William Sims, né le à Port Hope (Canada) et mort le à Boston (États-Unis), est un amiral de la United States Navy qui a commandé la marine américaine durant la Première Guerre mondiale. Au cours de cette période, il a été le promoteur du système des convois et a contribué à la réalisation d'un grand barrage de mines de la mer du Nord à l'est des îles Orcades jusqu'en Norvège.

William Sowden Sims
William Sims
vice-amiral William Sowden Sims

Naissance
Port Hope, Ontario, Canada
Décès (à 77 ans)
Boston, Massachusetts
Allégeance Drapeau des États-Unis États-Unis
Arme United States Navy
Grade Admiral
Années de service 1880 – 1922
Commandement Naval War College
U.S. Naval Forces Operating in European Waters (WWI)
Conflits Première Guerre mondiale
Distinctions Navy Distinguished Service Medal
Prix Pulitzer d'histoire

Biographie

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William Sowden Sims, né le à Port Hope, en Ontario (Canada), est le second fils d'Alfred William Sims, ingénieur civil, et d'Adelaïde Sowden Sims[1]. En 1905, il épouse Anne Erwin Hitchcock qui lui donne sept enfants.

En 1876, il entre à l'Académie navale d'Annapolis et en sort diplômé en 1880[2].

Pendant 17 ans, il assume diverses missions en mer à bord de bâtiments de l'US Navy. En , il est nommé comme attaché naval à Paris, Saint-Pétersbourg et Madrid. Il reste à ce poste jusqu'en . De 1901 à 1902, il est de nouveau en mer puis rejoint en 1902, l'équipe du commandant en chef de la flotte du Pacifique. Alors qu'il se trouve en Chine, un officier de la Royal Navy lui explique les progrès dans le pointage des canons malgré le roulis des navires, technique qu'il met en œuvre directement sur les navires américains. Devenu un spécialiste des coups au but sur cible, le président Théodore Roosevelt le désigne comme instructeur aux exercices de pointage rendant beaucoup plus efficaces les tirs sur des cibles[2]. Il demeure à ce poste jusqu'en 1909 et, parallèlement, devient l'aide de camp du président Théodore Roosevelt, pendant les deux dernières années de sa mission d'instructeur[3]. De 1909 à 1916, il commande différents navires de guerre et devient professeur au Naval War College à Annapolis. Il est promu au grade de contre-amiral le . Le , il est nommé président du Naval War College à Annapolis[1].

Alors que la Première Guerre mondiale fait rage en Europe depuis , il est désigné en ,comme représentant de l'US Navy à Londres. Se trouvant à Londres en avril 1917, il contribue par ses renseignements alarmants sur les pertes de la marine anglaise à réorienter le dispositif naval américain du Pacifique vers l'Atlantique et à permettre la livraison immédiate de destroyers à la marine britannique[4]. À l'entrée des États-Unis en guerre contre l'Allemagne en , il est nommé commandant des destroyers et navires auxiliaires américains opérant à partir des bases navales britanniques puis successivement nommé vice-amiral en et amiral[1]. En , il reçoit le commandement des forces navales américaines opérant en Europe[2]. De 1917 à 1918, il a ainsi sous ses ordres les forces navales américaines de la Norvège à la Mer Noire qui comptent 370 bâtiments, 5000 officiers et 75 000 marins. Faisant preuve de souplesse et de diplomatie, il constitue un important état-major situé à Londres qu'il intègre à celui de son homologue anglais l'amiral Rosslyn Wemyss dont il adopte les conventions et les méthodes de travail. Grand partisan du système des convois, il convainc ses partenaires anglais d'adopter ce système[4]auquel il apporte son concours sans réserve. Malgré la menace des sous-marins allemands, cette solution pragmatique permet l'acheminement sans pertes de 2 079 880 officiers et soldats du contingent américain et de leur matériel à travers l'Atlantique en Europe jusqu'à l'Armistice en .

Le , il est nommé attaché naval et joue un rôle de plus en plus important dans l'état-major naval interallié[3]. Á son instigation et sous sa direction, est réalisé en 1918 un grand barrage de mines de la mer du Nord à l'est des îles Orcades jusqu'en Norvège d'une longueur de 350 km par la marine des États-Unis (aidée par la Royal Navy). L'objectif était de décourager les mouvements des sous-marins allemands depuis leurs bases en Allemagne vers les voies maritimes de l'Atlantique qui ravitaillaient les îles Britanniques[5].

En , il est de nouveau nommé président du Naval War College et reste à ce poste jusqu'à sa pension le [1].

Il est décédé le à Boston (États-Unis) et a été enterré au cimetière national d'Arlington[1].

Hommages et distinctions

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En 1921, il est lauréat, avec Burton J. Hendrick, du prix Pulitzer d'histoire pour son ouvrage La Victoire sur mer (The Victory at Sea) publié en 1920.

Il a été fait docteur en droit des universités de Yale, Harvard, Tufts, Colombia, Pennsylvanie (États-Unis), Cambridge (Angleterre), McGill (Canada), et Queens (Canada)[1].

Trois bâtiments USS Sims ont été nommés en son honneur[1].

Les décorations suivantes lui ont été attribuées[1].  :

Publications

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  • William Sims et Burton J. Hendrick, The victory at sea, éd. Doubleday, Page & Company, New York,1920.

Références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 (en) Navy Office of Information, « Admiral William S. Sims », sur History.Navy, (consulté le )
  2. 1 2 3 (en) Dictionary of American naval fighting ships, Washington, Navy Dept., Office of the Chief of Naval Operations, Naval History Division, 1959-1981 (lire en ligne), p. 514
  3. 1 2 Général J.E. Valluy, La première guerre mondiale, Larousse,
  4. 1 2 Robert Lacour-Gayet, Histoire des Etats-Unis (de la fin de la guerre civile à Pearl Harbour), Paris, Fayard, , p. 165
  5. ↑ (en) Josephus Daniels, The Northern Barrage and other Mining Activities, Government Printing Office,

Liens externes

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