William Seston

historien et épigraphiste français (1900-1983)

William Seston, né le à Lasalle (département du Gard)[1], mort à Mazamet (Tarn) le [2], est un historien et épigraphiste français spécialiste de l'histoire de l'Empire romain. Il fut professeur à la Sorbonne et membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres.

William Seston
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Fonction
Membre de l'École française de Rome
-
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 83 ans)
MazametVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Max Marcel William SestonVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Père
Édouard Seston (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Henri Seston (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Membre de

Biographie

modifier

Max Marcel William Seston est le fils d'Édouard Seston, pasteur protestant.

En 1920, William Seston est reçu au sein de la promotion littéraire de l’École normale supérieure, où il est le disciple de Jérôme Carcopino. En 1926, il est reçu, le neuvième, à l'agrégation d'histoire et géographie[3].

En 1926, William Seston devient membre de l'École française de Rome. En 1927, il participe aux fouilles du site archéologique de Rapidum, en Maurétanie césarienne (actuelle commune de Djouab, wilaya de Médéa, Algérie).

Entre 1927 et 1929, William Seston est enseignant au lycée Alphonse-Daudet de Nîmes puis au lycée Thiers de Marseille.

En 1929, il devient maître de conférence à l'université de Strasbourg. En 1935, il est nommé à l'université de Bordeaux, où il dirige la Revue des études anciennes. En 1941, il est nommé à l'université de Montpellier. En 1942, il est nommé à l'université de Toulouse, où il prend la tête de la circonscription des antiquités historiques alors nouvellement créée. Puis il entre à la Sorbonne en 1944 avant d'y obtenir en 1949 la chaire d'histoire romaine, et de finir directeur du Centre de recherche d'histoire de l'Antiquité. Lors de son départ en 1969 son poste est repris par André Chastagnol. En 1970 il devient membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres.

Sa thèse sur Dioclétien et la Tétrarchie a profondément marqué l'historiographie du Bas-Empire. Historien fortement attentif au droit, il a apporté des contributions importantes à l'étude de la citoyenneté romaine, en particulier par la publication de la Tabula Banasitana.

Ses collègues, amis et élèves lui ont offert en 1974 un volume de Mélanges[4].

Publications (sélection)

modifier

Ouvrages

modifier
  • Dioclétien et la tétrarchie, 1946, thèse
  • Scripta Varia. Mélanges d'histoire romaine, de droit, d'épigraphie et d'histoire du christianisme, Publication de l'École française de Rome, Rome, 1980 Lire en ligne

Articles

modifier
  • « L'empereur Claude et les chrétiens », Revue d'histoire et de philosophie religieuse, 11, 1931, p. 40-73.
  • « La libération des légionnaires romains d'après un papyrus récemment publié », CRAI, 76-3, 1932, p. 311-313.
  • « Remarques sur le rôle de la pensée d'Origène dans les origines du monachisme », Revue d'histoire et de philosophie religieuse, 13, 1933, p. 197-213.
  • Le monastère d'Aïn-Tamda et les origines de l'architecture monastique en Afrique du Nord, MEFR, 51-1, 1934, p. 79-113 = Extrait des Mélanges de l'École française de Rome, De Boccard, Paris, 1934, 34 p.
  • « Achilleus et la révolte de l'Égypte sous Dioclétien, d'après les papyrus et l'Histoire Auguste », MEFR, 55-1, 1938, p. 184-200 désormais dans Scripta Varia, Rome, 1980, p. 423-439.
  • « Le Roi sassanide Narsès, les Arabes et le manichéisme », Mélanges syriens offerts à R. Dussaud, 1939, p. 227-234 désormais dans Scripta Varia, Rome, 1980, p. 561-568 Lire en ligne.
  • « Hypothèse sur la date de la basilique constantinieme de Saint-Pierre de Rome », Cahiers d'archéologie, 2, 1946, p. 153-159.
  • en collaboration avec Ch. Perrat, « La basilique funéraire païenne de Saint-Irénée de Lyon », Revue des Études Anciennes, 49, 1947, p. 139-159.
  • « La table de Bronze de Magliano et la réforme électorale d'Auguste », CRAI, 1950, p. 105-111 (désormais dans Scripta Varia, Rome, 1980, p. 133-140 Lire en ligne.
  • « Le Clipeus virtutis d'Arles et la composition des Res Gestae Divi Augusti », CRAI, 98-3, 1954, p. 286-297 désormais dans Scripta Varia, Rome, 1980, p. 121-132.
  • avec Maurice Euzennat, « La citoyenneté romaine au temps de Marc Aurèle et de Commode, d'après la Tabula Banasitana », CRAI, 105-2, 1961, p. 317-324. Lire en ligne.
  • « Remarques sur les institutions politiques et sociales de Carthage, d'après une inscription latine de Thugga », CRAI, 111-2, 1967, p. 218-223.
  • « La Citoyenne romaine », XIIIe Congrès International des sciences historiques, (Moscou, 16-23 octobre 1970), Moscou, 1973, p. 31-52 désormais dans Scripta Varia, Rome, 1980, p. 3-18 Lire en ligne.
  • avec Maurice Euzennat, « Un dossier de la chancellerie romaine : La Tabula Banasitana. Étude de diplomatique », 115-3, 1971, CRAI, p. 468-490. Lire en ligne.
  • « Le droit au service de l'impérialisme romain », CRAI, 1976, p. 637-647.
  • « La lex Julia de 90 av. J.-C. et l'intégration des Italiens dans la citoyenneté romaine », CRAI, 1978, p. 529-542.

Cours publiés

modifier
  • Les institutions et la vie politique à Rome sous les Flaviens et les Antonins, U.N.E.F., Paris, 1965, 3 fascicules : 46 p., 35 p., 58 p.
  • Le monde romain au 3e siècle : cours de M. Seston 1964-1965, U.N.E.F., Paris, sans date, 3 fascicules : 30 p., 54 p., 19 p.

Direction d'ouvrages

modifier
  • Fernand Chapouthier, William Seston, Pierre Boyancé éd., Mélanges d'études anciennes offerts à Georges Radet, directeur de la Revue des études anciennes,/ par les collaborateurs de la revue, 1940.
  • J. Heurgon, G. Picard, W. Seston, Mélanges d'archéologie, d'épigraphie et d'histoire offerts à Jérome Carcopino,1966.

Notes et références

modifier
  1. Archives départementales du Gard, « État civil de Lassalle, registre des naissances de 1863 à 1902, acte n°24, vue 524 / 564, 5E6263 » Accès libre, sur https://archives.gard.fr (consulté le )
  2. Jean Marcadé, « William Seston (1900-1983) », Revue des Études Anciennes, Presses Universitaires de Bordeaux, vol. 85, no 3, , p. 189–190 (lire en ligne, consulté le )
  3. André Chervel, « Les agrégés de l'enseignement secondaire. Répertoire 1809-1960 » Accès libre, sur https://rhe.ish-lyon.cnrs.fr, (consulté le )
  4. Mélanges d'histoire ancienne offerts à William Seston (Publications de la Sorbonne, Série « Études », 9), Paris, De Boccard, 1974, 512 p.

Bibliographie

modifier
  • Charles Pietri, « William Seston (1900-1983) », MEFRA, 95-2, 1983, p. 535-539 Lire en ligne
  • Paul-Marie Duval, « Allocution à l'occasion du décès de M. William Seston, membre de l'Académie », CRAI, 127-3, 1983, p. 463-467 Lire en ligne

Articles connexes

modifier

Liens externes

modifier