cinéma politique italien des années 1960. Il déploie les premiers types de personnages comme le Yankee ou l'Européen caractérisé comme cynique et opportuniste, et le Mexicain comme flamboyant, énergique et symbole d'un peuple qui se rebelle[1].

Quelques films représentatifs du genre : El mercenario de Sergio Corbucci (1968) ; Tepepa de Giulio Petroni (1969) ; Il était une fois la révolution de Sergio Leone (1971)[4].

Notes et références

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  1. 1 2 Carlo Gaberscek, « Zapata Westerns: THE SHORT LIFE OF A SUBGENRE (1966-1972) », Bilingual Review / La Revista Bilingüe, vol. 29, nos 2/3, , p. 45–58 (ISSN 0094-5366, lire en ligne, consulté le )
  2. Laurence Schifano, Le cinéma italien de 1945 à nos jours, Armand Colin, coll. « Focus cinéma », (ISBN 978-2-200-63002-7)
  3. (en-US) Alexis Ferenczi, « Le « western zapata » ou la lutte des classes à coups de colt », sur VICE, (consulté le )
  4. Michel Porret, « Il était une fois à l’Ouest de Cinecittà », sur En attendant Nadeau, (consulté le )

Voir aussi

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