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Le 35e anniversaire de Super Mario Bros. est une célébration de la série de jeux vidéo Super Mario, créée par Shigeru Miyamoto. Lancée avec la sortie de Super Mario Bros. le au Japon, la série compte depuis plus d'une vingtaine de jeux publiés sur chacune des principales consoles de Nintendo. Selon plusieurs fuites rapportées pour la première fois par Video Games Chronicle en , Nintendo prévoit initialement de célébrer cet anniversaire plus tôt dans l'année. En raison de la pandémie de Covid-19, les festivités sont toutefois reportées à septembre. L'anniversaire est officiellement annoncé lors d'un Nintendo Direct diffusé le et se déroule jusqu'au . À cette occasion, Nintendo publie plusieurs jeux de la franchise Mario sur Nintendo Switch. Parmi les nouveaux titres figurent Paper Mario: The Origami King, Super Mario Bros. 35 et Mario Kart Live: Home Circuit, tandis que Super Mario 3D All-Stars et Super Mario 3D World + Bowser's Fury sont des compilations de jeux préexistants. Une édition limitée de la console portable Game & Watch est également commercialisée. Celle-ci inclut Super Mario Bros., Super Mario Bros.: The Lost Levels ainsi qu'une nouvelle version du jeu Ball. L'ensemble de ces jeux reçoit un accueil globalement favorable de la part de la critique. En parallèle des jeux vidéo, Nintendo collabore avec de nombreuses entreprises afin de commercialiser des produits dérivés. Parmi eux figurent les ensembles Lego Super Mario, développés en partenariat avec The Lego Group et intégrant des figurines électroniques interactives, ainsi que des vêtements et jouets conçus en collaboration avec Levi's, UHU et Hasbro. Des événements sont également organisés pour accompagner les célébrations, notamment l'ouverture du parc à thème Super Nintendo World. |
Constantin VII Porphyrogénète (en grec : Κωνσταντίνος Ζʹ Πορφυρογέννητος, Kōnstantinos VII Porphyrogennētos), né le à Constantinople et mort le dans la même ville, est empereur byzantin de 913 jusqu'à sa mort, bien qu'il n'exerce effectivement le pouvoir qu'à partir de 944-945. Il appartient à la dynastie macédonienne. Né dans un contexte de controverse religieuse sur la légitimité de l'union entre sa mère et son père, il est très tôt associé au trône. Toutefois, la mort de son père intervient alors qu'il est encore enfant, ce qui favorise la compétition pour la régence et le pouvoir. C'est l'amiral Romain Ier Lécapène qui s'impose et met en place une tutelle étroite sur le jeune Constantin. Même parvenu à la majorité, il ne peut gouverner et est cantonné à un rôle largement symbolique. Un temps concurrencé par le fils aîné de Romain, Christophe Lécapène, il finit par obtenir le pouvoir en janvier 945, après une révolution de palais qui expulse les deux autres fils de Romain, parvenus eux-mêmes au pouvoir par un coup d'État. Durant son règne effectif, il contribue à la consolidation d'un Empire alors prospère. À l'extérieur, il s'appuie sur des généraux de premier ordre, en particulier en Orient, qui permettent à l'Empire d'envisager l'extension de ses frontières au détriment des puissances musulmanes. En Occident et dans les Balkans, il s'efforce de garder de bonnes relations avec les souverains italiens et germaniques et avec les Bulgares. À l'intérieur, il légifère dans différents domaines, en particulier celui du régime de la propriété foncière, un sujet primordial dans l'équilibre social et politique byzantin. Surtout, son règne est souvent associé à la renaissance macédonienne, un mouvement de grande production culturelle, dont il est lui-même l'un des principaux instigateurs. Parfois dépeint comme un amoureux des arts et de la culture, au détriment de l'exercice politique du pouvoir, il est à l'origine de plusieurs ouvrages fondamentaux dans la compréhension de la civilisation byzantine, en matière d'organisation administrative, de pratiques politiques mais également de relations avec les peuples extérieurs à l'Empire. De ce fait, il est régulièrement vu comme l'incarnation de ce moment d'épanouissement intellectuel, même si les historiens modernes estiment que Constantin, tout en étant le commanditaire ou l'auteur de ces ouvrages, n'en oublie pas pour autant de gouverner l'Empire et que ces deux objectifs ne sont d'ailleurs pas incompatibles dans sa manière d'être empereur. | |
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Vénus anadyomène est un sonnet d'Arthur Rimbaud. Il fait partie des vingt-deux poèmes remis par Rimbaud en 1870 à son ami Paul Demeny à Douai, et qui constituent ce qu'on appelle parfois le Recueil Demeny ou Cahier de Douai. Le sonnet est porté à la connaissance du public en 1891 dans le volume Reliquaire, dont il est le deuxième poème. Vénus anadyomène signifie « Vénus sortie des eaux ». Le poème fait en effet référence au mythe antique de la naissance de Vénus, déesse de l'amour et de la beauté, née de l'écume de l'Océan. Ce mythe, abondamment illustré par une longue tradition artistique, est abordé par Rimbaud d’une manière déconcertante et provocatrice. Le jeune poète décrit minutieusement, à la manière d'un blason, de la tête au fondement, une femme laide ― généralement associée à une prostituée ―, alors qu'elle sort de son bain. Celle-ci est tatouée de l'inscription latine Clara Venus (« Illustre Vénus ») et est « hideusement » affectée d'un ulcère à l'anus. Le poème a fait l'objet de multiples interprétations parfois contradictoires. Ce contre-blason, sorte d'éloge à Vénus inversé, est traditionnellement perçu comme une réponse misogyne du poète à ses premiers poèmes parnassiens. D'autres critiques, en particulier Steve Murphy, y voient au contraire une dénonciation de « la souillure de la femme prolétarienne par l'homme » sous le Second Empire. |
La Sonate pour piano no 1 en ut majeur, op. 24, est une œuvre pour piano-forte de Carl Maria von Weber composée à Berlin, en 1812. Dédiée à Marie Pavlovna de Russie, sœur du tsar Alexandre Ier et grande-duchesse de Weimar, la partition porte la référence J. 138 dans le catalogue des œuvres du compositeur établi par Friedrich Wilhelm Jähns. La célébrité de l'œuvre a longtemps été associée au rondo de son quatrième et dernier mouvement, renommé Mouvement perpétuel ou Perpetuum mobile par les pianistes, qui le jouent souvent à part. Le compositeur surnommait lui-même ce rondo « l'Infatigable », en raison de son trait ininterrompu en doubles croches à la main droite. En 1852, Johannes Brahms réalise un arrangement de cette pièce en inversant le travail des mains, offrant une étude virtuose où ce mouvement perpétuel de doubles croches est confié à la main gauche. La composition des quatre mouvements de la Sonate pour piano no 1 a été critiquée, dans la mesure où elle ne répondait pas aux canons de la forme sonate classique mais ne soutenait pas la comparaison avec les audaces des sonates contemporaines de Beethoven. Le tempérament de Weber l'entraîne plutôt du côté du théâtre et de la danse, et lui fait briser le cadre traditionnel établi depuis Jean-Sébastien Bach et le classicisme viennois, dans une esthétique qui annonce celle d'un Berlioz, d'un Liszt et d'un Wagner. Caractéristique, par son expression fantastique, de la musique romantique allemande des années 1810 — et par son influence sur des compositeurs aussi divers que Mendelssohn, Chopin, Schumann et Grieg — et suivie de trois autres sonates, jusqu'à la Quatrième achevée en 1822, cette Première Sonate pour piano de Weber représente, pour le musicologue Guy Sacre, « mieux qu'un faire-valoir » ou « un piédestal au célèbre rondo ». |
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