William Shedden Ralston

William Shedden Ralston, né le à Londres et mort le dans la même ville, est un érudit et traducteur du russe britannique.

William Shedden Ralston
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 61 ans)
LondresVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
William SheddenVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Intellectuel, folkloriste, linguiste, écrivain, traducteur, collecteur de textes traditionnels, barristerVoir et modifier les données sur Wikidata
Œuvres principales
The Songs of the Russian People, as Illustrative of Slavonic Mythology and Russian Social Life (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Biographie

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William Shedden Ralston naît le 4 avril 1828 à York Terrace, Regent's Park , à Londres. Troisième enfant et fils unique de William Patrick Ralston Shedden et de Frances Sophia Browne. Son père d'origine écossaise avait fait fortune comme marchand à Calcutta, en Inde, avant de s'installer à Palmira Square, à Brighton. William y passa la majeure partie de son enfance.

Il étudie sous la direction du révérend John Hogg de Brixham, dans le Devonshire, jusqu'à son entrée au Trinity College de Cambridge en 1846, où il étudie le droit et obtint un BA en 1850.

En 1852, le père de William s'engage dans un long procès, finalement infructueux, concernant ses droits sur les terres Ralston dans l'Ayrshire, en Écosse. Les frais de justice dilapidèrent sa fortune. La famille persista dans sa revendication pendant de nombreuses années. La sœur de William, Annabella Jean Ralston Shedden (1823-1873), prit en charge les plaidoiries et, à un moment donné en 1861, mena l'affaire devant une commission de la Chambre des lords pendant plus de trente jours, alors que leur père était emprisonné pour dettes impayées. William s'était préparé à devenir avocat et avait été admis au barreau avant le début du procès de son père, mais la dégradation de la situation financière de la famille après la décision défavorable de 1852 le contraignit à rechercher une situation plus stable. Il adopta également le nom de famille Ralston.

Le 1er septembre 1853, il commence à travailler comme assistant junior au département des livres imprimés du British Museum.

Il visita ensuite la Russie. Ses travaux incluent Songs of the Russian People et Russian Folk-Tales.

Il traduit 93 des deux cents fables d' Ivan Krylov, et cet ouvrage, publié en 1868 sous le titre Krilov et ses fables, connut de nombreuses éditions[1]. L'année suivante, il publie une traduction du Nid de gentilhomme d'Ivan Tourgueniev sous le titre Liza[2].

En 1873, il traduit une cinquantaine de contes ressemblés pas Alexandre Afanassiev lui déduisant son ouvrage et favorisant ainsi sa reconnaissance en Occident[3].

Il était admiré par les intellectuels russes, qui le considéraient comme un critique perspicace et un traducteur compétent, et qui l'accueillirent en tant que membre correspondant de l'Académie des sciences de Saint-Pétersbourget de la société russe de géographie[4] ; en revanche, il ne bénéficia d'aucune reconnaissance comparable dans son propre pays. En 1873, il fut invité à donner une série de conférences à Oxford. Son influence fut toutefois de courte durée. À la fin des années 1870, l'hostilité envers la Russie atteignit un niveau inédit, alimentée par la politique russe dans les Balkans et par la réputation grandissante du pays en matière de terrorisme intérieur[5].

Sa santé déclinant, il démissionne du British Museum en 1875 et cherche à se consacrer à l'écriture, mais sujet à de graves dépressions, il se replie de plus en plus sur lui-même. Il continue néanmoins à écrire pour la revue The Athenaeum et la Saturday Review, ainsi que pour Nineteenth Century et d'autres magazines.

Début 1889, William s'installe au 11 North Crescent, à Londres, où il est retrouvé mort dans son lit le 6 août de la même année[6]. Il fut inhumé au cimetière de Brompton.

Andrew Lang, dans l'introduction de son Blue Fairy Book paru peu après sa mort, lui rend hommage ainsi[7] :

« Au moment où j'écrivais ces lignes, la triste nouvelle nous parvint : notre folklore a perdu son grand spécialiste des traditions slaves, M. Ralston. Désormais, les enfants ne le suivront plus – ils le suivaient autrefois à Oxford, du musée, je crois, au théâtre – comme la foule se pressait au son du Joueur de flûte de Hamelin. Il était un conteur tout aussi admirable qu'un érudit attentif, bienveillant et passionné des traditions enfantines. Il possédait non seulement le savoir, mais aussi l'âme du monde féerique. Ce mot, dans un livre destiné aux petits garçons et aux petites filles, est un hommage à la mémoire d'un amoureux des enfants. »

Bibliographie

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  • Songs of the Russian People
  • Russian Folk-Tales, London, Smith, Elder & Company, 1873
  • 'Krylov and his Fables

Notes et références

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  1. ↑ (en) Ivan Andreevich Krylov, Krilof and His Fables, vol. 1, Strahan and Company, (lire en ligne)
  2. ↑ (en) Brian James Baer, Natalia Olshanskaya, Russian Writers on Translation : An Anthology, Taylor & Francis, , 192 p. (ISBN 9781317640035, lire en ligne), p. 43
  3. ↑ Ruth Schatzman, « A. N. Afanassiev, Les Contes populaires russes », L'Homme, Persée, no 119,‎ , p. 171-172 (lire en ligne)
  4. ↑ (en) « Smith, Elder & Co's list of works recently published », Quarterly literary advertiser,‎ , p. 56 (lire en ligne)
  5. ↑ (en) Rachel May, The Translator in the Text : On Reading Russian Literature in English, Northwestern University Press, , 209 p. (ISBN 9780810111585, lire en ligne), p. 17
  6. ↑ (en) « William Ralston Shedden-Ralston », sur londonremembers.com
  7. ↑ The Blue Fairy Book, lire en ligne en anglais

Liens externes

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